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Webdocumentaire À l’arraché : Adrien ou « participer à une nouvelle forme de sensibilisation »
Étudiant en génie climatique, Adrien, atteint de la maladie des os de verre, est l'un des six héros du webdocumentaire autour de la loi du 11 février 2005, À l'arraché. © Armandine Penna

Webdocumentaire À l’arraché : Adrien ou « participer à une nouvelle forme de sensibilisation »

Publié le 7 mai 2015

Adrien est l’un des six « héros » du webdocumentaire À l’arraché, d’Armandine Penna et Frédérique Letourneux. Cet étudiant en licence pro atteint de la maladie des os de verre y raconte son parcours de formation. Un portrait dans lequel beaucoup se reconnaîtront.

« À l’école primaire, puis au collège, j’étais le seul élève handicapé. Arrivé à la fac, je me suis lâché. Je me suis dit que c’était une nouvelle période de ma vie qui commençait. Et j’ai fait un important travail sur moi pour changer ma façon de voir et de réagir. »
L’apprentissage de l’autonomie, la liberté, les amis, les filles, la solitude aussi… Adrien, malgré sa maladie le rendant fragile, « fonce », comme le soulignent les auteurs de À l’arraché. Aussi, lorsque Frédérique Letourneux et Armandine Penna lui ont proposé de tourner ce webdocumentaire, dix ans après la loi handicap de 2005, il n’a pas hésité longtemps. L’association Handisup à Nantes, qui l’accompagne dans ses différentes démarches d’étudiant, les a mis en contact.
« Je m’étais déjà prêté à des interviews auparavant, notamment en tant que pongiste handisport pour la presse locale. Là, j’ai eu envie de participer à cette forme de sensibilisation, surtout pour marquer les dix ans de la loi handicap. Et j’ai trouvé la démarche des auteures intéressante, le fait d’aborder différents aspects de la vie de chacun, les études pour moi, mais aussi ma vie sociale et personnelle. »

« Du beau travail. »

Le jeune homme s’est livré face caméra avec retenue. Pendant plus d’un an, « selon les disponibilités de chacun », il a rencontré à plusieurs reprises les réalisatrices. Le résultat lui plaît : « Les journalistes m’ont permis de voir les vidéos avant leur diffusion. C’est une marque de respect que j’ai appréciée. Je n’ai rien eu à enlever ou à modifier : c’est du beau travail. »
Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), où il effectue en alternance sa licence en performance énergétique et génie climatique, a décidé de publier le webdocumentaire sur son intranet. « C’est une ouverture pour moi aussi : peut-être que les gens de l’entreprise vont mieux me connaître par ce biais et que cela va favoriser mon insertion professionnelle. » Un coup de pouce pour l’aider à remplir son quatrième objectif, pour reprendre l’inventaire qu’il fait dans À l’arraché : après le bac S, le DUT et la licence, Adrien aimerait bien « rester dans l’entreprise où [il] travaille actuellement ». Aurélia Sevestre

2 commentaires

  1. C’est une très bonne initiative non seulement pour une prise de conscience de la population en général et des pouvoirs publics , mais aussi pour l’intéresse lui même qui pourrait se voir differament.

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