02/02/2009

Des salariés se mobilisent contre le licenciment d'une personne handicapée

Licenciée après deux ans et demi de période d'essai et alors qu'on lui promettait une embauche... Voilà ce qui vient d'arriver à une jeune personne handicapée mentale, qui travaillait en sous-traitance depuis un Esat (Etablissement et service d'aide par le travail) pour St-Gobain, sa filiale recherche précisément. 90 des 400 salariés de la dite filiale ont débrayé pour manifester leur désapprobation, comme le rapporte une consoeur de Backchich, qui revient sur toute l'histoire.

14:54 Publié dans Emploi, formation, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : emploi, mobilisation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Lu attentivement votre note et celle de Bakchich. Clair dès le départ, qu'il est inadmissible qu'une grande entreprise française se débarrasse, sans autre forme de procès, d'une personne handicapée.

Malgré certaines imprécisions dans les 2 notes, je devine que la PH était détachée par son ESAT à titre inividuel et non à titre collectif (CàD un nombre de PH travaillant chez le donneur d'ordre et sous l'autorité de leur propre moniteur) Elle restait ainsi dans l'effectif de l'ESAT.

Première anomalie légale: ce type de contrat entre ESAT et ST Gobain se fait pour 1 an, renouvelable une seule fois. Or une décision de mettre fin au contrat s'est prise au-delà de cette période.

Le terme "période d'essai" est impropre, la personne n'était pas salariée de St.Gobain. Ce type de mise à disposition est destiné essentiellement à déboucher sur une embauche directe au sein de ST. Gobain, mais sans engagement formel pour l'entreprise. Le détachement peut être interrompu à tout moment pour un ensemble de raisons. Donc, ne pas embaucher la jeune femme ne peut être légalement opposé à ST. Gobain. Bien que la direction l'a "régulièrement évoqué".

Evident qu'employer (indirectement) une personne pendant un temps long est plus que suffisant pour apprécier son travail, son intégration à ce service, son enthousiasme entre autres.

"Royalement payée 830 € nets": pas par St Gobain, par l'Esat. Comme il s'agit d'un temps partiel, de 80%. Rien d'anormal: la grande majorité en ESAT est rémunéré à 100% du Smic pour un temps plein. (Partie par l'Esat et partie par l'Etat)

Si ma compréhesion du statut de Sandrine est exacte, la phrase "la jeune handicapée a été autorisée à ne pas effectuer la période de préavis...." reste impropre, puisqu'elle n'était pas salariée de ST Gobain. A priori, elle était et reste dans l'effectif de l'ESAT.

Ecouté ce jour, vivrefm, le commentaire du syndicaliste CGT: bravo que lui et 90 personnes ont osé débrayer pour protester.

Les raisons invoqués par la DRH Marie-Claire Parent sont ridicules et fausses: il reste toujours des taches modestes à faire dans un grand ensemble; il suffit d'un peu d'imagination et de bonne volonté, de solidarité humaine. Désolant.

Reste à apprendre l'opinion de la direction de l'ESAT, aussi en rapport avec les relations qu'ils ont dû entretenir (comme indiqué par la loi) avec cette DRH et le chef de service.

Pour terminer et malheureusement, il y 7 ans, j'ai connu une situation comparable: avec AIR-FRANCE pour un salarié TH de notre entreprise adaptée, mis à leur disposition pendant 2 ans, dans le service entretien du siège à Roissy. Ils n'ont pas voulu embaucher, ni reconduire une nelle période de 2 ans, car il suffisait de lui confier d'autres taches dans le même service. Leur refus est intervenu à 15 jours de la fin des 2 ans, sur initiative de la responsable de leur mission handicap, alors que le Directeur de la Logistique était 100% d'accord pour reconduire le contrat de détachement. J'ai écrit une longue lettre au toujours PDG M. Spinetta, lui-même père d'une fille handicapée. J'ai dû envoyer une deusième lettre en LR, pour recevoir enfin, une réponse, pondu par son directeur de cabinet: langue de bois et se référant uniquement aux textes en vigueur.

Heureusement pour notre salarié (habitant Noisy le Sec avec un trop long trajet vers Taverny-TH-OISE), ns avons pu le faire intégrer à un autre EA près de son domicile.

Quelque temps après, dans le cadre d'une réunion du CNPF - 95, à Cergy, j'ai pu dire en face de la responsable de leur mission handicap et entouré de plusieurs personnes ce que je pensais de son attitude, de l'hypocrisie de sa part, par rapport à leur plan d'intégration PH qu'elle venait de présenter avec beaucoup de fierté.

Voilà la triste histoire, ancienne et actuelle, dans de grandes entreprises. Elles ne sont pas toutes ainsi, heureusement.

Si d'autres peuvent m'informer sur l'évolution du cas de Sandrine, je reste preneur.
Walter

Ecrit par : W.Salens | 03/02/2009

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