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Médecines complémentaires, quelle place à l’hôpital ? À voir sur France 5
Acupuncture, hypnose, homéopathie, Qi gong… Les médecines complémentaires s’implantent durablement dans les hôpitaux français. Pour le meilleur ? © Pulsations

Médecines complémentaires, quelle place à l’hôpital ? À voir sur France 5

Publié le 20 septembre 2017

Acupuncture, hypnose, Qi gong, homéopathie… De nombreuses thérapies alternatives à la médecine classique se pratiquent aujourd’hui à l’hôpital. Charlatanerie, appel aux sectes modernes ou élément essentiel d’une prise en charge globale des patients ? Le documentaire Hôpital, des soins pas comme les autres diffusé ce mercredi 20 septembre s’interroge sur la place de ces médecines complémentaires dans les parcours de soins.

À Saint-Malo, c’est un patient qui vogue sur les flots, voit des aigrettes tandis qu’on l’opère à la joue. L’hypnose, là, n’a pas seulement servi à baisser la dose d’anesthésiants. Elle a aussi conduit les équipes médicales à communiquer autrement, en utilisant des mots agréables, rassurants.

À Villejuif, c’est avec l’auriculothérapie que Marc soulage en partie les troubles moteurs qu’ont occasionné sa maladie. Une technique dans laquelle on projette les organes sur l’oreille et on traite leurs maux par le froid. Une médecine alternative qui, comme d’autres – Qi gong, homéopathie, shiatsu, acupuncture ou réflexologie – est de plus en plus présente à l’hôpital. En complément de techniques classiques.

Répondre aux limites de la médecine allopathique

« Le rôle du médecin, c’est de soulager le patient », dit le Dr Christine Pailler, dermatologue et cancérologue. Elle s’est formée à l’auriculothérapie pour répondre à sa façon aux limites de la médecine allopathique. Pour certains patients en effet, les dérivés morphiniques et autres médicaments n’apportaient pas le soulagement escompté.

Une prise en charge médicale mais aussi sociale

« Notre médecine évolue vers la maladie chronique, note pour sa part le Pr Alain Baumelou, coordinateur d’un programme de recherche et d’évaluation mené à la Pitié-Salpêtrière en partenariat avec le ministère de la Santé chinois. Et la maladie chronique, c’est un mélange de médical et de social au long cours. »

Françoise, orientée vers les séances de Qi gong dispensées dans le cadre de ce programme, en témoigne : « Ça a été une bouée de sauvetage. J’avais l’impression de ne plus rien pouvoir décider. Là, je participe au traitement », dit-elle.

Marie soigne les séquelles d’un accident de voiture chez un guérisseur © Pulsations

S’emparer du sujet pour ne pas laisser la chaise vide

Mais d’autres pratiques sont plus surprenantes. Par exemple, cette séance de magnétisme à distance montrée dans le documentaire. Ou plus inquiétantes, comme le reiki, un rituel de guérison d’origine japonaise, pointé du doigt par des associations de lutte contre les dérives sectaires. Pour elles, le pratiquer à l’hôpital revient à valider ce qui est proposé à l’extérieur. Avec le risque de mettre les patients dans les mains de gourous, d’escrocs ou d’inconscients qui prétendront soigner avec ces seules techniques.

Ce qui fait dire à Charline Delporte, présidente du Caffes, une de ces associations, qu’il faut que l’hôpital s’empare de la question des médecines non conventionnelles. « Pour ne pas laisser une chaise vide qui serait très vite occupée par des commerciaux », explique-t-elle. En 2015, en effet, près de 40 % des Français ont eu recours à ces thérapies alternatives. Corinne Manoury

Diffusion dans l’émission Enquête de santé à 20h45. Disponible en replay sur le site de France 5.

La diffusion sera suivie d’un débat animé par Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes.

2 commentaires

  1. Je pense qu’il est très important d’évoquer les médecines douces car lorsqu’on aura découvert tous les effets indésirables du conventionnel et qu’ils auront été reconnus, il faudra bien avoir évalué les solutions alternatives qu’on dit aujourd’hui complémentaires car il n’est pas question d’abandonner les remèdes reconnus, maîtrisés mais uniquement de reconnaître qu’ils ne suffisent pas toujours: un supplément d’âme ?

  2. Honteux, absolument honteux ! Tous ces médecins qui ont montré du doigts ces préconisations sur l’hygiène de vie , ils les ont tourné en dérisions et se les arrogent aujourd’hui car ils comprennent qu’une grande partie des patients n’ont plus aucune confiance en eux et en plus une part du gâteau leurs échappent. Quand à parler de commerciaux, les Dct sont quoi aujourd’hui ? COMMERCIAUX 100% ! Les déserts médicaux n’existent uniquement parce que ces Mr et Mme ne veulent pas s’installer là ou il n’y a pas fortune à faire. Rare sont les Dct à ce jour qui gagne moins de 1000 E par jour, tous à vos calculette, la majeur partie ne vous garde pas plus de 10 mns et pour cause ils n’envisagent pas de gagner moins de 120 E de l’heure et cela c’est le minima. Qui n’a pas croiser une personne dont le cancer est diagnostiqué trop tardivement, ou bien un de ces malades dont il aura fallu 20 ans pour diagnostiquer une maladie auto -immune ? Il est certain que cela ne se diagnostique pas en 10 mns. La vérité c’est que la situation de ce jour est la même que celle rencontré par les esthéticiennes, les tatoueurs avec les dermatologues et kinésithérapeutes qui n’entendaient pas qu’un marché leurs échappent. Quand à Mr Cymes ORL de son état avant de s’avancer sur les vaccins qu’il commence par étudier le HLA, pour cette Mme Manoury qu’elle s’interresse aux professions de bases de ces thérapeutes qui sont majoritairement du corps médical ou pharmaceutique. Ex ? Bon nombre de Naturopathes, hypnotiseurs, sont des anciennes infirmièrs »es », visiteurs « es » médicale et en y regardant de plus prés ils et elles sont souvent extrémistes dans leurs préconisations, se sachant protégés par leur statut ? C’est rarement le cas des thérapeutes externes a ces corps de métier. Et puis Mr Cymes vous êtes ORL, votre vocation ,n’est pas de vous occupez de l’hygiène de vie de vos clients me semble t-il, d’ailleurs vous ne vous en êtes jamais occupé avant que cela redevienne enfin d’actualité ? Comme la majorité de vos confrères ! Faut – il vous rappeler Jean Seignalet que vos confrères ont fait passer pour fous ! J’aurai pensé que l’histoire terrible de votre famille vous aurez rendu un peu plus méfiant sur les motivations de votre corporation !!!

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