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Accès aux soins : « Je me serre la ceinture pour pouvoir m’occuper de ma santé. »
Alexandre Bernal : « Je calcule en fonction de l'urgence : il y a des soins qu'on peut faire un petit peu plus tard parce que ce n'est pas vital ; et d'autres où c'est vital et on est obligé. » © Franck Seuret

Accès aux soins : « Je me serre la ceinture pour pouvoir m’occuper de ma santé. »

Publié le 11 avril 2017

PRÉSIDENTIELLE 2017. Alexandre Bernal doit faire face à d’importants restes à charge sur ses dépenses de santé. Cet allocataire de l’AAH est donc obligé de décaler certains soins. Comme de nombreux autres Français disposant de faibles ressources.

La santé n’a pas de prix… mais elle a un coût. Élevé pour Alexandre Bernal. « Ça m’est arrivé de prendre 41 médicaments par jour », explique ce trentenaire, qui se déplace en fauteuil roulant électrique. Or, certains ne sont pas remboursés. « Ou peu, alors qu’ils étaient mieux couverts, avant », précise-t-il.

Il doit aussi régler le reste à charge, lors de ses fréquentes hospitalisations. Bien sûr, ces frais ne représentent qu’une petite partie du coût réel des soins. Mais avec pour seule ressource l’allocation adulte handicapé (AAH, 810 € par mois), la facture devient vite difficile à assumer.

Décaler les soins qui ne sont pas vitaux

« Je me serre la ceinture sur beaucoup de postes pour pouvoir m’occuper de ma santé. » Il décale aussi des soins « pour qu’il n’y ait pas trop de trous dans le budget. En fait, je calcule en fonction de l’urgence : il y a des soins qu’on peut faire un petit peu plus tard parce que ce n’est pas vital ; et d’autres où c’est vital et on est obligé. »

21 à 36 % renoncent à des soins

Comme Alexandre Bernal, beaucoup de Français doivent renoncer à des soins pour des raisons financières. Entre 21 % et 36 %, selon une étude de la Drees. Et, sans surprise, plus le niveau de vie des personnes interrogées est bas, plus le taux de renoncement est élevé.

L’étude ne fournit aucune donnée sur les personnes en situation de handicap. Mais les allocataires de l’AAH et de nombreux bénéficiaires d’une pension d’invalidité disposent de faibles ressources. Ils sont donc particulièrement exposés à ce risque.

L’affection longue durée, dispositif imparfait

Certes, beaucoup d’entre eux sont reconnus comme malades en affection de longue durée (ALD). Les soins liés à leur maladie sont donc remboursés à 100 % par la Sécurité sociale. Mais c’est sur le « tarif Sécu » que s’applique la prise en charge à 100 %, et non pas sur les prix effectivement pratiqués (dépassements d’honoraires, etc.). De plus, ne sont couverts par ce dispositif que les soins liés à cette ALD et donc pas les soins dentaires, l’optique et toutes les autres dépenses médicales.

752 € de reste à charge par an

Selon une récente étude réalisée notamment par 60 Millions de consommateurs, le reste à charge annuel pour ces malades s’élève en moyenne à 752 € par an, contre 673 € pour les personnes sans affection de longue durée. Et pour les 10 % des personnes en ALD ayant les plus grosses dépenses de santé, la facture grimpe à 1 700 € par an. L’équivalent de deux mois d’AAH. Avoir souscrit une complémentaire permet de faire baisser la note, mais le contrat représente un coût de plusieurs dizaines d’euros par mois.

« On est obligé de s’adapter au système de santé. »

Il n’est donc pas étonnant qu’Alexandre Bernal et d’autres patients soient obligés de décaler leurs soins. « On est obligé de s’adapter au système de santé alors que c’est le système de santé qui devrait s’adapter à nous, souligne-t-il. En fait, on vit dans un monde à l’envers. » Franck Seuret

Un commentaire

  1. bonjour.maillot jean paul né le 11/11/1952 domicilier 2r michel itéma chane kane97441 ste suzanne handicapé égal supérieur à 80% je percevais 670,39es aah versé par la caf 412 ruefleur de jade cs61038 97833sainte marie cedex ce trop perçu elle a décrit depuis janvier 2017 elle retien 69,92 début 2016 y me reste 600,34 sur ce montant y retien 54,00es y reste 546,34 j’usqu’à mai 2018 au début 2014 aussi un trop perçu je devais touché 720,33es ce nes pas été le cas la caf elle voulais prendre directement la retraite agricole à la cgss 69,92es et je perçois 138,20 du régime général je paie 286,22es pour le logement 150,00mutuelle santé moi et mon épouse j’ai pas le droit l’acs ni les chèques santé je paie mes factures les impots moi et mon épouse vie mal heureux nous deux à l’ald n°caf 083644 et n°ss 1521197409047 mon télé:0262586122 et voila si je peut faire la demande l’aspa ces plus avantage bien cordialement.

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