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30/01/2009

Obama en guerre contre les discriminations

Tout un symbole. La première loi promulguée par Barack Obama permettra de mieux lutter contre les discriminations salariales. Elle allonge en effet considérablement le délai de prescription dans ce type d’affaire : alors que les employés devaient saisir la justice au plus 180 jours après la première discrimination dont ils avaient été victimes, ils disposeront désormais de 180 jours à partir de leur dernier bulletin de paie. Autrement dit, un employé qui aurait commencé à être victime de discriminations (augmentation refusée en raison de son handicap, par exemple) il y a cinq ans, pourra désormais porter plainte aujourd’hui s’il travaille encore dans cette entreprise ou s’il l’a quittée il y a moins de six mois. Certes, ce texte avait été adopté par le Parlement américain avant que Barack Obama ne devienne président des Etats-Unis, mais il s’agit du premier texte de loi au bas duquel il appose sa signature. L'occasion pour lui de réaffirmer son engagement à lutter contre les discriminations : « Faire tourner notre économie signifie qu’il faut s’assurer qu’elle tourne pour tout le monde. Qu’il n’y a pas de citoyen de seconde classe sur les lieux de travail, et que ce n’est pas seulement injuste et illégal, mais c’est néfaste pour les sociétés, de payer quelqu’un moins, en raison de son sexe, de son âge, de sa race, son origine ethnique, sa religion ou son handicap. »

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2,9% de salariés handicapés

Même pas la moyenne… Le taux d’emploi des personnes handicapées est de 2,9 % dans les établissements de 20 salariés et plus auprès desquels l’Agefiph a réalisé une enquête, dont les résultats viennent d’être rendus publics. Seuls 14 % dépassent l’objectif de 6 %, fixé par la loi, et 36 % des établissements n’en ont aucun. Ce qui n’a rien d’étonnant puisque 32 % uniquement déclarent avoir mis en place une politique ou une démarche particulière pour employer ou maintenir dans l’emploi des personnes handicapées.

Le taux d’emploi varie avec la taille de l’établissement : c’est dans ceux employant de 100 à 249 salariés qu’il est le plus haut, 4,2 % en moyenne. Il dépend également du secteur d’activité : il est plus élevé dans l’industrie (3,4 %) et plus faible dans le commerce (1,8 %). Cela s’explique, entre autres, par le fait que la part des salariés devenus handicapés est plus importante dans l’industrie, à cause notamment de l’incidence des accidents du travail et de l’usure professionnelle. En moyenne générale, 35 % des travailleurs handicapés ont été reconnus handicapés alors qu’ils étaient déjà salariés chez leur employeur.

Elément encourageant selon l’Agefiph, l’image du travailleur handicapé a évolué : davantage qu’auparavant, il est considéré comme « un travailleur comme les autres », défini par son identité professionnelle -parcours dans l’emploi, compétences, etc. plutôt que par son identité personnelle -parcours de vie, etc. Pour les employeurs, les principaux freins à l’emploi sont le manque de candidatures et l’inadéquation des compétences des travailleurs handicapés avec les postes à pouvoir. Le principal levier apparaît être un maillage renforcé avec les structures spécialisées (Cap Emploi, etc.) et l’existence, en leur sein, d’un référent handicap.

08:00 Publié dans Emploi, formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/01/2009

Toujours sans électricité après la tempête

La tempête qui a frappé le Sud-Ouest samedi est encore loin d’être un mauvais souvenir. Jeudi soir, 29 janvier, près de 100 000 foyers étaient toujours privés d’électricité. Et parmi eux, des abonnés en situation de handicap pour lesquels cette privation de courant est particulièrement difficile à supporter.

La Dépêche rapporte ainsi le témoignage d’un couple d’Auterive, en Haute-Garonne, dont l’homme et la femme sont handicapés. Olivier Prenant, qui se déplace en fauteuil électrique, n’a pas pu dormir dans la nuit de samedi à dimanche, puisque son lit médicalisé à télécommande électrique est resté bloqué en position assise. Et sans courant, impossible de le manipuler…

Heureusement, dimanche matin, la protection civile lui a prêté un groupe électrogène qui fournit à la famille le minimum nécessaire. Pas de quoi cependant chauffer suffisamment la chambre, où la température ne dépasse pas 14°. Olivier Prenant, qui a été hospitalisé lundi, comme cela avait été prévu de longue date, est donc contraint de rester à l’hôpital en attendant qu’EDF remette les lignes en service.  

 

 

 

 

 

 

22:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête, électricité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/01/2009

Le gouvernement renvoyé dans ses buts

Non. Le CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées) a dit non : il ne rendrait pas son avis, fut-il négatif, à la date prévue, hier, sur le rapport fait par le gouvernement sur les politiques nationales en faveur des personnes handicapées, que la loi de février 2005 le contraint de présenter aux bureaux des assemblées après la Conférence nationale du handicap (la première ayant eu lieu le 10 juin dernier).

Malgré les reports successifs de la présentation de ce rapport aux associations représentatives des personnes handicapées, il ne convient toujours pas. Dans un communiqué de presse, le comité d'entente, qui en regroupe plus de 60, affirme qu'il manque « d'analyse critique et de prospective » et réclame sa « révision complète prenant en compte les réelles difficultés vécues par les personnes handicapées et leur famille ».

Le CNCPH devrait finalement rendre son avis le 10 février, la veille du quatrième anniversaire de la loi du 11 février 2005, anniversaire qui sera, à n'en pas douter, l'occasion d'une belle bataille de communication entre instances gouvernementales et associatives. Nous la suivrons avec attention !

CSA : affichage médiatico-politique

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui vient d'être renouvelé pour un tiers, a annoncé ce jour la création de nouveaux groupes de travail. L'un d'eux doit traiter de l'accessibilité aux personnes handicapées. Il est présidé par l'ex-journaliste Christine Kelly (entre autres biographe de François Fillon) et vice-présidé par sa consœur Françoise Laborde (nommée par Nicolas Sarkozy).

Rachid Arhab conserve pour sa part la diversité, et la radio numérique.

Ce groupe de travail et celui de Rachid Arhab œuvreront-ils ensemble ? De quelle façon ? Dans quel but ? Au-delà de l'affichage, prendra-t-il des mesures concrètes ? Une création qui pose plus de questions qu'elle n'apporte, pour l'heure, de réponses.

14:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : médias | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Un pas de plus vers la professionnalisation des services à la personne

A la rentrée 2009, l'université catholique de Lille (Nord) ouvrira, en partenariat avec un organisme de retraites complémentaires, Vauban Humanis, un institut des métiers des services aux personnes.

Il aura deux vocations. D'abord la formation, initiale et continue. Il dispensera dans ce cadre des formations de niveau 2 (encadrement intermédiaire) et de niveau 1 (direction d'organisations). Le premier diplôme ouvert, à la rentrée, sera une licence professionnelle en management des services médico-sociaux.

D'autre part, l'institut offrira un observatoire qui produira études et statistiques, et un répertoire des métiers du handicap et de la dépendance.

Une création parfaitement dans l'air du temps, en lien avec la volonté gouvernementale souvent répétée par Valérie Létard, secrétaire d'Etat à la solidarité, de bâtir un plan des métiers de la dépendance.

10:33 Publié dans Emploi, formation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : formation, dépendance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/01/2009

Auprès des Palestiniens blessés et handicapés

Un kit d’urgence pour les plus vulnérables. Neuf jours après que les armes se sont tues à Gaza, le 18 janvier, Handicap international (HI) a commencé à distribuer, aujourd’hui mardi 27 janvier, 500 paquets contenant des biens de première nécessité : produits de toilette, médicaments de base, sparadrap et gaze, bougies, lampe électrique, couverture, etc. Ces kits d’urgence sont distribués en priorité aux Palestiniens handicapés, âgés, blessés, malades ou aux femmes enceintes d’au moins sept mois. « Des équipes mobiles vont à la rencontre de ces personnes qui, souvent, ne peuvent se rendre dans les points de distribution habituels des organisations humanitaires », explique Hélène Robin, responsable de programme chez HI.

Depuis le lendemain du cessez-le-feu, après trois semaines de violents combats, une équipe de sept kinésithérapeutes de Handicap international effectue une mission d’évaluation auprès des victimes. Au total, 2 000 à 2 500 personnes devraient avoir besoin de soins de rééducation, dont 300 à 400 amputés. « Plus les blessés seront pris en charge rapidement, moins ils auront de chance de garder des séquelles de leur handicap », explique Hélène Robin. Des professionnels seront donc envoyés prochainement pour renforcer les équipes des partenaires palestiniens, que HI appuyait déjà avant les raids de l’armée d’Israël. « Nous attendons le feu vert des autorités israéliennes », précise Hélène Robin.

L’ONG française a lancé un appel aux dons sur son site www.handicap-international.fr 

Le mari en grève de la faim

Nouvelle grève de la faim en vue, après celle de Dominique Julien, qui veut obtenir un logement accessible. Cette fois, c’est le mari d’une femme atteinte du locked-in syndrome -paralysie complète, suite à un accident vasculaire cérébral- qui menace de cesser de s’alimenter, pour protester contre le montant trop faible du tarif horaire aide humaine de la prestation de compensation du handicap (PCH). « Pour être en règle avec le code du travail, il nous manque plus de 500 € par mois pour boucler le budget. Soit 6 000€ par an », explique, dans Le Télégramme, Michel Guennegou, qui est salarié par son épouse comme auxiliaire de vie. Une seconde employée assure le relais. Un problème qui ne concerne pas que ce couple et que Faire Face détaille dans son numéro de février.

La MDPH verse 11,57 € brut de l’heure aux allocataires qui, comme Marie-Christine Guennegou, ont fait le choix d’employer des salariés en direct. Impossible, à ce tarif, de couvrir l’intégralité des charges correspondant aux obligations légales : ancienneté, visite médicale, majoration des jours fériés, indemnité de licenciement, etc. Sans même parler du remplacement lors de leurs congés payés, maladie ou maternité : il faudra alors payer une prime de précarité de 10% au salarié remplaçant embauché en CDD. Bref, chaque heure d’aide humaine en gré à gré coûte à la personne handicapée plus cher que ce que ne lui verse la MDPH. A elle de compléter…

Valérie Létard, la secrétaire d'Etat à la solidarité, reconnaît dans l'interview qu'elle a accordé au magazine qu'il est « nécessaire d'engager la concertation avec les Conseils généraux » (qui versent la PCH) sur ce sujet. 

Après avoir alerté en vain fonctionnaires et élus, Michel Guennegou se mettra en grève de la faim à partir de lundi 2 fevrier si il n’obtient pas de réponse satisfaisante. 

10:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : compensation, aide humaine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/01/2009

Des propositions pour mieux soigner les personnes handicapées

Sera-t-il bientôt possible de contacter le service des urgences, le 15, par SMS ? C’est en tout cas l’une des préconisations figurant dans le rapport sur l’accès aux soins courants (médecin, dentiste, etc.) des personnes en situation de handicap que vient de dévoiler la Haute autorité de santé. Elle recommande d’autres mesures visant à favoriser l’accessibilité des lieux de soins : prévoir des aides à l’investissement ou des déductions fiscales pour permettre aux professionnels libéraux de rendre leurs cabinets accessibles d’ici 2015, créer une cellule handicap dans chaque établissement, etc. Consciente que l’information fait aujourd’hui défaut, la HAS propose notamment de constituer des annuaires recensant les services apportant des réponses de proximité adaptées. Pour amener les professionnels à se montrer plus "disponibles", elle suggère de réviser la tarification des actes prodigués aux personnes handicapés ou d’en créer une lorsqu’il n’en existe pas. Et concernant l’accessibilité financière des soins ? Réponse de la HAS : augmenter le plafond de ressources (620,58 €) ouvrant droit à la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire afin que les titulaires de l'allocation adulte handicapé (652,60 €) puissent en bénéficier. « Ce qui ne coûterait pas aussi cher que la rumeur le dit, sans le chiffrer », a précisé Jean-Marie Belorgey, le président de la commission qui a rédigé ce rapport. La Haute autorité de santé décline au total une quarantaine de propositions, issue de l’audition publique qu’elle avait organisée fin octobre 2008.

14:46 Publié dans Santé, bien-être,psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, accessibilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Loi logement : améliorations marginales en vue

Inutile d’en attendre des miracles. Mais le projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, qui sera examiné par l’Assemblée nationale à partir de mardi, pourrait faciliter, à la marge, la vie des personnes handicapées.

Il prévoit notamment que le maire peut accorder « des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme [hauteur, coefficient d’occupation des sols, etc.] pour autoriser des travaux nécessaires à l’accessibilité aux personnes handicapées d’un logement existant. » Il stipule également que le bailleur d’un immeuble HLM sera autorisé à résilier le bail du locataire d’un logement adapté aux personnes handicapées, dès lors que la personne présentant un tel handicap n’y habite plus (enfant ayant quitté le domicile, décès, etc.). Ce qui ne sera certainement pas facile à vivre pour la famille vivant là depuis longtemps, même si le bailleur devra toutefois proposer un nouveau logement, dont le loyer ne pourra être supérieur. Et quid des familles dont l’enfant, devenu résidant d’un établissement, revient les week-ends ?

Enfin, le texte exonère les personnes handicapées de nouvelles règles qui seront applicables aux locataires du parc social. Il  prévoit ainsi que le bailleur pourra obliger un locataire à libérer son logement si ce dernier est trop grand par rapport à la composition du ménage ou si ses ressources sont au moins deux fois supérieures au plafond de ressources… sauf s’il est handicapé.

08:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : logement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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