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Identification d’un gène impliqué dans les lésions cérébrales du prématuré
Environ 30% des bébés prématurés sont atteints de paralysies cérébrales, d’autisme ou de troubles comportementaux. © Inserm/ P. Latron

Identification d’un gène impliqué dans les lésions cérébrales du prématuré

Publié le 13 septembre 2017

Des recherches menées internationalement ont permis d’identifier un gène potentiellement associé aux lésions cérébrales. En particulier celles induites lors d’une inflammation, comme lors d’une naissance prématurée. Une avancée qui pourrait aboutir à des traitements pertinents des anomalies cérébrales.

Lors de l’accouchement, un travail prématuré est associé chez la maman et/ou le bébé à des phénomènes inflammatoires, souvent liés à une infection. Une inflammation qui peut, en retour, causer des lésions cérébrales parfois si importantes qu’elles entraînent des séquelles à vie. Ainsi, environ 30% des bébés prématurés sont atteints de paralysies cérébrales, d’autisme ou de troubles comportementaux.
Afin de mieux comprendre les mécanismes de ces réponses immunitaires invalidantes, une vaste étude collaborative a été menée. Trois équipes de recherches basées à Londres, Singapour et Paris (Unité Inserm “Neuroprotection du cerveau en développement”, Université Paris Diderot) ont travaillé de concert. Plus de 500 examens cérébraux de nouveau-nés prématurés ont fait l’objet d’une analyse génomique. En parallèle, des modèles expérimentaux d’inflammation ont été conduits chez l’animal (souris.)

Le gène DLG4 est associé aux lésions cérébrales du prématuré

Pour quels résultats ? L’identification d’un gène, appelé DLG4. En fait, ce gène n’est pas un inconnu. Présent dans des cellules du cerveau dites microgliales, il existe sous différentes formes chez tous les êtres humains. Jusqu’à maintenant, on lui prêtait surtout un rôle dans le fonctionnement des neurones.

Or, les chercheurs viennent de mettre en évidence que DGL4 est exprimé différemment dans la microglie lorsqu’une réponse inflammatoire se produit dans le tissu cérébral. Ce qui suggère fortement que le gène DLG4 est impliqué ou participe à l’inflammation du cerveau du prématuré.

Perspectives de diminution voire de prévention des lésions

Une telle découverte démontre l’existence d’un mécanisme inédit dans l’apparition de lésions cérébrales du prématuré. Pour Pierre Gressens, le directeur de l’équipe de recherche française,  « en développant ce travail, une nouvelle voie pour étudier et comprendre comment cette inflammation et les dommages cérébraux ultérieurs sont causés, est envisageable ».

Avec comme objectif à terme d’aboutir « à des traitements plus efficaces pour des maladies telles que l’autisme et la paralysie cérébrale, en arrêtant ou même en empêchant l’inflammation associée à la naissance prématurée ». O. Clot-Faybesse

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