Journée mondiale de la Sep : un petit pas de plus vers la commercialisation d’un nouveau médicament

Publié le 28 mai 2014 par Axelle Minet

La journée mondiale de la Sep est l’occasion de faire connaître au grand public une maladie neurologique méconnue. Mais aussi de rassurer ceux qui en sont atteints : la recherche ne les abandonne pas. La preuve ? Un potentiel nouveau médicament : Plegridy®

Après l’arrivée annoncée d’Aubagio®, Lemtrada® et Tecfidera®, Plegridy® vient de franchir une étape décisive dans le long trajet réglementaire que parcourt un médicament avant d’être commercialisé.

Ce nouveau médicament, développé par les laboratoires Biogen Idec, a obtenu le 22 mai un avis positif du Comité des médicaments à usage humain de l’Agence européenne du médicament. Plegridy® est une forme améliorée d’un traitement déjà existant de la sclérose en plaques (Sep) rémittente-récidivante, l’interféron bêta-1a. Ce dernier existe en deux versions : Avonex* (Biogen Idec) injectable par voie intramusculaire une fois par semaine et Rebif* (Merck Serono) injectable par voie sous-cutanée trois fois par semaine.

L’amélioration a consisté à “pégyler” l’interféron, c’est-à-dire à lui attacher une chaîne de polyéthylène glycol (PEG) qui ralentit son élimination par les reins. Résultat : il circule plus longtemps dans l’organisme.

Plegridy® cumule ainsi l’avantage de Rebif* d’être injectable par voie sous cutanée, ce qui est moins douloureux que la voie intramusculaire, et d’espacer encore plus qu’Avonex* les injections, en passant à une injection toutes les deux à quatre semaines.

Un plus grand confort d’utilisation

Plegridy* offrirait un plus grand confort d’utilisation avec un profil d’efficacité, de tolérance et de sécurité identique aux autres interférons actuellement utilisés, à en croire les données présentées par le laboratoire le mois dernier au congrès de l’American Academy of Neurology.

Biogen Idec va jusqu’à dire que si Plegridy®, administré une fois tous les quinze jours, est autorisé, il représentera l’une des avancées les plus significatives au sein de la classe des interférons depuis plus d’une décennie.

La décision finale de la Commission européenne est attendue dans les mois qui viennent. Celle des États-Unis dans les prochaines semaines, l’agence du médicament (la FDA) s’étant donné trois mois supplémentaires pour examiner le dossier. Adélaïde Robert-Géraudel

 

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