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Épilepsie : n’hésitez plus, faites du sport !
En cas d'épilepsie, l'important est d'être bien encadré dans sa pratique sportive.

Épilepsie : n’hésitez plus, faites du sport !

Publié le 8 février 2016

La France compte 500 000 personnes épileptiques. Souvent victimes d’exclusion, elles ont tendance à renoncer aux activités sportives à cause des idées reçues. Rencontre avec Laila Ahddar, présidente de l’Association Épilepsie France.

Faire Face : Quels sont les bienfaits du sport ?

Laila Ahddar : L’épilepsie est le trouble neurologique le plus fréquent après les migraines. Il se caractérise par des crises plus ou moins intenses. À l’annonce d’une maladie chronique, comme l’épilepsie, le diagnostic s’accompagne souvent d’une perte d’estime de soi. L’état psychologique des patients se modifie. La pratique d’une activité sportive procure des bienfaits et permet d’inclure les personnes épileptiques dans la société. Ainsi, elles peuvent être considérées autrement que comme des personnes malades et vivre des moments intenses.
Faire du sport aide à penser à autre chose qu’à la maladie et à reprendre confiance en soi et en ses capacités. Une activité régulière procure une réelle sensation de bien-être. Si la pratique sportive s’avère très soutenue, avec un objectif de compétition, l’effet peut aussi être antiépileptique. Une récente étude a mis en évidence que le sport pouvait même diminuer la fréquence et l’intensité des crises. En complément des médicaments, le sport représente certainement une alternative thérapeutique à ne pas négliger.

FF : Quels sports privilégier ?

L.A : Il n’y a pas véritablement de sport à privilégier. L’important est de le choisir en fonction de l’origine des crises, de la fréquence et, surtout, de ses envies. Quand on fait du sport, l’important reste la notion de plaisir et de respect de ses goûts. Même s’il n’y a pas d’interdiction, il existe certaines contre-indications. Mieux vaut ne pas se lancer dans une randonnée en solitaire en vélo dans des montagnes. Ne partez jamais seul, faites-vous toujours accompagner. Autre exemple, la natation. Cette discipline n’est pas interdite si elle est réalisée dans un cadre bien précis avec un maître nageur sensibilisé à l’épilepsie.

FF : La meilleure solution reste la sensibilisation ?

L.A : Une crise d’épilepsie se soulage comme n’importe quel malaise pendant une activité sportive. Il existe très peu de personnes qui déclenchent une crise pendant le sport. L’important est d’informer le grand public sans stigmatiser. À l’école, au travail, dans la rue, au club de sport, l’entourage doit savoir comment réagir afin de préparer, au mieux, l’accueil d’une personne épileptique. Propos recueillis par Johanna Amselem

Un commentaire

  1. Voir le reportage vidéo d’allodocteurs.fr du 8 février 2016 sur l’épilepsie. Recommandations officielles de la Ligue internationale contre l’épilepsie (ILAE) en vue de la pratique du sport. bit.ly/1SZC4bJ

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