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01/09/2008

Emplois dans la fonction publique: enquête!

Ce mois, en pages 24 et 25, votre magazine vous propose une enquête sur l'embauche et le maintien dans l'emploi dans la fonction publique des personnes en situation de handicap. Vous l'avez lue et vous souhaitez y réagir ? Vous êtes fonctionnaire ou aspirez à le devenir et vous avez envie de partager votre expérience professionnelle, ses aléas, ses réussites, vos projets... ? Vous avez des astuces pour bien préparer les concours d'entrée ? Ce blog est là pour vos échanges ! C'est notre débat du mois. À vous de le faire riche !

Commentaires

Fonctionnaire depuis bientôt 10 ans, je suis victime depuis début 2006 d'une maladie neurologique non encore identifiée, mais qui m'a portée en moins de 18 mois à plus de 80 % d'invalidité. Pour des raisons de gestion de fatigue, je ne suis plus en mesure de me rendre sur mon lieu de travail pour des journées en continu, mais, n'ayant pas de troubles intellectuels, je prétend être toujours apte au travail. A l'heure actuelle, où le télé-travail est pourtant mis en avant, l'administration ne veut pas en entendre parler et ne me propose que des aménagements coûteux (par exemple vsl quotidien) ou une mise en invalidité. De mon côté je propose de me rendre sur place une fois par semaine ou tous les 15 jours pour prendre mes dossiers et de les traiter à domicile, ce qui est une solution gratuite pour l'administration, mais, semble-t'il, qui créerait un précédent non souhaité...

Ecrit par : Marie | 04/09/2008

en réponse à marie, je suis dans le même cas; handicapée à 80%, j'attends depuis 1 an un fauteuil de bureau ergonomique avec des accoudoirs qui pourraient soulager mon hémiplégie et le rêve effectivement serait de travailler nos dossiers à la maison!!! peut être y arriverons nous?
bon courage
catherine

Ecrit par : dubuis | 08/09/2008

Catherine,
Si l'administration n'a toujours pas répondu à l'achat d'un fauteuil ergonomique au bout d'un an, çà me paraît très mal parti pour travailler chez soi...
Enfin, il paraît que la réforme de l'Etat est en cours. Il y a même une secrétaire d'Etat au handicap ! Peut-être faudrait-il qu'elle communique de temps en temps avec le ministre de la fonction publique.
Peut-être faudrait-il également que l'administration mette en application ce qui est préconisé : pourcentage d'handicapés, télé-travail, etc. Il me semble que ce n'est pas censé ne s'appliquer qu'au secteur privé. L'Etat ne devrait-il pas donner l'exemple dans sa volonté affichée de se moderniser ?
Peut-être faut-il attendre une future réforme de l'Etat...
Cà me semble mal parti. Il me semble que je vais finir par devoir me faire une raison et accepter la mise en invalidité.
Bon courage à vous aussi

Ecrit par : Marie | 15/09/2008

Handicapé souffrant d'une myopathie congénitale, je suis en 3ème année de licence en fac de droit et je me dirige vers le droit public.
Je souhaiterais travailler dans la fonction publique.
Malgré le fait que je sois en fauteuil roulant électrique, je dispose d'une certaine autonomie, du moment que les locaux sont accesibles aux fauteuils je devrais pouvoir effectuer mon travail normalement (sur ordinateur, etc...)
Je voulais savoir comment s'est passé l'entrée dans la fonction publique pour d'autres handicapés. Je suis preneur pour tous conseils si quelqu'un a effectué un parcours similaire.
Je m'interesse surtout aux collectivités territoriales. Pensez vous que mon projet soit raisonable et realisable?
J'ai lu quelque part que les handicapés pouvaient échapper aux concours en passant directement devant une commission s'ils avaient les compétences requises pour le poste, mais dans d'autres articles j'ai vu qu'on avait seulement l'égal accès aux concours. Quelqu'un peut-il me renseigner là dessus?
Merci par avance et bon courage!
Daniel

Ecrit par : Daniel | 26/09/2008

Daniel,
Il faut tout d'abord prendre contact avec l'administration qui vous intéresse : préfecture (bureau du personnel) ou centre de gestion (pour le personnel des collectivités territoriales) de votre département.
En ce qui concerne la fonction publique d'Etat, il y a dans chaque préfecture un service des collectivités terrritoriales (conseil et contrôle de légalité). Pour le recrutement dans cette administration, les deux solutins sont envisageables : le concours "normal" avec des aménagements possibles sur prescriptions réalisées par un médecin figurant sur la liste établie par l'administration (temps supplémentaire, ordinateur, lieu accessible, voire assistance d'un "dactylo"), ou le recrutement direct sur diplômes. Le bureau du personnel de votre préfecture pourra vous communiquer tous les renseignements, listes de médecins, dates de concours, programmes, ainsi que les modalités de recrutement direct.
Si vous souhaitez travailler dans la fonction publique territoriale, là je ne sais pas. Il faut poser la question au centre de gestion de la fonction publique territoriale de votre département.

Ecrit par : Marie | 26/09/2008

Merci Marie pour tous ces renseignements qui m'ont permis d'y voir un peu plus clair.

Ecrit par : Daniel | 08/10/2008

Bonjour à tous,

Fonctionnaire depuis 12 ans, reconnu depuis 15 ans travailleur handicapé catégorie C (« nécessitant un important aménagement poste de travail »), avec un taux d’incapacité de 80%, je n’ai toujours pas d’aménagements… Il m’appartient de financer le matériel de compensation (ou de ne plus travailler…). Toutes mes demandes sont restées sans réponse, tout simplement. En Février dernier, j’ai donc indiqué que j’allais saisir la HALDE. Une étude de poste a immédiatement été engagée ! … j’attends maintenant la mise en œuvres de recommandations…

Dans « La non-discrimination dans l’emploi en faveur des travailleurs handicapés dans la Fonction publique » par Fabienne Jegu, du pôle Santé Handicap de la Halde, on peut lire : « (…) le refus pour un employeur de prendre les mesures appropriées est constitutif d’une discrimination fondée sur le handicap au sens de la directive 2000/78/CE du 27 novembre 2000 et de l’article 6 sexies de la loi 83-634 du 13 juillet 1984 (Halde – Délibération n° 2006-229 du 6 novembre 2006).
(…)
La notion de « mesures appropriées » suppose que les aménagements soient envisagés au cas par cas, dans une situation concrète, en fonction des besoins spécifiques de la personne handicapée. Il s’agit donc de mesures individualisées qui ciblent sur une personne en particulier en tenant compte notamment, outre la nature de sa déficience, de son degré d’acquisition d’autonomie, du poste occupé ou postulé, de sa formation, de son environnement de travail, etc.
Les mesures appropriées ne se limitent pas aux seuls aménagements ergonomiques du poste de travail mais concernent toute la palette des aménagements nécessaires liés à
l’organisation du travail, tels que :
L’aménagement des locaux de travail et
des équipements,
L’adaptation des horaires et rythmes de
travail,
L’aménagement et la répartition des tâches secondaires,
La sensibilisation des équipes,
La mise en place d’un assistant professionnel ou d’un tuteur. »

Odin

Ecrit par : ODIN | 16/10/2008

Le FIPHFP (Fonds pour l'Insertion Professionnelle des Handicapés dans la Fonction Publique) est pour la Fonction Publique ce qu'est l'AGEFIPH pour le secteur privé. Bien que créé depuis plusieurs années il a tardé a fonctionné correctement.
C'est lui qu'il faut saisir désormais pour les aménagements de postes de travail dans la Fonction Publique, d'autant qu'il dispose de moyens financiers importants que l'Etat pourrait utiliser à autre chose s'ils ne sont pas employés à cet usage.

Ecrit par : Bouteiller Didier | 21/10/2008

bonjour,
je viens de me lancer dans la procédure d'une demande d'aménégement de mon poste de travail, travailleur handicapé de catégorie c j'ose seulement apres 13 ans d'administration de faire une demande.
j'ai vu l'assisatante sociale ce matin, il me faut déjà faire une demande auprès de mon directeur et me faire établir des devis contradictoires pour le fauteuil que je souhaite.
j'ai fait en paralelle une demande auprs du service de formation pour pouvoir beneficier des mesures mises en place par le FIPHFP mais là aussi pas evident de faire bouger les choses.
je reviendrais ici régulierement vous faire part de mes progrès.
bonne continuation à tous

Ecrit par : bleunuit31 | 27/11/2008

BONJOUR
Recoonu handicapé a 80 % la fonction publique rejette toutes mes candidatures meme apres entretien hors que mes capacitees intellectuelles ainsi que experimentales sont tres loin d etre negligeables enfin en plus de mon handicap j en ai un deuxieme mon origine fort probablement.
bon courage a vous tous et toutes.

Ecrit par : DEBBAH | 12/12/2008

En 16 ans de fonctionnaire (assimilé) je peux enfin m'exprimer ! Trauma important avec long coma paralysie et fracture... sans glande lacrymale, j'ai accepté un emploi reservé en 1994
ma collègue s'est fait un malin plaisir de fumer dans l'étroit bureau sans fenêtre ! Quand je me suis adressé à la ligue contre le tabac on m'a répondu que si je voulais garder ma place je devais me taire. Et comme les cordonniers sont les plus mal chaussés je travaille pour la santé. Et je devais aller me faire soigner chez l'ophtalmo pour ne pas perdre mon oeil. Sans parler des bronchites à répétition très graves ! Il ne faut pas être faible parmi les fonctionnaires à moins d'avoir de la famille placée dans ce milieu sinon on vous piétine jusqu'à vous renvoyer pour faute grave qui n'existe pas. L'assistante sociale avait même essayé de placer une autre personne à ma place qui venait d'une association de placement ! Je ne peux l'assurer mais les pots de vin existent bien. Je peux en parler maintenant car il m'est arrivé aussi (prenez garde à vous) d'être conseillée de changer de mutuelle par le service social. J'ai tout perdu.

Ecrit par : crespel | 18/12/2008

Bonjour,

Je vous livre simplement mon témoignage...

Cordialement.

FAITS

Après deux rejets successifs de ma candidature par l’Inspection Académique du Var, en 2004 et en 2005, l’intervention du médiateur académique m’a permis d’être recruté en IUFM à la rentrée 2006 afin de suivre la formation de Professeur des écoles, dans le cadre de la procédure d'intégration sous contrat réservée aux travailleurs handicapés.

Quelques mois plus tard, en début d’année 2007, j’ai été inspecté sans en avoir été prévenu.
Comme tous les autres stagiaires en formation, je rencontrais à cette période les difficultés classiques des professeurs débutants dans la gestion de ma classe de CM2. Mais les rapports de visites effectuées par les formateurs étaient jusque-là satisfaisants et très optimistes sur mes capacités.
Au lieu de me donner des conseils pertinents pour progresser, l’inspectrice a dramatisé les points faibles de ma pratique. Elle a longuement stigmatisé mon âge (49 ans), rédhibitoire à ses yeux pour réussir une reconversion professionnelle dans l’enseignement, ainsi que mon ancien métier (ingénieur) qu’elle a jugé bien trop éloigné de celui de professeur des écoles. Avant de partir, elle m'a suggéré de démissionner : « Il vous suffit tout simplement d’envoyer une lettre à l’Inspection, en expliquant que vous abandonnez tout de suite car cette formation ne vous convient pas... »
Face à ma stupéfaction, cette supérieure hiérarchique a ensuite fait allusion à ce qui pouvait m’attendre si je ne prenais pas rapidement « la bonne décision » : une non validation de mon année de formation, puis une mise en prolongation de scolarité pendant un an, et enfin le licenciement...
Contactée le lendemain par un délégué du personnel que j’avais aussitôt alerté, cette inspectrice lui a tenu un discours radicalement opposé : mon âge, mon métier antérieur, n’étaient plus rédhibitoires pour enseigner mais étaient curieusement devenus … « des atouts » !
Une grande persévérance et un travail considérable m’ont permis d’obtenir à la fin de mon année de formation PE2 les appréciations suivantes sur les éléments de validation :

- Le dossier interdisciplinaire : "satisfaisant"
- Les 3 rapports de visite du dernier stage pratique : "satisfaisants"
- Le mémoire professionnel : "très satisfaisant"
- Le C2i enseignant : "satisfaisant"

Je précise par ailleurs que l'on ne me reproche aucune faute professionnelle.

Faisant fi de ces résultats et de ma progression en cours d’année, l’inspectrice a fait parvenir un avis défavorable au Rectorat et a réclamé ma mise en prolongation de scolarité !
Contrairement aux autres stagiaires qui présentaient des résultats comparables, voire inférieurs, je n’ai pas obtenu le diplôme de professeur des écoles en juillet 2007. Non titularisé, j’ai dû effectuer un nouveau stage d'un an, sans que l’organisme de formation IUFM ne puisse faire de proposition à la commission rectorale, sans même bénéficier de la contre inspection obligatoire proposée à la fin juin 2007 à tous les stagiaires non validés. Stagiaires dont la plupart ont été titularisés suite à cette inspection supplémentaire.

A la rentrée 2007 j'ai été affecté dans une école maternelle située à 9 km de mon domicile et chargé, à temps plein, d’une classe de Petite Section à effectif réduit (20 élèves). Il est à noter que ce faible effectif est une adaptation ne résultant pas d’un aménagement spécifique de mon poste : elle provient des contraintes matérielles liées à la faible superficie de la salle de classe concernée.
Un aménagement spécifique aurait permis une affectation en accord avec les recommandations médicales, sur l’un des deux postes vacants situés à proximité de mon domicile (1,5 km)

Toutefois, je me suis rapidement adapté à mon nouveau milieu de travail : très bonne entente avec les collègues et intégration rapide à l'équipe pédagogique de l’école, progrès de tous les élèves, grande satisfaction des parents. Mais le premier jour de classe, le directeur de l’école, franc et honnête, a quand même voulu me prévenir : « Cette année ils ne vont pas te faire de cadeau, avec ce que tu as* tu ne peux pas occuper un poste avec enfants… » J’ai réalisé tout à coup que l’âge trop élevé, le métier antérieur inadapté, n’avaient été que les motifs d’exclusion les plus avouables…

De quelle manière le secret médical avait-il pu filtrer ?
Qui avait inquiété mes collègues, en affabulant au sujet de mon état de santé ?

Pas de réponse… Mais au regard des méthodes employées et du contenu des rapports d’évaluation rédigés de septembre 2007 à mars 2008, j’ai dû me rendre à l’évidence : la prolongation de scolarité n’était qu’un sursis nécessaire pour « construire les preuves » d'une supposée incompétence professionnelle, dans le but de soutenir une demande de licenciement qui n'aurait pas été crédible sur ce même motif en fin d’année précédente. A la lecture d’une partie des rapports d’évaluation réalisés pendant mon renouvellement de stage, on pourrait croire que ma pratique professionnelle, pourtant jugée satisfaisante quelques mois avant, est tout à coup devenue catastrophique : « Compétences insuffisantes », alors que tous mes collègues enseignants ont trouvé que je réalisais un travail de grande qualité avec si peu d’expérience et sans formation spécifique, alors que mes élèves ont progressé au même rythme que les élèves des autres classes, alors qu’en fin d’année les parents

d’élèves m’ont suggéré d’enseigner l’an prochain dans le niveau de classe supérieur afin que je reste une année supplémentaire l’enseignant de leurs enfants…

Quant au directeur de l’école il a, au fil des jours, complètement changé son regard : mon état de santé ne lui a nullement semblé être un obstacle pour réaliser ma mission d’enseignant.

Préoccupé par la tournure des événements, j’ai obtenu le 12 mars 2008 une audience auprès de mes supérieurs hiérarchiques, à l’Inspection Académique. Un délégué du personnel m’accompagnait. Voici les principaux points évoqués et les réponses qui nous ont été données :

1) Mon interrogation sur les importantes divergences relevées entre les rapports de visite effectués, sur l’écart entre ces évaluations et la réalité du terrain n'a pas été entendue, voire dénigrée : « Vous nous faites une explication de textes pour masquer ce qui ne va pas, mais vous ne vous en sortirez pas de cette manière... »

2) Les mesures de compensation du handicap préconisées par le médecin de prévention ont été confondues avec privilèges accordés, par des personnes non spécialistes de santé : « Par rapport aux autres stagiaires, vous bénéficiez de très grands privilèges ».

3) L’adaptation de l'effectif de la classe est apparu comme usurpé face à l’invisibilité du handicap : « Je ne vois vraiment pas pourquoi vous n'auriez pas un effectif de classe plus lourd, 27 ou 28 élèves, votre handicap n'est pas physique »

4) Le relèvement des exigences, et les attitudes très surprenantes de certains évaluateurs ont été justifiés : « Compte tenu de tous les privilèges dont vous bénéficiez, il me paraît normal que l'évaluation de votre travail soit plus sévère »

5) J'ai demandé les raisons objectives de ma mise en prolongation de scolarité en fin d'année précédente, alors que tous les éléments de validation étaient largement satisfaisants.
Embarras, puis : « Alors, c'est qu'il doit y avoir eu des problèmes avant… »
En fin d’entretien est arrivée une remarque qui prend tout son sens aujourd’hui : « Si votre handicap, votre état de santé, est trop grave pour assurer vos fonctions alors il ne fallait pas choisir le métier de Professeur des écoles ! »

Comme cela s’est déjà produit par le passé, j’ai eu confirmation une fois encore que ce n’est pas le handicap en lui-même qui pose problème à mon employeur. C’est avant tout mon état de santé et la nature neurologique de la maladie, sa connotation sociale, qui engendrent la peur et le rejet chez les personnes détentrices du pouvoir mais non spécialistes de santé.
Le regard des autres et les préjugés deviennent à ce stade un handicap social considérablement plus lourd que le handicap réel engendré par la maladie : ce n’est plus le travailleur handicapé que l’on refuse d’intégrer, et encore moins l’enseignant soi-disant « incompétent » que l’on veut licencier, mais c’est avant tout le professeur épileptique qui n’est même pas imaginable !

En mai 2008, l’inspectrice qui m'avait proposé de démissionner un an et demi auparavant a bâti un réquisitoire accablant pour un lecteur extérieur aux séances observées, afin de ne me laisser aucune chance devant le jury académique le 11 juillet 2008. Elle exige mon licenciement.
Ce réquisitoire à charge, réalisé à l’issue d’une inspection effectuée le 20 mai 2008, ne relate que très peu (seulement quelques points jugés négatifs…) le travail réalisé en classe ce jour-là. Notamment, tout ce qui a bien fonctionné est entièrement passé sous silence.
Amalgame de contrevérités et d’interprétations fallacieuses, ce document est une véritable compilation qui reprend les aspects les moins positifs et les plus contestables transcrits, au cours du premier semestre, dans les rapports de visite effectués par les visiteurs supervisés par cette inspectrice…
En utilisant le même procédé, mais en ne retenant que les côtés les plus positifs des mêmes rapports de visite, il aurait été tout aussi facile de rédiger un avis très élogieux !

Suite à mon « entretien » avec le jury académique, et contre toute attente, le Recteur n’a pas notifié le licenciement demandé par l’Inspectrice, ni délivré le diplôme de professeur des écoles. Alors, quelques jours avant la rentrée 2008, l’Inspecteur d’Académie du Var s’est chargé de mon éviction. Il m’a adressé un arrêté indiquant que je n’étais pas titularisé.
A la rentrée scolaire, un autre enseignant occupait déjà le poste que j’avais obtenu à titre définitif au mouvement 2008 : me voici au chômage…



* Le handicap (taux d’incapacité de 80%) a été reconnu compatible avec les fonctions de Professeur des écoles par la commission nationale du Ministère de l’Education Nationale en 2004, par le médecin de prévention de l'académie de Nice en 2006, ainsi que par un médecin agréé par le Ministère.

Ecrit par : ARNAUD | 20/12/2008

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