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Handicap : des victimes de la Dépakine lancent une action de groupe
Quand la Dépakine est prescrite à une femme enceinte, les enfants voient leur risque de développer une malformation congénitale augmenter de 10 %. © DR

Handicap : des victimes de la Dépakine lancent une action de groupe

Publié le 14 décembre 2016

Une association de victimes de la Dépakine, un anti-épileptique, vient de lancer une action de groupe contre le laboratoire Sanofi. La justice a quatre mois pour statuer.

C’est une première dans le domaine de la santé. L’association des victimes de l’anti-épileptique Dépakine a lancé une action de groupe contre le laboratoire Sanofi. Elle s’appuie sur les dossiers de 14 familles dont les enfants atteints ont entre 18 mois et 40 ans.

L’Apesac, association d’Aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant réclame des indemnisations pour des dizaines de milliers d’enfants exposés in utero. La loi santé de décembre 2015 a introduit cette possibilité d’une action de groupe visant à incriminer un médicament ou un dispositif de santé défectueux.

La condamnation du laboratoire Sanofi : une nécessité pour les familles

À base de valproate de sodium, la Dépakine est commercialisée depuis 1967. Considérée comme traitement de référence pour les patients épileptiques, elle s’utilise également contre les troubles bipolaires. « Notre démarche a pour but de faire condamner le laboratoire, c’est capital pour les familles« , a expliqué Marine Martin, présidente de l’Apesac.

Des malformations et troubles du développement accrus

Selon l’association, les risques encourus étaient connus depuis 1980, mais le laboratoire n’aurait rien dit. L’Apesac dénonce des malformations et des troubles neurodéveloppementaux sur les enfants dont les mères prenaient ce médicament.

En effet, cette prise pendant la grossesse comporte des dangers. Quand la Dépakine est prescrite à une femme enceinte, les enfants voient leur risque de développer une malformation congénitale augmenter de 10 %. Il monte à 40 % concernant les troubles autistiques et les retards psychomoteurs.

Maintenant, les victimes doivent s’armer de patience. Sanofi dispose de quatre mois pour répondre à l’action intentée par l’Apesac. Une fois cette période dépassée, l’association pourra alors saisir le tribunal de grande instance de Paris et réclamer la reconnaissance de la responsabilité du laboratoire dans le retard d’information des utilisatrices de valproate de sodium. Johanna Amselem

Un commentaire

  1. la dépakine a également des effets secondaires sur
    certains adultes!!
    j’ai fait moi même une crise d’épilepsie à 60 ans suite
    à la rupture de stress à ma retraite, c’était en 1993,
    et après une lente et progressive allergique, je me
    suis « réveillée » hospitablisée en service alzeimer en 2011!! en plus c’est un pur hasard!!!
    malheureusement, tout le monde n’a pas cette chance!!!

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