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La CMU-C favorise autant l’accès aux soins que les autres complémentaires
La CMU-complémentaire couvre les dépenses non remboursées par l’Assurance maladie obligatoire. © Daniel Stockman

La CMU-C favorise autant l’accès aux soins que les autres complémentaires

Publié le 4 janvier 2016

La CMU-C « favorise l’accès aux soins dans les mêmes proportions que les autres couvertures complémentaires  », selon une récente étude de la Drees. Cette complémentaire, destinée aux personnes à faibles ressources, réduit également le risque de renoncement aux soins pour raisons financières.

La CMU-complémentaire « agit comme une couverture complémentaire classique ». Une récente étude de la Drees souligne que la CMU-C joue bien son rôle. Toutes choses égales par ailleurs, elle « favorise l’accès aux soins dans les mêmes proportions que les autres couvertures complémentaires », précisent les auteurs.

5,3 millions de personnes bénéficient de la CMU-C

En 2015, 5,3 millions de personnes bénéficiaient de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Destinée aux personnes ayant de faibles ressources (moins de 721 € par mois pour une personne seule), son but est de leur faciliter l’accès aux soins. Elle couvre les dépenses non remboursées par l’Assurance maladie obligatoire. De plus, elle limite les restes à charge en plafonnant certains tarifs (lunettes, prothèses, etc.) et en interdisant la pratique des dépassements aux professionnels de santé. Elle dispense également de l’avance de frais.

Les bénéficiaires de la CMU-C ont des dépenses de santé plus élevées

À structure d’âge et de sexe équivalentes, les dépenses de santé des bénéficiaires de la CMU-C dépassent même celles des personnes sans couverture complémentaire (+65 %) et des personnes bénéficiant d’une complémentaire santé autre que la CMU-C (+27 %).  Ils se trouvent en effet en plus mauvaise santé que le reste de la population : 14 % des bénéficiaires de la CMU-C souffrent d’une affection de longue durée (ALD), contre 9 % des autres assurés, à âge et sexe équivalents.

Sans complémentaire, moins de soins

Mais, en tenant compte des caractéristiques socio-économiques et des écarts d’état de santé, « la probabilité de recourir à des soins augmente dans les mêmes proportions, qu’il s’agisse de la CMU-C ou d’une autre complémentaire ». Et par rapport aux personnes n’ayant pas de couverture complémentaire, les bénéficiaires de la CMU-C affichent une probabilité plus forte de recourir à des soins dans l’année.

Un rempart contre le renoncement aux soins

La CMU-C limite également le renoncement aux soins pour raisons financières. Comparés aux personnes sans complémentaire et présentant les mêmes caractéristiques, ses bénéficiaires présentent un risque presque deux fois plus faible de renoncer à des soins dans l’année. De plus, toutes choses égales par ailleurs, la CMU-C protège autant contre le renoncement pour raisons financières que la moyenne des autres couvertures complémentaires. Franck Seuret

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