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Télémédecine, un outil précieux pour les personnes victimes d’AVC
17 % des français ont déjà renoncé à se faire soigner en raison du coût des consultations.

Télémédecine, un outil précieux pour les personnes victimes d’AVC

Publié le 18 février 2015

Une nouvelle campagne vidéo vise à promouvoir les avantages de la télémédecine. Avoir accès à des spécialistes se trouvant à distance grâce à un ordinateur et une caméra, voilà les atouts de la médecine à distance, notamment pour une meilleure prise en charge de l’accident vasculaire cérébral.

Le ministère des Affaires sociales, de la santé et des droits des femmes accompagné du Collectif interassociatif sur la santé (CISS), qui regroupe les associations de patients et d’usagers, a lancé une campagne de promotion de la télémédecine.

Le but ? Faire connaître au grand public cette nouvelle pratique qui permet, grâce aux nouvelles technologies, de bénéficier d’un acte médical à distance.

La télémédecine en test dans neuf régions

Pour rappel, le recours à la télémédecine a été confirmé dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2014. Elle sera testée dans neuf régions afin de lutter contre les déserts médicaux dans les secteurs ambulatoire et médico-social.

À destination du grand public, une vidéo présente trois cas concrets d’utilité de la télémédecine. Les deux premières situations concernent le suivi à domicile de patients insuffisants cardiaques et la prise en charge de patients détenus au sein d’une unité sanitaire.

Un neurologue disponible 24h/24

Autre utilisation concrète, l’utilité de la télémédecine pour permettre une meilleure prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) 24h/24 et 7j/7. C’est ce que propose le dispositif « Télé AVC Artois Hainaut » en apportant une expertise neuro-vasculaire aux établissements n’en possédant pas.

Sur son site, l’Agence régionale de santé (ARS) Nord/Pas-De-Calais détaille le principe : « 24h/24 un neurologue et un radiologue de garde donnent un avis à distance aux urgentistes des centres hospitaliers demandeurs. En cas de suspicion d’AVC, le neurologue décide ou non, à distance, la réalisation d’un acte de thrombolyse grâce à la transmission des résultats d’examens (IRM). La thrombolyse peut alors être réalisée par un urgentiste sur le site d’accueil du patient. »

Les bénéfices de la télémédecine sont alors évidents : une amélioration des délais de prise en charge, une égalité devant l’accès aux soins, une limitation des complications des AVC causées par une prise en charge trop tardive.

Cette campagne permettra de répondre aux craintes exprimées par les Français vis-à-vis de la télémédecine. En effet, un récent sondage révélait qu’une « partie importante de nos concitoyens considère cependant qu’un entretien médical ou une consultation requièrent une proximité physique et un contact direct, au risque dans le cas contraire d’altérer la qualité de la relation soignants/soignés ». Mais, pour deux tiers des personnes interrogées, la télémédecine peut améliorer la qualité de la prise en charge médicale et apporter une réponse au manque de professionnels de certaines zones géographiques.

Trois autres vidéos viendront compléter cette campagne de sensibilisation afin de lever les craintes exprimées par la population. Johanna Amselem

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