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Les champignons, sources de revenu pour les personnes handicapés au Bangladesh
Cultiver des champignons à domicile, permet aux personnes à mobilité réduite du Bangladesh d'acquérir une indépendance © DR

Les champignons, sources de revenu pour les personnes handicapés au Bangladesh

Publié le 21 mars 2016

Au Bangladesh, la culture des champignons permet aux personnes à mobilité réduite de subvenir à leur besoin depuis leur domicile. Cette activité les aide également à gagner en confiance et à maîtriser leur avenir.

Travailler quand on est en situation de handicap, analphabète et que l’on appartient aux classes les plus modestes représente un sacré défi. À l’exemple du cas de Kajal, paralysée des jambes depuis l’enfance et vivant au Bangladesh. De fait, dans un des pays les plus pauvres du monde, guère de possibilités s’offrent, malheureusement, à cette femme, âgée aujourd’hui de 30 ans. Jusqu’à ce qu’elle apprenne que la Fondation Access Bangladesh, avec le soutien de l’Organisation internationale du travail (OIT), proposait des formations qualifiantes pour les personnes ayant un handicap physique. Plus particulièrement, afin de cultiver des champignons chez soi.

Fierté et respect retrouvés

Ainsi, Kajal, en compagnie d’autres femmes handicapées a appris comment fabriquer une chambre de culture, une structure en bambou sur laquelle sont placées et arrosées les semences de champignons pour qu’elles se développent. Ses premières récoltes, aussitôt vendues, lui ont permis de générer un revenu des plus opportuns.
Pour Kajal, les bénéfices dépassent le simple cadre financier : « J’ai pris confiance et je suis fière d’apporter ma contribution au revenu de la famille et de subvenir aux besoins des enfants. Je ne dépends plus de mon mari et il me traite avec plus de respect. Mon handicap n’est plus un obstacle. Mes voisins me rendent visite pour voir les champignons. »
Cette initiative devrait dépasser le cadre d’un simple travail à domicile et se voir prochainement étendue au pays tout entier, à travers la création de coopératives et d’une marque afin de promouvoir la vente de ces champignons dans les supermarchés, les hôtels et restaurants. Signalé par O. Clot-Faybesse

À lire sur le site de l’Organisation mondiale du travail : ilo.org

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