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Trois associations avaient alerté sur les discriminations.

Quand les patients notent l’hôpital

Le site Hospitalidée donne la possibilité aux patients d’évaluer le service de l’établissement de santé qu’ils ont fréquenté. Des avis anonymes pour aider ceux cherchant où se faire soigner.

Les plus : « Grande écoute », « bonne réactivité face aux situations d’urgence », « flexibilité de l’équipe » et « une équipe dynamique et conviviale ». Les moins : « Une décoration intérieure et des équipements hors d’âge ». Ces avis sont ceux laissés par des internautes sur le site Hospitalidee.fr. Après avoir noté les hôtels, les restaurants ou les spectacles, au tout des hôpitaux. Mis en ligne depuis le 24 juillet 2015, le site propose déjà des avis sur Paris, Lille, Toulouse, Rouen ou Marseille.

Des avis sur la prise en charge

Le fondateur de cette plateforme, Loïc Raynal, a choisi de mettre les patients au centre de l’hôpital en recueillant leurs avis et idées pour améliorer l’hospitalité des différents établissements de santé. Pour tous les services (gynécologie, urologie, cardiologie, ophtalmologie, rhumatologie, radiologie…), il est possible de s’exprimer sur l’organisation des soins, l’accueil, bref tout le système de prise en charge. En plus de publier un avis, les internautes peuvent aussi chercher un service spécialisé, découvrir les notes déjà laissées et discuter avec d’autres patients afin de partager leurs expériences.

Des avis anonymes mais authentifiés

Du côté des établissements, le site ouvre la consultation  des avis liés directement à leur structure aux responsables et leur permet de répondre en direct à des problèmes spécifiques. Peut-être l’occasion de coller enfin aux préoccupations et aux attentes des usagers.

Les avis déposés sont anonymes mais les noms et les mails collectés afin d’identifier la personne. Cette mesure, en accord avec la norme Afnor, garantit que les avis sont ceux de « vraies personnes ». Le site propose aussi aux internautes de scanner une preuve de leur passage (mail de confirmation de rendez-vous, bulletin d’hospitalisation) dans le service hospitalier concerné.

Afin d’éviter les dérives, Hospitalidee.fr précise qu’il n’est pas question de porter un jugement sur les actes médicaux ni sur un personnel soignant : les commentaires sont donc vérifiés par un modérateur. Johanna Amselem

 

A propos de Johanna Amselem

Johanna Amselem
Journaliste spécialisée dans les thématiques de santé.

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6 commentaire

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    Il est important et utile de savoir que les patients et les proches ont des capacités d’évaluer et de noter non seulement leur établissent de soin mais aussi son fonctionnement interne. Les travaux de Jeannette Pols (Pay-Bas) sont sources d’inspiration sur le savoir des patients codifié dans leur journal sous formes de notes et des récits plus élaborés dans sa spécificité. Malheureusement, les sciences médicales en France et les institutions hospitalières sont loin de reconnaître ce savoir utile.
    Après plusieurs mois de séjour dans l’hôpital psychiatrique de Montperrin à Aix-en-Provence, ma compagne Nathalie Dale a laissé derrière elle des manuscrits consistants dans lesquels elle avait codifié toutes les formes de maltraitance et de négligence auxquelles elle avait fait face. Elle est morte à l’âge de 43 ans le 31 janvier 2014 à cause d’un acharnement psychiatrique et de violence de l’équipe hospitalière au-delà de de ces limites. Deux plaintes ont été déposées le 12/11/2014.

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    Une plainte contre la mandataire /curatrice désignée par le tribunal d’instance, service juridique de protection des majeurs pour négligence systématique et une autre contre la psychiatre qui la « suivit » depuis 2009 pour maltraitances et homicide involontaire. Les derniers ordonnances (Imovane, lepticur, lexomil, sulfarleur, cloplixol) prescrites au CMP témoignent du traitement lourdement inadapté. Elle passait 18h sur 24h endormie. Quand elle se réveillait, elle avait des difficultés de faire quelques pas. Son séjour à l’hôpital de Montperrin du 01/01/2010 au 26/04/2010 sous « contrôle » de la même psychiatre a été un enfer bien décrit dans ses manuscrits. Il a été terminé par la privation automatique de son enfant immédiatement après son accouchement le 30/03/2010 à 10h. Par suite, elle a été éjectée de l’hôpital le 26 avril après avoir été mise sous curatelle, sans tenir compte de ses conditions sociale. Livrée à tous les dangers. A suivre

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    Plusieurs semaines, voire plusieurs mois après cette éjection, Nathalie se trouvait dépossédée de ses allocations AAH pour payer la crise de l’hôpital et surtout de son enfant sans suivi et sans aucun accompagnement social. Le pire. Une pétition dangereuse à caractère communautariste, montée en toutes pièces par des personnes voisines aux comportements malveillants a débouché sur la production d’un arrêté préfectoral d’hospitalisation d’office du 19/10/2010 au 19/01/2011 dans le même établissement. Et pourtant, l’ARS a été bien informée sur le non fondé de cette mesure destructrice sans pour autant réagir. Nathalie a vécu l’enfer psychiatrique, judiciaire et préfectoral au su des services concernés qui ont été bien informés pour agir mais ils ont préféré: Ne rien savoir. Elle avait fait face jusqu’à l’étouffement fatal le 31 janvier 2014, morte à cause de « Défaillance respiratoire due au surcharge médicamenteuse ». Elle n’avait même pas vu son enfant. Le tout au su de la psychiatre. A suivre

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    Noter cette expérience douloureuse et mortifère ne suffit pour situer cet hôpital public sur une échelle normative, mais l’évaluer en fonction des objectifs et des résultats obtenus légitime des interrogations sur son fonctionnement générateur des déceptions successives que des satisfactions et de confiance. Il s’agit d’une mort due à des formes de maltraitances hospitalières systématiques qu’il a fallu une plongée en apnée pour comprendre comment ses acteurs ont-ils réduit une patiente intelligente, artiste et confiante dans les institutions de son pays à rien ?
    Qu’ont-ils dû effacer en eux-mêmes pour se montrer capables d’envoyer une citoyenne fragilisée aux aux enfers de la psychiatrie sans consentement et après au cimetière ? Une dette de l’hôpital ?
    C’est quand ces acteurs seront-ils rattrapés par les souffrances qu’ils lui ont infligées ?
    Nathalie a croulé sous les applaudissements des acteurs institutionnels. Coupable d’être malade. A suivre.

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      Mon épouse est, pour l’heure, prisonnière du centre hospitalier Montperrin par des procédures bien organisées et imparables qui permettent à des « médecins »!, d’œuvrer librement le temps qu’ils veulent !
      Une fois prise au piège, le traitement est doublé, et il est accepté par le patient comme un gage de soumission pour sortir plus vite en s’attirant les bonnes grâces des « médecins » !
      Je ne peux que veiller à ce qui ne lui arrive rien mais sans plus pouvoir intervenir !!!
      Comment ne pas s’inquiéter face à ces expérimentations !, censer « stabiliser »!!!!
      J’ai, il y a peu, lu un commentaire d’un patient qui se concluait par « Bienvenue à zombiland !!!
      J’ignore comment elle sortira, mais si elle en souffre pour quelque raison que ce soit !, je considérerai engagé la responsabilité de ses expérimentateurs….

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    Juste quelque mois courts avant sa mort, elle m’avait dit : « Tu ne me laisses pas tomber à Aix-en-Provence. J’ai vécu avec toi des années les plus heureuses de ma vie. Tu étais souple et attentif à moi. Tu sais qu’ils m’ont fait mal à l’hôpital et Aix-en-Provence. Ils m’ont accusé de tout. Ils ont anéanti ma chance de vivre. Peut-être je vais mourir bientôt. Prends soins de mon enfant que je n’ai jamais vu. ». C’était juste un après-midi de la fin du mois d’octobre 2013 dans une petite promenade à la sortie d’Aix-en-Provence.Je lui ai répondu que le plus dur est passé. Tu as bien fait face pour ta dignité. Tu es victime des injustices comme beaucoup de personnes dans dans cette ville. Maintenant, il faut tourner la page. Je suis avec toi. Tu le sais très bien. Bientôt, tu quitteras cette ville qui t’a fait mal. Tu vivras à côté de moi. Elle a souri et m’as dit : « Je te crois mais je suis très fatiguée. Tu dois m’aider à publier mon manuscrit ». Terminé.

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