14/09/2011
OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !
Accepteriez-vous une vie sans relation sexuelle, alors que vous en avez le désir ? Accepteriez-vous, alors que c'est votre souhait, de ne pas connaître votre corps dans ce qu'il a de plus intime, de ne pas connaître celui de l'autre ? Aujourd'hui en France, des hommes et des femmes se trouvent privés de toute vie sexuelle parce que leur handicap les empêche d'accomplir certains gestes.
Accepteriez-vous d'être considéré comme un être asexué, désincarné, sans désir, ni besoins ? Les personnes en situation de handicap subissent de tels préjugés.
Accepteriez-vous d'accomplir un geste intime pour votre adolescent ou votre jeune adulte parce que son handicap l'empêche de le faire lui-même, alors que vous savez que l'épanouissement d'un individu passe par le respect de son intimité et de son corps ? Les parents d'adolescent(s) et de jeune(s) adulte(s) en situation de handicap sont confrontés à de telles situations.
Les professionnels qui accompagnent les personnes en situation de handicap se retrouvent, eux aussi, dans des situations difficiles et parfois même limites moralement et légalement : demande d'aide pour des gestes sexuels, de mise en relation avec un tiers, etc.
La vie affective et sexuelle de chaque être humain ne nécessite aucun accord ou autorisation a priori de qui que ce soit. L'accès à une vie affective et sexuelle constitue une liberté fondamentale et doit être un droit véritable et inaliénable pour tous.
Toute personne doit pouvoir recevoir l'assistance humaine éventuellement nécessaire à l'expression de sa sexualité. Aucune décision concernant la vie affective et sexuelle ne peut être prise par un tiers, si elle ne s'appuie pas sur le consentement éclairé de la personne.
Pour certaines personnes lourdement handicapées, cet accès à une vie affective et sexuelle passe par la mise en place de services d'accompagnement sexuel. Ces services seraient à la fois des lieux d'information, d'aide à la formulation de leur demande et de mise en relation avec un assistant sexuel.
Cet assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d'apprentissage et de découverte de l'intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle. Il pourrait aussi permettre l'acte sexuel entre deux personnes qui ne peuvent l'accomplir sans aide.
Le recours à un(e) assistant(e) sexuel(le) n'est pas LA seule solution à proposer aux personnes en situation de handicap mais il doit être un choix possible, librement consenti et éclairé, dans une relation humaine.
Or, l'assistance sexuelle est aujourd'hui assimilée à de la prostitution et ceux qui mettent en relation assistant(e) sexuel(le) et personne en situation de handicap à des proxénètes.
Pourtant, prostitution et assistance sexuelle se différencient sur plusieurs points, notamment :
● Les assistant(e)s sexuel(le)s suivent une rigoureuse procédure de recrutement et une formation à l'accompagnement sensuel et érotique.
● Les assistant(e)s sexuel(le)s sont formé(e)s pour permettre l'autonomie des personnes en situation de handicap dans la conduite de leur vie affective et sexuelle. Ils/elles animent ainsi des ateliers de séduction, d'estime de soi par l'estime de son corps, etc.
● Les séances d'assistance sexuelle font l'objet d'évaluations et d'analyses des pratiques professionnelles.
● Les assistant(e)s sexuel(le)s bénéficient d'un suivi psychologique individualisé.
Pour en finir avec les préjugés ;
Pour en finir avec les situations douloureuses, limites, illégales ;
Et pour construire une société ouverte à tous :
Le magazine Faire Face (1) et l'association CH(s)OSE (2) lancent un appel pour dire :
OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !
Faire Face (1) et l'association CH(s)OSE (2) invitent aujourd'hui chaque citoyen à soutenir et à signer cet appel.
Parmi les premiers signataires : Dominique Abel (réalisateur), Daniel Borrillo (professeur de droit à l'université de Paris Ouest, chercheur associé au CNRS), Pascal Bruckner (philosophe), Jean-Michel Carré (réalisateur), Philippe Caubère (comédien, auteur et metteur en scène), Jeanne Cherhal (chanteuse), François Cluzet (acteur), Grégory Cuilleron (cuisinier et animateur télé), Marie Darrieussecq (écrivain), Véronique Dubarry (élue EELV, Adjointe au maire de Paris en charge des personnes en situation de handicap), Éric Fassin (sociologue, professeur agrégé à l'École normale supérieure), Françoise Gil (sociologue), Fiona Gordon (réalisatrice), Jacques Grison (photographe), Marie-Élisabeth Handman (anthropologue, féministe), Gustave Kerven (réalisateur), Alain Kirili (sculpteur), Brigitte Lahaie (animatrice sur RMC), Stéphane Lavignotte (pasteur), Ariane Lopez-Huici (artiste photographe), Janine Mossuz-Lavau (politologue/sociologue), Yann Moix (écrivain), Ruwen Ogien (philosophe, directeur de recherches au CNRS), Mikael Quilliou (sociologue, responsable de projet à Buc-ressources), Pierre Rabhi (agroécologiste, écrivain), Jean-Luc Romero (Conseiller régional d'Île-de-France, PS), Jean-Pierre Sinapi (réalisateur), Bruno de Stabenrath (écrivain), Louis-Georges Tin (fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie), Richard Yung (sénateur des Français de l'étranger, PS)...
Plusieurs associations ont également déjà signé cet appel : Act-Up Paris, AIDES, Association [im]Patients Chroniques & Associés, Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM), Association des Paralysés de France (APF), Arcat (Association de recherche, de communication et d'action pour l'accès aux traitements), ASBH (Association nationale Spina Bifida et Handicaps Associés), Choisir sa vie, Ecole2demain, GIHP national, Groupe de réflexion et réseau pour l'accueil temporaire des personnes en situation de Handicap (Grath), GCSMS AIDER, Handi-Social, Jaccede.com, Les Amis du Bus des Femmes, Starting-Block, Le STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel)...
(1) Faire Face est LE mensuel d'informations spécialisé sur le handicap. Il s'adresse aux personnes en situation de handicap moteur et à leur famille et est édité par l'Association des Paralysés de France. Contact : faire-face@apf.asso.fr
(2) L'association CH(S)OSE, créée le 5 janvier 2011 à l'initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS), regroupe des personnes morales (APF, GIHP, CHA, ASBH, Choisir sa vie, Handivol...) et des personnes physiques. Elle a pour objectif de militer en faveur d'un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment à travers la création de services d'accompagnement sexuel. Contact : chs.ose@gmail.com
09:41 Publié dans Vie affective et sexuelle | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
| Tags : assistance sexuelle, chsose, apf, association des paralysés de france, handicap, sexualité, faire face |
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Commentaires
La vie sexuelle est normale chez l'Homme !
Donc pourquoi l'interdire à certains ?
Je suis handicapé inscrit à l'APF de charente maritime.
Ecrit par : Adam | 14/09/2011
Et si on se focalisait d'abord sur l'obligation d'isolement faite aux handicapés allocataires de l'AAH ? La question n'est pas inédite mais elle n'est jamais posée, et si elle n'est pas posée ni par les associations ni par le législateur, c'est qu'il doit y avoir quelque part une forme d'interdit, un tabou social. En tout cas, ça peut s'interpréter de cette façon. La misère sexuelle présumée des handicapés découle forcément de cet interdit. Quand je dis présumée c'est qu'on arrive à s'arranger, du moins quand on n'est pas trop abîmé ni trop coincé. Mon amie et moi habitons deux appartements voisins. Officiellement nous ne sommes pas ensemble. Cela veut dire que mon handicap me rendrait éligible à un accompagnement sexuel alors que j'ai une vie de couple. Seulement, cette vie de couple nous est interdite à mon amie et à moi, parce qu'une loi d'un pays qui se prend pour une république vient se dresser entre nous, et qu'un organisme qui traque les fraudeurs nous surveille à distance, par paperasses interposées ou par le biais de contrôles policiers. Est-ce normal ? Pour d'autres, il y a les petites annonces, l'internet et ses sites de rencontres spécialisés sont utiles à ça. Les partenaires ne sont pas si difficiles à trouver qu'on le croit, d'autant plus faciles à trouver qu'on se situe dans une sexualité limite. Eh oui, navré de pointer cet aspect de la chose. J'imagine mal, en tout cas, des personnels paramédicaux assumer ce rôle d'intervenant(e)s sexuell(e)s tout en menant une vie de couple et de parents. J'imagine que les célibataires et les homosexuels, bisexuels et transgenres seront éliminés par les fonctionnaires en charge de la sélection des candidatures. Notre pays n'est pas mûr pour ce genre d'expérience, notre pays est étranglé par sa bureaucratie et une vieille morale bourgeoise imposée à tous. N'est pas scandinave qui veut. Pour moi, la solution passe plutôt par le droit reconnu à la personne handicapée de vivre en couple sans risquer de perdre le bénéfice de l'AAH. Par la levée de cette restriction aux relents nauséabonds. C'est pour cela que je ne signe pas la pétition. Nous passons là à côté de la vraie question à poser, et une fois encore, on évite de la poser.
Ecrit par : Joyeux Drille | 15/09/2011
Cet appel est d'une grande hypocrisie, à demander l'assistanat sexuel pour les handicapés tout en continuant à stigmatiser (au moins implicitement) la prostitution pour le reste de la population.
Les besoins affectifs et sexuels des handicapés existent et sont légitimes. Ceux des autres aussi! Quid de tous les gens qui n'ont pas de vie affective et sexuelle, simplement parce qu'ils ne sont pas physiquement attrayants, ou qu'ils n'ont pas les compétences sociales suffisantes pour séduire? Eux n'auraient droit à rien? La prostitution est un service bien utile qui aide beaucoup de gens à vivre mieux, il faut arrêter de la stigmatiser et de rendre son exercice extraordinairement compliqué par des lois absurdes!
L'essentiel c'est que la prostitution soit pratiquée uniquement par des personnes majeures volontaires, dans de bonnes conditions de sécurité, d'hygiène, et de confort. C'est la prostitution forcée qu'il faut éviter à tout prix. Mais le code pénal criminalise déjà le vol, le viol, le travail forcé, le harcèlement, etc... toutes ces lois suffisent déjà à réprimer les situations de prostitution contrainte, il n'y a aucun besoin de criminaliser en plus le proxénétisme, ce qui a pour conséquence de rendre le travail des prostituées quasi-impossible et d'empêcher tout mise en place d'une offre de services décente (comme c'est le cas en Suisse, en Allemagne, en Espagne...).
Il faut supprimer la loi sur le proxénétisme, et cela aura pour conséquence immédiate de rendre l'assistanat sexuel possible. Malheureusement certains de nos députés semblent prendre le chemin inverse en proposant de pénaliser les clients de la prostitution!
Rien n'empêchera bien sûr d'exiger de la part des professionnels une formation spécifique s'ils veulent pouvoir offrir leurs services à des personnes vulnérables. Quant à faire rembourser de tels services par la sécu, je me contenterai de dire que c'est un débat indépendant de celui portant sur les conditions légales à mettre en place pour que ces services soient possibles.
Ecrit par : lostfrenchie | 15/09/2011
Cet appel ne vise pas à stigmatiser la prostitution. D'ailleurs les Amis du Bus des femmes et LE STRASS l'ont signé ! Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que dans d'autres pays (Pays-Bas, Allemagne, Suisse...) où l'assistance sexuelle est possible, elle est aussi pratiquée par des prostituées, formées et supervisées pour cela.
En tant que magazine qui s'adresse aux personnes en situation de handicap et association représentative de ces personnes pour CH(s)OSE, nous parlons au nom des personnes en situation de handicap ce qui est notre rôle. D'autres parlent au nom des prostituées.
Cordialement,
La rédaction
Ecrit par : La rédaction | 15/09/2011
LA SEXUALITE EST UN BESOIN "VITAL" POUR UN ETRE HUMAIN. Croyez-moi, je l'ai ressenti pendant ma très longue période de célibat. Un soir avec un ami, j'ai passé la frontière allemande en 2001 où en toute légalité dans une maison "spécialisée" dans la "chose", j'ai pu avoir mon premier plaisir avec la protection du "châpeau" obligatoire avec une jeune femme... Je suis rentré chez moi heureux et je me suis senti revivre... Je l'ai raconté à mes parents qui ont été contents pour moi... En 2005, je me suis marié avec une jolie jeune femme malgache qui m'a accepté avec mes roulettes au fesses ! MAIS combien de personnes ne trouveront jamais l'Amour et celà pour raison de non information, d'ignorance qu'un handicapé reste un humain de A à Z et non une bête de cirque que l'on ne doit pas fréquenter. Valides et heureux de l'être et dans l'espoir de le rester : "Changez votre mentalité". Merci
Ecrit par : FILLIUNG SEBASTIEN | 16/09/2011
Je suis mal informé sur le sujet, étant accompagnateur bénévole occasionnel, et a priori je comprends le sens de l'appel.
Mais je comprends également le développement de M. Adam de Charente Maritime et me demande s'il vaut mieux "mettre la charrue avant les boeufs" ou ne pas signer ... pour réclamer un autre appel avant (avec ?) celui-ci ?
Je souhaite que le débat avance vers une solution digne et responsable mais reste bien impuissant devant ce problème.
Espérons que les choses avanceront ...
Cordialement
Ecrit par : Vol Michel | 17/09/2011
je suis triplement ravi de m'associer à cet appel :
* d'abord intellectuellement et moralement€cherche une ont,
* parce que je suis moi-même en situation de handicap atteint d'une sclérose en plaques de forme évolutive,
* parce que je suis par ailleurs comédien et que je participe à la création dite de "petite forme",s'inscrivant précisément dans cette thématique et répondant au titre de "Dans ma chambre".
Ecrit par : Colmar Marc | 18/09/2011
Du très grand n'importe quoi...une tentative de maîtrise sur la sexualité d'autrui...confusion entre tendresse, affectivité, sensualité et sexe...mesure discriminatoire et inconstitutionnelle...
Ecrit par : george kaplan | 18/09/2011
C'est un débat difficile mais qui a le mérite d'exister.
Ecrit par : Sexualité | 21/09/2011
Bonjour,
Je vous prie de m'excuser d'être aussi direct. Vous trouvez que la tendresse est un devoir ?!... Je ne suis pas d'accord avec vous. En fait, c'est par l'Amour que l'on donne de la tendresse, par l'Amour de son prochain. Chez moi c'est naturel.
Je vous prie de m'excuser si je vous ai offensé mais suis ainsi fait.
Mes sentiments les meilleurs.
S.T
Ecrit par : Tillié | 02/10/2011
Moi j'ai signé,
A la lecture des commentaires je reconnais que ce n'est peut-être ni la première ni la meilleure chose à faire mais cela a le mérite d'exister.
En tant que père, j'ai été touché d'entendre mon jeune fils handicapé me dire qu'il faudrait l'aider pour un jour faire un bébé et devenir père a son tour.
C'est de mon point de vue un rite initiatique, un élément de construction identitaire dans lequel précisément aucun membre de sa famille ne devrait être amené à intervenir.
Alors oui, l'idée d'une assistance sexuelle, indépendante et respectueuse, me parait défendable.
Cordialement.
Ecrit par : Fred | 14/10/2011
moi je cherche un sosiattion qui hapy un assosiaton de handicap in maroc a ville de bouarfa
Ecrit par : lashab karima | 25/10/2011
J'applaudis au commentaire plein de bon sens de lostfrenchie, on peut prostituer son cerveau pour fabriquer des armes de destruction massive et l'on est bien vu ou prostituer son corps pour monnayer un bien être physique immédiat et là, c'est le scandale. J'ai cependant bien évidemment signé la pétition.
Ecrit par : Jean Pierre 35 | 26/10/2011
OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !
Tout à fait d'accord ! Déjà qu'ils ne peuvent plus profiter de certaines choses. Ca leur ferait une compensation énorme.
Mais j'ai bien peur que cetain "bien pensant" , bien incapable d'imaginer ce que c'est que de vivre le handicap, vont essayer de culpabilser les partisans de cela.
Il faudrait peut être aussi arrêter de voir la sexualité comme une chose "sale" ou choquante !
Ecrit par : Lachuer Yves | 04/11/2011
Il faut connaitre un handicapé ou vivre le handicap pour comprendre ce que c'est pour certains...
Pour d'autres, il leur suffit de comprendre, de se mettre facilement à la place...donc je ne vois pas pourquoi il faudrait mal juger cela. Les handicapés ont des droits aussi et ont le droit de vivre comme les autres et si leurs vies peuvent être améliorées grâce aux autres c'est très bien. Il ne faut pas oublier non plus que tout le monde peut à son tour subir un handicap dans sa vie alors il faut y penser...et ne pas être égoïste.
Ecrit par : B | 09/11/2011
Oui à l'assistance pour aider un couple à concevoir un enfant.
Non à l'assistance pour le plaisir égoïste, sans amour entre deux personnes.
Ecrit par : C | 23/11/2011
Bonsoir à tous,
Je suis handicapé psychique, atteint d'un syndrome anxio-dépressif. Mon apparence est celle de Monsieur Tout le monde, mais je souffre d'immaturité affective. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir trouvé une personne qui me correspond, mais pendant longtemps, ma solitude affective et sexuelle a été une terrible souffrance. En lisant tous ces posts, je suis effectivement convaincu qu'il faut élargir le débat à la question des travailleurs du sexe (horriblement appelés prostitués). Cette profession est stigmatisée au nom des croyances spirituelles judéo-chrétiennes ancrées chez nos concitoyens, mais je trouve cela tout à fait dommage. En quoi le fait de permettre à quelqu'un de faire fonctionner une fonction essentielle du corps humain - sa sexualité - serait un comportement déviant ? Les membres du STRASS ne me semblent pas, sauf erreur de ma part, réclamer l'abolition de la prostitution. Arrêtons de décider ce qui est bien ou mal à la place des autres ! Il s'agit d'une démarche librement consentie entre personnes adultes. Et une spécialité "handicap" serait à mon sens une façon intéressante de valoriser la profession.
Ecrit par : Bruno | 08/12/2011
bonjour à tous,
je suis handicapé (80%) et pourtant je ne comprend pas cette demande. Vous recherchez quoi des prostitués à tarif réduit en présentant votre carte d'invalidité ??
L'amour ne s'achète pas, pour le reste un petit tour sur vivastreet rubrique rencontre coquine contre espèce comme tout le monde en somme. Nous "les handicapés" ne voulons pas être stigmatisés, nous ne voulons pas nous sentir exclus, alors pourquoi demander des lois qui le font ???? Vous voulez "tirer un coup" prenez des risques comme tout le monde. Vous voulez être aimé ou avoir un enfant c'est un tout autre débat et c'est pas avec des assistantes sexuelles que vous aurez ça
Ecrit par : laurent | 19/12/2011
Des aides soignants ou des infirmiers, des kinés, voire des aides à domicile font parfois face à ce genre de requêtes de la part de personnes handicapées auxquelles elles donnent des soins, ce n'est pas toujours simple.
Et on voit bien que ces requêtes n'ont parfois rien de grivois ni de malhonnête d'aucune des deux parties.
Il y a beaucoup d'attente et parfois de souffrance chez des personnes qui en sont privées du fait de leur perte de mobilité.
Je suis un soignant et j'ai accédé pendant quelques mois aux requêtes (de caresses intimes) d'une dame très handicapée par une maladie neurologique évolutive(et j'étais déjà marié!), ça a été notre secret, mais j'avoue que ce n'est pas facile du tout au départ, il ne faut pas oublier le respect dû à la personne, alors je me suis dit qu'il fallait donner sans penser à soi.
Mais j'étais tout de même en tant qu'homme ou personne valide dans la crainte d'un abus de faiblesse de ma part , bien qu'elle me l'ait demandé, bien qu'elle m'ait aussi tranquillisé (elle n'avait ni mobilité ni capacité de se servir correctement de ses membres supérieurs),
Je ne suis donc pas défavorable, mais il faut prendre garde aux dérives car il s'agit tout de même de part et d'autres d'êtres humains qu'il soit donneur ou receveur de ce genre de prestations.
Ecrit par : IDE24 | 31/12/2011
Je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes aimeraient faire ce travail d'assistant.
Peut-être faudrait-il poser la question aux différents soignants avant de faire une loi qui serait inapplicable faute de personnes pour la mettre en application ?
Ecrit par : bea | 21/01/2012
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