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Le Centre Ressource Aquitain dispose d'une permanence téléphonique mais aussi d'un espace de rencontres. © DR

Centre Ressource Aquitain : l’information sur la sexualité accessible

Ouvert depuis septembre 2016, le Centre Ressource Aquitain informe, sensibilise, partage et diffuse des informations relatives à la vie affective et sexuelle. Il est ouvert aux personnes en situation de handicap, aux familles et aux professionnels. Interview de Julie Merveilleau, responsable de ce centre installé dans les locaux de l’IEM APF de Talence, en Gironde.

Faire Face : Le centre ressource interassociatif a ouvert depuis quelques mois. Quel premier bilan tirez-vous du dispositif mis en place ?

Julie Merveilleau : Nous avons rencontré beaucoup de structures, beaucoup de professionnels. Nous commençons à être identifiés, dans la lignée du CeRHeS installé en région Rhône-Alpes. Notre action s’inscrit dans le champ de la promotion de la santé, plus spécifiquement celui de la vie affective et sexuelle.

Le logo du Centre Ressource Aquitain. « Informer, sensibiliser, partager, diffuser, quel que soit le type de handicap. » © DR

FF : À qui s’adresse le centre ressource ?

J.M. : Aux personnes en situation de handicap, aux familles, aux professionnels, aux étudiants sanitaires et sociaux. À tous ceux en quête d’informations concrètes et expertes sur les questions autour de la vie affective, sexuelle, familiale et de la parentalité ; à tous ceux qui veulent avoir des repères de bonnes pratiques nécessaires à une démarche professionnelle éthique.

FF : Quels sont vos projets pour cette année ?

J.M. : Continuer à faire connaître le centre dans toute la Région Nouvelle Aquitaine. Et le 1er juillet, nous organisons un Forum des usagers au Dôme de Talence, en Gironde, sur la thématique de la vie intime, affective et sexuelle.

Il y aura de nombreuses animations : des tables rondes avec des témoignages croisés (Estime de soi – séduire avec un handicap, favoriser le pouvoir d’agir – décider pour soi, handiparentalité, assistance sexuelle), des stands sérieux et ludiques autour de cette thématique, une exposition photographique et même… un speed dating !

Des professionnels demandeurs d’actions concrètes

FF : Comment avez-vous été accueillis par les professionnels ?

J.M. :  Très positivement ! On ressent une grande indignation des professionnels qui constatent une manière différente selon les pays d’aborder cette question de la vie intime, affective et sexuelle. Certaines dénoncent même une certaine hypocrisie. Ils disent : « C’est bien beau les colloques mais quand est-ce qu’on met en place des choses concrètes ? » C’est notre mission de les aider à initier des groupes de travail, des échanges de pratiques professionnelles et de leur proposer de la formation professionnelle.

« Puis-je acheter un sex-toy pour un usager ? »

FF : Quelles sont les demandes revenant le plus souvent ?

J.M. : Des conseils pour mener des actions de sensibilisation, d’éducation à la sexualité et d’accompagnement pour répondre aux demandes des personnes concernées.

Mais des questions très pragmatiques relatives au cadre juridique peuvent aussi surgir telles que « Puis-je acheter un sex-toy pour un usager qui m’en fait la demande ? » ou « Puis-je installer deux personnes nues dans le même lit ? ». Ces interrogations montrent combien les professionnels sont encore bien souvent démunis face à cette thématique. Propos recueillis par Claudine Colozzi

Des permanences ont lieu les mardis, mercredis et jeudis. Renseignements : 07 83 24 07 13 ou centre.ressource.handicap@gmail.com ou via la page Facebook.

A propos de Claudine Colozzi

Claudine Colozzi
Journaliste société - culture, mettant en valeur des femmes et des hommes au parcours inspirant.

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4 commentaire

  1. Avatar

    Super Julie cette page faceboock, justement je suis aussi sexothérapeute, ca tombe bien.
    Bises
    Sabine

  2. Avatar

    A une certaine époque bien des personnes s’auto-attribuaient le titre de « thérapeute » en ceci ou cela. « Sexothérapeute »: titre légal, basé sur quelles formations? Une question simple.

    • Avatar

      Bonjour,
      J’ai une formation de psychanalyste formée pendant 5 ans à l’institut Freudien de psychanalyse à Bordeaux et à Nîmes avec aussi une analyse didactique, des ateliers cliniques et formalisée par un mémoire de fin de cursus puis j’ai suivi une formation de sexothérapeute dans le même institut ainsi qu’une formation de pédopsychanalyse. J’ai aussi tout un parcours dans l’enseignement auprès de jeunes et d’adultes en difficulté et de direction de centres de formations puis de cadre dans le secteur médico social. Je suis installée en cabinet depuis 2016.
      Bonne journée

  3. Avatar

    Bonjour,
    Je travaille au sein d’un foyer occupationnel dans le 64. Nous avons assisté au colloque sur la vie affective et sexuelle en mars. Ce fut très intéressant. Pourriez vous me dire où je pourrais retrouver dans le site/ ou obtenir ailleurs le contenu notamment concernant la partie juridique de ce colloque, afin de pouvoir retransmettre au plus juste vos interventions au reste de notre équipe.
    Par ailleurs, nous serions vivement intéressés par la liste de professionnels ressources que vous avez identifiés notamment gynécologue et sexologue dans le 64.

    Merci d’avance pour votre attention.

    Cordialement

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