31/05/2012

À Strasbourg, monter en voiture accessible grâce à l’autopartage

autopartage,handicap,strasbourg,auto'trementDans le Bas-Rhin, la société Auto’trement vient de s’équiper de trois nouveaux véhicules adaptés aux passagers en fauteuil. Avantages : se déplacer en voiture quand on ne peut ou ne veut en acheter une. En attendant peut-être la mise en disposition de voitures aménagées pour la conduite des personnes en situation de handicap.

Louer pour quelques heures ou un week-end un véhicule accessible aux passagers en fauteuil roulant est désormais possible à Strasbourg. Ce service est proposé depuis une semaine par Auto’trement, la coopérative d’autopartage implantée depuis onze ans en Alsace. Objectif : éviter, quand les besoins sont ponctuels, la lourde dépense de l’équipement privatif, et permettre de monter en voiture à ceux qui ne s’équiperaient pas. Cela pour un prix modique (de 2,32 à 3,50 euros de l’heure et de 0,36 à 0,46 euro par kilomètre en fonction de l’abonnement choisi). Après s’être abonné, et l’avoir réservée, il suffit d’aller chercher une des trois Kangoo accessibles stationnées sur deux bornes en libre accès et de l’y ramener en fin d’utilisation.

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Agefiph : emploi en hausse, recettes en baisse

agefiph,recettes,collecte,travailleurs handicapés,taux d'emploi,compétences,pierre blanc,accords d'entreprise484 M€ : voilà ce qu’ont versé l’an passé à l’Agefiph les établissements assujettis à l’obligation d’emploi qui n’ont pas atteint leur objectif légal de 6% de salariés handicapés. « La collecte revient progressivement au niveau d’avant la loi de 2005 », explique Pierre Blanc, le directeur général de l’Agefiph, qui a rendu public les résultats 2011, ce 31 mai. Le changement du mode de calcul du taux d’emploi, adopté par le Parlement en février 2005, avait permis à l’Agefiph de faire une collette record de 604 millions d’euros en 2007, soit un bond de 43% par rapport à 2006. « Depuis, nous enregistrons une érosion régulière de 2 à 6% chaque année, sous l’effet conjugué de l’augmentation des effectifs de salariés handicapés dans les entreprises, et de la diminution du nombre d’établissements contribuant, passé de 58 000 en 2007 à 47 520 en 2011», précise Pierre Blanc. 

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30/05/2012

De rouille et d'os : le dernier film de Jacques Audiard manque de goût

de rouille et d'os,jacques audiard,cannes,handicap,marion cotillardPas de palme, pas de prix à Cannes dimanche pour De Rouille et d'os de Jacques Audiard, adapté du livre presque éponyme de Craig Davidson, Un Goût de rouille et d'os. Mais déjà 650 000 entrées lors de sa première semaine d'exploitation pour ce film sorti en salles le 17 mai. Visiblement, les spectateurs apprécient et les critiques de cinéma aussi. Difficile, en effet, de trouver une voix ou une plume discordante, toutes célèbrent la puissance de la mise en scène, la révélation d'un nouvel acteur ou encore la modernité de ce mélodrame.

De Rouille et d'os est la rencontre de deux amputés. Elle, Stéphanie (Marion Cotillard), belle, sûre d'elle, s'est fait croquer les jambes par les orques avec lesquels elle assure un spectacle au Marineland sur la Côte d'Azur. Accidentée de la vie. Lui, Ali (Matthias Schoenaerts), fruste, renfermé, débarque du Nord avec son garçon de 5 ans et s'installe chez sa sœur pour vivre à ses crochets. Il a dû mal à exprimer ses sentiments, fonctionne à l'instinct et aux coups de poings (avec un prénom pareil, c'était une vocation toute trouvée !) lors de combats à mains nues qui l'aident à arrondir ses fins de mois. Accidenté des émotions. Mais derrière la brute, se cache le sensible. En 1h45, Stéphanie va aider Ali à se révéler, ils vont construire ce couple improbable et même à la fin… s'aimer !

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Vers un meilleur diagnostic des maladies neuromusculaires

maladies neuromusculaires,adn,séquençage,inserm,jocelyn laporteLes pathologies neuromusculaires regroupent un vaste ensemble de près de 200 maladies différentes. Elles comprennent entre autres, les myopathies, les dystrophies, la maladie de Charcot-Marie-Toothla sclérose latérale amyotrophique ou encore certaines paraplégies. Au total, l’ensemble de ces dysfonctionnements affectant les nerfs et les muscles touche environ une personne sur trois mille dans le monde.

Bien que leurs manifestations cliniques soient hétérogènes, les affections neuromusculaires ont en commun leur origine génétique. Les progrès effectués au cours de ces dernières années ont permis d’identifier près de 300 gènes impliqués. Malheureusement, le diagnostic est très laborieux. Il repose sur des examens cliniques, des tests complémentaires parfois invasifs comme des biopsies et le décodage, ou séquençage*, de l’ADN des patients, gène par gène, jusqu’à trouver celui en cause dans la maladie. Ensuite seulement, les médecins peuvent appliquer les traitements les plus adaptés. Mais cette technique d’identification gène après gène est très longue, près de deux mois par exemplaire. En outre, elle s’avère infructueuse pour la moitié des patients.

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29/05/2012

La Journée de solidarité a rapporté 2 milliards d'euros en 2011 dont presque la moitié dédiée aux personnes handicapées

La Journée de solidarité qui sert à financer la prise en charge des personnes âgées et handicapées a rapporté 2,33 milliards d'euros en 2011, un montant en hausse de 4,2 % par rapport à 2010, selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Toujours selon elle, sur la totalité des fonds récoltés, 1,4 milliard a été redistribué au profit des personnes âgées et 933 millions au bénéfice des personnes handicapées.

Instaurée en 2004, après la canicule de 2003, cette journée initialement fixée au lundi de Pentecôte est un jour de travail non rémunéré. Depuis 2008, elle est fixée à la carte. Du coup, hier, certains salariés ont travaillé et d'autres pas.

Reste que huit ans après son instauration, et comme chaque année, elle continue à faire polémique à la fois sur son principe et sur l'utilisation des fonds qu'elle sert à récolter. Certains dénoncent du travail "gratuit", d'autres des fonds non utilisés. Ainsi pour l'AD-PA qui regroupe les directeurs de services à domicile et d'établissements pour personnes âgées, quelque 500 millions d'euros n'auraient pas été dépensés comme prévu en l'an dernier. V.DC avec AFP