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Adda Abdelli, maître de cérémonie des rencontres Ouverture de Champ
Des soirées pour changer les représentations liées au handicap. © Capture d'écran LADAPT

Adda Abdelli, maître de cérémonie des rencontres Ouverture de Champ

Publié le 7 avril 2017

Organisé par LADAPT, Ouverture de Champ a démarré jeudi 6 avril à Lille pour dix rencontres à travers la France. Animée par Adda Abdelli de la série Vestiaires, ces soirées combinent projections d’un long-métrage, de web-série, de programmes courts et des extraits du one man show de l’humoriste Krystoff Fluder.  Objectif : « rire, sourire et… réfléchir » sur le handicap.

Adda Abdelli, le « gars qui passe à la télévision ». © LADAPT

Faire Face : C’est parti pour votre 3e édition en tant que maître de cérémonie d’Ouverture de Champ ! Qu’est-ce qui vous a séduit dans cet événement ?

Adda Abdelli : Parler du handicap avec dérision, c’est ce que nous faisons avec Vestiaires. On peut faire passer beaucoup de choses par le biais de l’humour. Et puis, j’apprécie ce contact direct avec le public. J’aime voir leurs réactions.

C’est inédit pour moi qui écris et joue dans une série diffusée à la télévision. Les gens viennent nous voir à la fin de la soirée pour discuter.

FF : C’est une bonne idée, une soirée pour changer les représentations liées au handicap, une soirée accessible à tous, gratuite…

A.A : …et où les gens rient. L’idée est de dire que l’on peut rire, sourire et même réfléchir ! Ouverture de Champ, c’est l’occasion de passer une bonne soirée et de partager un bon moment avec d’autres personnes en situation de handicap ou valides. Par la programmation, on choisit d’aborder le handicap autrement.

Cette année, il y aura la projection d’un court-métrage d’animation The present, des épisodes de la web série Vestiaires libérés, des extraits du one man show de Krystoff Fluder avec qui je co-anime la soirée. Et le long-métrage retenu cette année est Roues Libres, un film hongrois, en version originale sous-titrée et audio-décrit par LADAPT.

 

FF : Votre actualité est chargée avec la sortie récente de votre livre Comme sur des roulettes (Ed. Michel Lafon). Comment a été accueilli ce livre confession ?

A.A : Très bien. Je fais de belles rencontres lors des séances de dédicaces. Les compliments me vont droit au cœur. Ils me sont adressés directement alors que Vestiaires est co-écrit avec Fabrice Chanut. L’écriture est une manière d’exorciser les maux. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre. D’ailleurs, j’en ai un deuxième en préparation.  Je travaille aussi à l’écriture d’un long-métrage, un téléfilm.

FF : Qu’en est-il de Vestiaires ?

A.A : Nous sommes sur l’écriture de la saison 7. C’est une belle aventure initiée en 2011 qui continue. Parler du handicap en prime time, qui l’aurait cru ? Maintenant on fait partie du paysage audiovisuel. On sert la cause du handicap alors qu’on cherchait juste à faire rire. Ça nous va bien.

FF : Qu’est-ce que le succès de la série Vestiaires a changé dans votre vie ?

A.A : J’avais déjà une vie de famille équilibrée. Désormais, je suis reconnu artistiquement alors que je ramais comme comédien en situation de handicap.  La notoriété ne vous change pas. Comme je l’écris dans mon livre : « Avant, en parlant de moi, les gens disaient : « Tu sais Adda, le gars avec les béquilles ». Maintenant ils disent : » Tu sais, Adda, le gars qui passe à la télé. » La notion de handicap a disparu.  » Propos recueillis par Claudine Colozzi

Soirées gratuites, tous les jeudis jusqu’au 8 juin (Clermont-Ferrand, Paris, Toulon, Évreux, Brest, Troyes, Orléans, Le Mans, Bordeaux). Accueil à partir de 19h – Début de la soirée à 19h30 – Fin de la soirée 22h30. Invitations sur le site de LADAPT.

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