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Accompagnement sensuel et sexuel : une demande en hausse
L'association pour la promotion de l'accompagnement sexuel vient de lancer une nouvelle campagne de communication. © Appas

Accompagnement sensuel et sexuel : une demande en hausse

Publié le 19 septembre 2017

Près de 300 demandes d’accompagnement sexuel sont arrivées à l’Appas en 2016, soit près du double de l’année précédente. Le profil reste celui d’un homme jeune, vivant seul à domicile.

La demande d’accompagnement sexuel et sensuel existe et se développe. C’est le constat que renouvelle l’Appas (Association pour la promotion de l’accompagnement sexuel), un des principaux acteurs de mise en relation dans ce domaine en France. Un constat établi dans sa récente étude analysant les demandes qu’elle a reçues via son site internet en 2016. Elles s’élèvent à 297 cette année-là, contre 180 en 2015, mais toutes n’ont pas pu avoir une issue favorable.

Des demandes venant de toute la France

Si les mails viennent d’abord du Grand Est (l’Appas est basée en Alsace, où elle organise ses formations) et de région parisienne, l’origine géographique des sollicitations, avec toutes les régions représentées, montre combien l’association est désormais connue sur toute la France. Notamment via ses campagnes de communication et participations à des colloques. La démarche n’est pas non plus clivante entre générations : toutes les tranches d’âges sont demandeuses, avec une moyenne de 40 ans et un pic entre 26 et 35 ans.

Il existe cependant un profil type. Le demandeur est d’abord un homme, avec un handicap moteur, vivant seul chez lui. Que les femmes ne soient à l’origine que de 5,3 % des demandes inspire à l’Appas cette réflexion : « Serions-nous conditionnés culturellement pour considérer les envies féminines comme moins importantes ? »

Les institutions en retrait

La vie indépendante offrirait, elle, sans doute, « une plus grande liberté pour formuler une telle demande mais aussi pour la rendre concrète, dans le respect de l’intimité ». L’association ne s’en satisfait pas, voyant « le travail qu’il reste à réaliser » avec institutions et familles. « La vie en colocation peut également complexifier la possibilité de bénéficier d’un accompagnement sexuel et/ou sensuel à domicile pour des raisons de discrétion. »

L’acte sexuel complet n’est pas systématiquement recherché par les demandeurs, à l’image de ce trentenaire, myopathe : « L’accompagnement sexuel pourrait au début se borner à des caresses et massages pour reprendre confiance en mon corps ».

Dans 7 % des cas, l’Appas est sollicitée par une personne tierce (parent, institution…). « Mon frère est déprimé et après consultation avec son psychologue il nous a bien fait comprendre qu’il avait besoin de connaître l’amour et le sexe avant de mourir », indique ainsi la sœur de Patrick, 52 ans. Élise Descamps

3 commentaires

  1. Votre commentaire est en attente de modération.
    Bah voilà, pourquoi on ne desocialise pas mon AAAh parceque mon compagnon est valide et que je ne suis plus ? Quel rapport ?… vous expliquez, et croyez moi de manière très claire, simple…il est avantageux que deux Invalides soient d’un même foyer fiscal. C’est un peu une vision pécuniaire cher au gouvernement et moralement discutable, dans une ambiance de dame patronesse.c’est au parlement que cela doit s’inscrire… et ça c’est loin des besoins de la majorité… jusqu’au jour.

  2. Très bien votre site.cordialement

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