Accueil » Autonomie » Établissements et services » MDPH : orientation à double détente
MDPH : orientation à double détente
Objectif de la réforme : éviter de laisser des personnes handicapées sans solution d'accueil

MDPH : orientation à double détente

Publié le 6 février 2015

Ségolène Neuville va réformer le dispositif d’orientation pour limiter le nombre de personnes handicapées sans prise en charge. Les MDPH rendront deux orientations : une souhaitable et une possible, en fonction des capacités d’accueil.

Un premier pas vers le « zéro sans solution » ? Ségolène Neuville a annoncé, jeudi 5 février, une mesure visant à limiter le nombre de personnes handicapées sans prise en charge. « Un prochain amendement dans le cadre du projet de loi santé prévoira une obligation d’orientation permanente » pour les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), a expliqué Ségolène Neuville, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées.

Accompagner vers l’orientation souhaitable

Concrètement, les MDPH rendront deux orientations : une souhaitable, basée sur le projet de la personne, et une réponse instantanée « retenant les réponses qui peuvent lui être immédiatement proposées », en fonction des possibilités locales d’accueil et d’accompagnement. « À charge pour les MDPH et leurs partenaires d’accompagner les personnes vers la réalisation du projet initial. » Le projet de loi de santé devrait être examiné au Parlement en avril.

Mettre en œuvre le rapport Zéro sans solution

Ce principe d’orientation permanente figure dans le rapport Zéro sans solution remis au gouvernement, en juin 2014, par Denis Piveteau. Tout comme celui des deux décisions, l’une souhaitable, l’autre possible. Mais « l’existence d’un tel écart suppose que se mette en place un accompagnement très actif, vigilant sur les risques et fragilités nés du caractère provisoire de la réponse et capable de progresser par étapes vers ce qui est souhaitable », précisait le conseiller d’État.

Simplifier les tâches administratives des MDPH

Ségolène Neuville semble en avoir conscience. « Pour dégager les marges en personnel nécessaire à cette évolution, un plan de simplification des tâches administratives sera mis en œuvre » dans les MDPH, a-t-elle précisé. Cette évolution sera toutefois insuffisante si elle ne va pas de pair avec la création de nouvelles places en établissements et services, en nombre insuffisant aujourd’hui.

Bientôt un tiers payant pour les aides techniques

Par ailleurs, un autre amendement au projet de loi santé « permettra aux départements de mettre en place un tiers payant pour les aides techniques, ce qui évitera aux personnes d’avancer parfois des sommes importantes ». Enfin, la secrétaire d’État a annoncé l’ouverture d’un « chantier » pour que la prestation de compensation du handicap prenne mieux en compte les besoins d’aide pour la vie domestique. « Dans le cadre de l’enveloppe actuelle. » En clair, faire mieux sans plus d’argent… Franck Seuret

5 commentaires

  1. bla bla bla, bla bla bla…

  2. toujours du bla bla bla,depuis lundi matin 9/02/14,j’essaie d’appeler la MDPH de Carcassonne, et je n’ai pas encore pu l’avoir.je tombe toujours sur le disque musical « les lignes sont saturées, veuillez rappeler plus tard », nous sommes le mercredi 11/02. c’est un scandale, alors votre bla bla bla, c’est nous prendre pour des imbéciles.

  3. Bonjour
    La lettre d’information est toujours très interressante, cependant le gros problème majeur de cette dernière c’est qu’elle soit envoyée souvent plusieurs jours après que l’appel a des manifestation ou des informations sur des mouvements particuliers ou nationaux ne me parviennent qu’une fois ces derniers déjà passés, de ce fait je n’ai souvent pas la possibilité d’y participer ou d’organiser un soutien réseau.
    est il envisageable de recevoir en temps et en heure cette NEWS LETTER?
    Bien cordialement

  4. simplement pour vous dire que je suis sans mon aah depuis deux mois et que j’espère l’avoir pour le 5 mars car ça va être la catastrophe financière, mes mensualités sont honorés à ce jour grâce à mes débrouilles et au service sociale de l’esat dont je dépends qu’il ont accepté une avance de 150 euro car comme dit le sous directeur, on a trop l’impression de faire le boulot de la caf!!!!!! mon salaire est de moins de 400 euro puisque je suis à mi temps donc, il n’est pas question de faire les courses tant que la caf ne me paie pas voilà petit exemple parmi d’autre car je ne suis pas la seule dans mon atelier à avoir ce soucis. petit coup de gueule pour faire connaitre

  5. J’espère que le cas de @mazuret m n trouvera un écho pour l’aider dans cette situation inadmissible: par son entourage, un service social de sa commune par ex., une assoc active (petite ou grande), assistante sociale. Cet homme ou femme a un travail en Esat, l’avance ou acompte donné par ce dernier est logique. Si j’avais son adresse, je lui ferais parvenir avec plaisir un don, en remplacement du don annuel que je n’ai pas fait en 2014 à une grosse assoc n’étant pas satisfait de leur transparence financière. A bon entendeur…

Déposer un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*