14/09/2011

OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !

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Accepteriez-vous une vie sans relation sexuelle, alors que vous en avez le désir ? Accepteriez-vous, alors que c'est votre souhait, de ne pas connaître votre corps dans ce qu'il a de plus intime, de ne pas connaître celui de l'autre ? Aujourd'hui en France, des hommes et des femmes se trouvent privés de toute vie sexuelle parce que leur handicap les empêche d'accomplir certains gestes.

Accepteriez-vous d'être considéré comme un être asexué, désincarné, sans désir, ni besoins ? Les personnes en situation de handicap subissent de tels préjugés.

Accepteriez-vous d'accomplir un geste intime pour votre adolescent ou votre jeune adulte parce que son handicap l'empêche de le faire lui-même, alors que vous savez que l'épanouissement d'un individu passe par le respect de son intimité et de son corps ? Les parents d'adolescent(s) et de jeune(s) adulte(s) en situation de handicap sont confrontés à de telles situations.

Les professionnels qui accompagnent les personnes en situation de handicap se retrouvent, eux aussi, dans des situations difficiles et parfois même limites moralement et légalement : demande d'aide pour des gestes sexuels, de mise en relation avec un tiers, etc.

La vie affective et sexuelle de chaque être humain ne nécessite aucun accord ou autorisation a priori de qui que ce soit. L'accès à une vie affective et sexuelle constitue une liberté fondamentale et doit être un droit véritable et inaliénable pour tous.

Toute personne doit pouvoir recevoir l'assistance humaine éventuellement nécessaire à l'expression de sa sexualité. Aucune décision concernant la vie affective et sexuelle ne peut être prise par un tiers, si elle ne s'appuie pas sur le consentement éclairé de la personne.

Pour certaines personnes lourdement handicapées, cet accès à une vie affective et sexuelle passe par la mise en place de services d'accompagnement sexuel. Ces services seraient à la fois des lieux d'information, d'aide à la formulation de leur demande et de mise en relation avec un assistant sexuel.

Cet assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d'apprentissage et de découverte de l'intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle. Il pourrait aussi permettre l'acte sexuel entre deux personnes qui ne peuvent l'accomplir sans aide.

Le recours à un(e) assistant(e) sexuel(le) n'est pas LA seule solution à proposer aux personnes en situation de handicap mais il doit être un choix possible, librement consenti et éclairé, dans une relation humaine.

Or, l'assistance sexuelle est aujourd'hui assimilée à de la prostitution et ceux qui mettent en relation assistant(e) sexuel(le) et personne en situation de handicap à des proxénètes.

Pourtant, prostitution et assistance sexuelle se différencient sur plusieurs points, notamment :

● Les assistant(e)s sexuel(le)s suivent une rigoureuse procédure de recrutement et une formation à l'accompagnement sensuel et érotique.

● Les assistant(e)s sexuel(le)s sont formé(e)s pour permettre l'autonomie des personnes en situation de handicap dans la conduite de leur vie affective et sexuelle. Ils/elles animent ainsi des ateliers de séduction, d'estime de soi par l'estime de son corps, etc.

● Les séances d'assistance sexuelle font l'objet d'évaluations et d'analyses des pratiques professionnelles.

● Les assistant(e)s sexuel(le)s bénéficient d'un suivi psychologique individualisé.

Pour en finir avec les préjugés ;

Pour en finir avec les situations douloureuses, limites, illégales ;

Et pour construire une société ouverte à tous :

Le magazine Faire Face (1) et l'association CH(s)OSE (2) lancent un appel pour dire :

OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !

Faire Face (1) et l'association CH(s)OSE (2) invitent aujourd'hui chaque citoyen à soutenir et à signer cet appel.

Parmi les premiers signataires : Dominique Abel (réalisateur), Daniel Borrillo (professeur de droit à l'université de Paris Ouest, chercheur associé au CNRS), Pascal Bruckner (philosophe), Jean-Michel Carré (réalisateur), Philippe Caubère (comédien, auteur et metteur en scène), Jeanne Cherhal (chanteuse), François Cluzet (acteur), Grégory Cuilleron (cuisinier et animateur télé), Marie Darrieussecq (écrivain), Véronique Dubarry (élue EELV, Adjointe au maire de Paris en charge des personnes en situation de handicap), Éric Fassin (sociologue, professeur agrégé à l'École normale supérieure), Françoise Gil (sociologue), Fiona Gordon (réalisatrice), Jacques Grison (photographe), Marie-Élisabeth Handman (anthropologue, féministe), Gustave Kerven (réalisateur), Alain Kirili (sculpteur), Brigitte Lahaie (animatrice sur RMC), Stéphane Lavignotte (pasteur), Ariane Lopez-Huici (artiste photographe), Janine Mossuz-Lavau (politologue/sociologue), Yann Moix (écrivain), Ruwen Ogien (philosophe, directeur de recherches au CNRS), Mikael Quilliou (sociologue, responsable de projet à Buc-ressources), Pierre Rabhi (agroécologiste, écrivain), Jean-Luc Romero (Conseiller régional d'Île-de-France, PS), Jean-Pierre Sinapi (réalisateur), Bruno de Stabenrath (écrivain), Louis-Georges Tin (fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie), Richard Yung (sénateur des Français de l'étranger, PS)...

Plusieurs associations ont également déjà signé cet appel : Act-Up Paris, AIDES, Association [im]Patients Chroniques & Associés, Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM), Association des Paralysés de France (APF), Arcat (Association de recherche, de communication et d'action pour l'accès aux traitements), ASBH (Association nationale Spina Bifida et Handicaps Associés), Choisir sa vie, Ecole2demain, GIHP national, Groupe de réflexion et réseau pour l'accueil temporaire des personnes en situation de Handicap (Grath), GCSMS AIDER, Handi-Social, Jaccede.com, Les Amis du Bus des Femmes, Starting-Block, Le STRASS (Syndicat du TRAvail Sexuel)...

(1) Faire Face est LE mensuel d'informations spécialisé sur le handicap. Il s'adresse aux personnes en situation de handicap moteur et à leur famille et est édité par l'Association des Paralysés de France. Contact : faire-face@apf.asso.fr

(2) L'association CH(S)OSE, créée le 5 janvier 2011 à l'initiative du Collectif Handicaps et Sexualités (CHS), regroupe des personnes morales (APF, GIHP, CHA, ASBH, Choisir sa vie, Handivol...) et des personnes physiques. Elle a pour objectif de militer en faveur d'un accès effectif à la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap, notamment à travers la création de services d'accompagnement sexuel. Contact : chs.ose@gmail.com

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Commentaires

La vie sexuelle est normale chez l'Homme !
Donc pourquoi l'interdire à certains ?

Je suis handicapé inscrit à l'APF de charente maritime.

Écrit par : Adam | 14/09/2011

Et si on se focalisait d'abord sur l'obligation d'isolement faite aux handicapés allocataires de l'AAH ? La question n'est pas inédite mais elle n'est jamais posée, et si elle n'est pas posée ni par les associations ni par le législateur, c'est qu'il doit y avoir quelque part une forme d'interdit, un tabou social. En tout cas, ça peut s'interpréter de cette façon. La misère sexuelle présumée des handicapés découle forcément de cet interdit. Quand je dis présumée c'est qu'on arrive à s'arranger, du moins quand on n'est pas trop abîmé ni trop coincé. Mon amie et moi habitons deux appartements voisins. Officiellement nous ne sommes pas ensemble. Cela veut dire que mon handicap me rendrait éligible à un accompagnement sexuel alors que j'ai une vie de couple. Seulement, cette vie de couple nous est interdite à mon amie et à moi, parce qu'une loi d'un pays qui se prend pour une république vient se dresser entre nous, et qu'un organisme qui traque les fraudeurs nous surveille à distance, par paperasses interposées ou par le biais de contrôles policiers. Est-ce normal ? Pour d'autres, il y a les petites annonces, l'internet et ses sites de rencontres spécialisés sont utiles à ça. Les partenaires ne sont pas si difficiles à trouver qu'on le croit, d'autant plus faciles à trouver qu'on se situe dans une sexualité limite. Eh oui, navré de pointer cet aspect de la chose. J'imagine mal, en tout cas, des personnels paramédicaux assumer ce rôle d'intervenant(e)s sexuell(e)s tout en menant une vie de couple et de parents. J'imagine que les célibataires et les homosexuels, bisexuels et transgenres seront éliminés par les fonctionnaires en charge de la sélection des candidatures. Notre pays n'est pas mûr pour ce genre d'expérience, notre pays est étranglé par sa bureaucratie et une vieille morale bourgeoise imposée à tous. N'est pas scandinave qui veut. Pour moi, la solution passe plutôt par le droit reconnu à la personne handicapée de vivre en couple sans risquer de perdre le bénéfice de l'AAH. Par la levée de cette restriction aux relents nauséabonds. C'est pour cela que je ne signe pas la pétition. Nous passons là à côté de la vraie question à poser, et une fois encore, on évite de la poser.

Écrit par : Joyeux Drille | 15/09/2011

Cet appel est d'une grande hypocrisie, à demander l'assistanat sexuel pour les handicapés tout en continuant à stigmatiser (au moins implicitement) la prostitution pour le reste de la population.

Les besoins affectifs et sexuels des handicapés existent et sont légitimes. Ceux des autres aussi! Quid de tous les gens qui n'ont pas de vie affective et sexuelle, simplement parce qu'ils ne sont pas physiquement attrayants, ou qu'ils n'ont pas les compétences sociales suffisantes pour séduire? Eux n'auraient droit à rien? La prostitution est un service bien utile qui aide beaucoup de gens à vivre mieux, il faut arrêter de la stigmatiser et de rendre son exercice extraordinairement compliqué par des lois absurdes!
L'essentiel c'est que la prostitution soit pratiquée uniquement par des personnes majeures volontaires, dans de bonnes conditions de sécurité, d'hygiène, et de confort. C'est la prostitution forcée qu'il faut éviter à tout prix. Mais le code pénal criminalise déjà le vol, le viol, le travail forcé, le harcèlement, etc... toutes ces lois suffisent déjà à réprimer les situations de prostitution contrainte, il n'y a aucun besoin de criminaliser en plus le proxénétisme, ce qui a pour conséquence de rendre le travail des prostituées quasi-impossible et d'empêcher tout mise en place d'une offre de services décente (comme c'est le cas en Suisse, en Allemagne, en Espagne...).

Il faut supprimer la loi sur le proxénétisme, et cela aura pour conséquence immédiate de rendre l'assistanat sexuel possible. Malheureusement certains de nos députés semblent prendre le chemin inverse en proposant de pénaliser les clients de la prostitution!

Rien n'empêchera bien sûr d'exiger de la part des professionnels une formation spécifique s'ils veulent pouvoir offrir leurs services à des personnes vulnérables. Quant à faire rembourser de tels services par la sécu, je me contenterai de dire que c'est un débat indépendant de celui portant sur les conditions légales à mettre en place pour que ces services soient possibles.

Écrit par : lostfrenchie | 15/09/2011

Cet appel ne vise pas à stigmatiser la prostitution. D'ailleurs les Amis du Bus des femmes et LE STRASS l'ont signé ! Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que dans d'autres pays (Pays-Bas, Allemagne, Suisse...) où l'assistance sexuelle est possible, elle est aussi pratiquée par des prostituées, formées et supervisées pour cela.
En tant que magazine qui s'adresse aux personnes en situation de handicap et association représentative de ces personnes pour CH(s)OSE, nous parlons au nom des personnes en situation de handicap ce qui est notre rôle. D'autres parlent au nom des prostituées.
Cordialement,
La rédaction

Écrit par : La rédaction | 15/09/2011

LA SEXUALITE EST UN BESOIN "VITAL" POUR UN ETRE HUMAIN. Croyez-moi, je l'ai ressenti pendant ma très longue période de célibat. Un soir avec un ami, j'ai passé la frontière allemande en 2001 où en toute légalité dans une maison "spécialisée" dans la "chose", j'ai pu avoir mon premier plaisir avec la protection du "châpeau" obligatoire avec une jeune femme... Je suis rentré chez moi heureux et je me suis senti revivre... Je l'ai raconté à mes parents qui ont été contents pour moi... En 2005, je me suis marié avec une jolie jeune femme malgache qui m'a accepté avec mes roulettes au fesses ! MAIS combien de personnes ne trouveront jamais l'Amour et celà pour raison de non information, d'ignorance qu'un handicapé reste un humain de A à Z et non une bête de cirque que l'on ne doit pas fréquenter. Valides et heureux de l'être et dans l'espoir de le rester : "Changez votre mentalité". Merci

Écrit par : FILLIUNG SEBASTIEN | 16/09/2011

Je suis mal informé sur le sujet, étant accompagnateur bénévole occasionnel, et a priori je comprends le sens de l'appel.
Mais je comprends également le développement de M. Adam de Charente Maritime et me demande s'il vaut mieux "mettre la charrue avant les boeufs" ou ne pas signer ... pour réclamer un autre appel avant (avec ?) celui-ci ?
Je souhaite que le débat avance vers une solution digne et responsable mais reste bien impuissant devant ce problème.
Espérons que les choses avanceront ...
Cordialement

Écrit par : Vol Michel | 17/09/2011

je suis triplement ravi de m'associer à cet appel :
* d'abord intellectuellement et moralement€cherche une ont,
* parce que je suis moi-même en situation de handicap atteint d'une sclérose en plaques de forme évolutive,
* parce que je suis par ailleurs comédien et que je participe à la création dite de "petite forme",s'inscrivant précisément dans cette thématique et répondant au titre de "Dans ma chambre".

Écrit par : Colmar Marc | 18/09/2011

Du très grand n'importe quoi...une tentative de maîtrise sur la sexualité d'autrui...confusion entre tendresse, affectivité, sensualité et sexe...mesure discriminatoire et inconstitutionnelle...

Écrit par : george kaplan | 18/09/2011

C'est un débat difficile mais qui a le mérite d'exister.

Écrit par : Sexualité | 21/09/2011

Bonjour,
Je vous prie de m'excuser d'être aussi direct. Vous trouvez que la tendresse est un devoir ?!... Je ne suis pas d'accord avec vous. En fait, c'est par l'Amour que l'on donne de la tendresse, par l'Amour de son prochain. Chez moi c'est naturel.
Je vous prie de m'excuser si je vous ai offensé mais suis ainsi fait.
Mes sentiments les meilleurs.
S.T

Écrit par : Tillié | 02/10/2011

Moi j'ai signé,
A la lecture des commentaires je reconnais que ce n'est peut-être ni la première ni la meilleure chose à faire mais cela a le mérite d'exister.
En tant que père, j'ai été touché d'entendre mon jeune fils handicapé me dire qu'il faudrait l'aider pour un jour faire un bébé et devenir père a son tour.
C'est de mon point de vue un rite initiatique, un élément de construction identitaire dans lequel précisément aucun membre de sa famille ne devrait être amené à intervenir.

Alors oui, l'idée d'une assistance sexuelle, indépendante et respectueuse, me parait défendable.

Cordialement.

Écrit par : Fred | 14/10/2011

moi je cherche un sosiattion qui hapy un assosiaton de handicap in maroc a ville de bouarfa

Écrit par : lashab karima | 25/10/2011

J'applaudis au commentaire plein de bon sens de lostfrenchie, on peut prostituer son cerveau pour fabriquer des armes de destruction massive et l'on est bien vu ou prostituer son corps pour monnayer un bien être physique immédiat et là, c'est le scandale. J'ai cependant bien évidemment signé la pétition.

Écrit par : Jean Pierre 35 | 26/10/2011

OUI à l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap en France !
Tout à fait d'accord ! Déjà qu'ils ne peuvent plus profiter de certaines choses. Ca leur ferait une compensation énorme.
Mais j'ai bien peur que cetain "bien pensant" , bien incapable d'imaginer ce que c'est que de vivre le handicap, vont essayer de culpabilser les partisans de cela.
Il faudrait peut être aussi arrêter de voir la sexualité comme une chose "sale" ou choquante !

Écrit par : Lachuer Yves | 04/11/2011

Il faut connaitre un handicapé ou vivre le handicap pour comprendre ce que c'est pour certains...
Pour d'autres, il leur suffit de comprendre, de se mettre facilement à la place...donc je ne vois pas pourquoi il faudrait mal juger cela. Les handicapés ont des droits aussi et ont le droit de vivre comme les autres et si leurs vies peuvent être améliorées grâce aux autres c'est très bien. Il ne faut pas oublier non plus que tout le monde peut à son tour subir un handicap dans sa vie alors il faut y penser...et ne pas être égoïste.

Écrit par : B | 09/11/2011

Oui à l'assistance pour aider un couple à concevoir un enfant.
Non à l'assistance pour le plaisir égoïste, sans amour entre deux personnes.

Écrit par : C | 23/11/2011

Bonsoir à tous,
Je suis handicapé psychique, atteint d'un syndrome anxio-dépressif. Mon apparence est celle de Monsieur Tout le monde, mais je souffre d'immaturité affective. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir trouvé une personne qui me correspond, mais pendant longtemps, ma solitude affective et sexuelle a été une terrible souffrance. En lisant tous ces posts, je suis effectivement convaincu qu'il faut élargir le débat à la question des travailleurs du sexe (horriblement appelés prostitués). Cette profession est stigmatisée au nom des croyances spirituelles judéo-chrétiennes ancrées chez nos concitoyens, mais je trouve cela tout à fait dommage. En quoi le fait de permettre à quelqu'un de faire fonctionner une fonction essentielle du corps humain - sa sexualité - serait un comportement déviant ? Les membres du STRASS ne me semblent pas, sauf erreur de ma part, réclamer l'abolition de la prostitution. Arrêtons de décider ce qui est bien ou mal à la place des autres ! Il s'agit d'une démarche librement consentie entre personnes adultes. Et une spécialité "handicap" serait à mon sens une façon intéressante de valoriser la profession.

Écrit par : Bruno | 08/12/2011

bonjour à tous,

je suis handicapé (80%) et pourtant je ne comprend pas cette demande. Vous recherchez quoi des prostitués à tarif réduit en présentant votre carte d'invalidité ??

L'amour ne s'achète pas, pour le reste un petit tour sur vivastreet rubrique rencontre coquine contre espèce comme tout le monde en somme. Nous "les handicapés" ne voulons pas être stigmatisés, nous ne voulons pas nous sentir exclus, alors pourquoi demander des lois qui le font ???? Vous voulez "tirer un coup" prenez des risques comme tout le monde. Vous voulez être aimé ou avoir un enfant c'est un tout autre débat et c'est pas avec des assistantes sexuelles que vous aurez ça

Écrit par : laurent | 19/12/2011

Des aides soignants ou des infirmiers, des kinés, voire des aides à domicile font parfois face à ce genre de requêtes de la part de personnes handicapées auxquelles elles donnent des soins, ce n'est pas toujours simple.
Et on voit bien que ces requêtes n'ont parfois rien de grivois ni de malhonnête d'aucune des deux parties.
Il y a beaucoup d'attente et parfois de souffrance chez des personnes qui en sont privées du fait de leur perte de mobilité.
Je suis un soignant et j'ai accédé pendant quelques mois aux requêtes (de caresses intimes) d'une dame très handicapée par une maladie neurologique évolutive(et j'étais déjà marié!), ça a été notre secret, mais j'avoue que ce n'est pas facile du tout au départ, il ne faut pas oublier le respect dû à la personne, alors je me suis dit qu'il fallait donner sans penser à soi.
Mais j'étais tout de même en tant qu'homme ou personne valide dans la crainte d'un abus de faiblesse de ma part , bien qu'elle me l'ait demandé, bien qu'elle m'ait aussi tranquillisé (elle n'avait ni mobilité ni capacité de se servir correctement de ses membres supérieurs),

Je ne suis donc pas défavorable, mais il faut prendre garde aux dérives car il s'agit tout de même de part et d'autres d'êtres humains qu'il soit donneur ou receveur de ce genre de prestations.

Écrit par : IDE24 | 31/12/2011

Je ne suis pas sûre que beaucoup de personnes aimeraient faire ce travail d'assistant.
Peut-être faudrait-il poser la question aux différents soignants avant de faire une loi qui serait inapplicable faute de personnes pour la mettre en application ?

Écrit par : bea | 21/01/2012

je vous remmercie pour cette initiative d'autant plus que cette question de la sexualité des personnes en situation de handicap semble un véritable tabou dans notre socite et je voudrai comment vous parvenez a aider ce genre de personnes.COURAGE!

Écrit par : gahungu | 09/03/2012

Bonjour je suis handicapé moteur et je commence mon intervention par ça alors i deux mois j ai drague une meuf elle m à fait savoir comme quoi notre relation serait impossible voir déséquilibre et en plus qu elle ne pourra pas supporter le regard de la société qu elle serait gêner donc en somme elle me conseil de te chercher une personne comme handicapé aussi.pour finir elle m à dit j aurais de te présenter à mes copines.j étais outré j ai mm failli me suicider j avais e coeur fendu .dans ma vie j ai tjrs tenté comme les autres personnes à statuer et c est tjrs un échec faut de mon handicap comme l amour est lié aux pieds et comme si j avais choisi mon sort.je suis déçu de la vie.

Écrit par : namara | 23/03/2012

je suis pour les assistants

Écrit par : ferrier | 10/04/2012

Cérébrolésé depuis plus de 20 ans, je n'ai jamais eu de relations(sexuelles ou affectives) avec une autre personne. J'ai 32 ans aujourd'hui.
J'ai tout misé sur le travail... J'y pense parfois mais je me dis que ce n'est pas fait pour moi.
Si une telle question peut faire évoluer le détat, pourquoi pas.

Savoir s'il faut être pour ou contre, j'ai du mal à trancher.

Écrit par : laurent | 17/05/2012

Bonjour,

Je ne signe pas, désolée.

Trop de choses me gênent dans cet appel.
L'impression de mettre tous les handicaps dans le "même panier".
L'impression qu'on prend le problème dans le mauvais sens. Pourquoi ne pas permettre aux personnes handicapées de sortir, faire des rencontres, par elles-mêmes, comme tout le monde, l'égalité c'est cela.

Ce que vous faites ou tentez de faire c'est cela de la discrimination, c'est accentuer la différence. Les personnes handicapées sont capables de trouver des compagnons et des compagnes et d'avoir une sexualité.

C'est maladroit et fort pervers cet appel. Une porte ouverte à de nouvelles violences sur les personnes handicapées, une porte ouverte aussi à la prostitution et à une dégradation de l'image de soi pour les personnes handicapées : "pour obtenir de l’affection ou de la sexualité, tu dois payer !"

Ouch, ça fait drôlement mal...

Écrit par : Sandrine Apers | 02/08/2012

Il me parait normal que les handicapé(es) aient droit au plaisir sexuel. je ne suis pas choqué par la notion d'assistant sexuel. Je suis d'ailleurs à disposition d'hommes ou de femmes handicapés pour leur offrir sans contre-partie (juste leur sympathie et leur sourire) des moments sensuels et calins. c'est avec plaisir que je leur apporterait ce que chacun d'entre nous apprécie à juste titre.

Écrit par : olivier16 | 16/08/2012

Cette pétition arrive enfin et je suis fier de la signer. La sexualité des personnes handicapées aurait du être abordée depuis de nombreuses années. Malheureusement des personnes voulant donner des leçons de morale arrivent toujours à s'imposer. Il en est parfois de même dans les professions qui concernent les PH "éducateurs ou responsables" de ces personnes handicapées.
La question de prostitution abordée par certain est ridicule dans la mesure où ces aides à la sexualité sont volontaires. D'autres opposants veulent faire croire que la personne handicapée trouvera un conjoint avec facilité alors que pour certains handicaps, il est impossible d'avoir des relations sans l'aide d'une personne aidante.
La france comme d'habitude est toujours très en retard dans ces domaines particuliers et aussi dans les domaines en général des personnes handicapées. Pour être allé dans d'autres pays comme le Canada, je peux vous assurer que nous passons pour des ringards bien en retard

Écrit par : MEURET | 08/09/2012

la perssone dois pas vraiment a d p je suis 100% Cest plus dérengent davoire des perssonées "pour m faire ma toillette INTIME il y des moments comme toutes femmes onts des démansionts je vuex drais demander un géste pour me soullageé"
je nais pas rellationt sexuelle, q'ué se que veux afective dans ce contéste Là.je suis dans la cinqu'ans si je savais qui il y a!! DIRAS OUI.
SOYEZ COURRAGEUX

Écrit par : reiemerm | 09/09/2012

Cette assistance sexuelle fait bien évidemment parti du Mouvement Socialiste Alternatif (http://msafrance.blogcitoyen.fr/programme/#societe)
C'est une nécessité pour chaque français puisse avoir les mêmes droits.
Merci à l'APF de faire de magnifique sensibilisation à ce sujet.
Allez voir le film "the sessions", il paraît qu'il est très bien. En espérant que cela ouvre un peu les yeux de notre gouvernement...

Écrit par : Blondeau Alexis | 08/03/2013

Problème complexe s'il en est...
Il faut faire deux distinctions : la personne qui ne peut pas se "soulager" par elle même et les autres.
Dans le premier cas, c'est un besoin physiologique de base qui doit impérativement être satisfait sous peines de conséquences psychologiques et parfois physiologiques. Partant de là et si on ne demande pas au corps médical de s'en charger (ce que je comprends parfaitement), il faut bien que quelqu'un le fasse et le recours à un assistant est donc essentiel. De plus en tant que besoin de base, la prise en charge ne me choquerait pas, surtout vues les ressources des personnes handicapées.
Pour ceux qui ont un degré d'invalidité moindre, le problème est plus délicat, car ce n'est plus celui de la satisfaction d'un besoin comme la faim, mais celui d'un accès à une meilleure vie sociale. Nous ne pouvons pas forcément aller où nous voulons, et la désirabilité de nos corps est bien plus atteinte que simplement à cause d'un physique ingrat, puisque notre apparence induit souvent une appréhension viscérale chez la personne valide. Il y a heureusement quelques personnes qui parviennent à dépasser ça et sont prêtes à apporter leur tendresse aux autres. Le problème c'est la monnétisation de ce fait. et le fait qu'une formation est préférable. Il ne reste pas moins que si des personnes sont prêtes à apporter leur assistance, il ne faudrait pas les empêcher. Je pense que si les "prestations" ne doivent pas être remboursées pour une personne un tant soit peu valide, la formation elle devrait l'être pour ne pas brider les bonnes volontés.
Concernant le risque de prostitution, il faut avoir conscience que les "rapports" considérés ne peuvent être réduits à "une passe" surtout pour une "cliente". Cela nécessite du temps, incompatible avec une logique de rentabilité de prostitution classique. Il faudrait donc réduire la rémunération au remboursement des frais de transport et, tout de même, à un forfait horaire compensatoire modéré pour le temps qu'a pris la personne pour cette activité, sans que ce soit incitatif à l'exercer pour des motifs purement financiers. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans la plupart des pays où c'est autorisé, et où cette activité n'est pas pour l'assistant la source de revenus principale.
Enfin, si la confusion existe entre amour et sexualité c'est parce que nous sommes souvent privés des contacts physiques les plus élémentaires. Or, c'est un besoin qui ne se réduit pas au besoin sexuel proprement dit, mais à un besoin de chaleur humaine et de tendresse qui nous est refusé. Quand le simple fait d'être pris dans des bras est exceptionnel, le contact physique prend une toute autre dimension dont beaucoup de personnes valides n'ont pas conscience. De plus nos rares amants s'accordent généralement pour dire que nous sommes plus dans la sensualité. Ce n'est pas pour rien
Malgré un désir lancinant, je n'ai jamais eu (encore) recours à une prostituée pour certaines raisons qui lancent sur un autre débat, mais surtout parce que je ne crois pas qu'elles m'accorderaient cette sensualité, cette tendresse et ce temps que je demande...

Écrit par : Olivier | 04/04/2013

J'ai lu tous vo commentaire je sui moi même handicape depui biento 2 ans je n'accepte pa mon handicap je n'ai plus de vie intimes avec mon mari je n'en resen pa le désir je sui dans le plus grand désespoir j'ai besoin d'aide et de conseil

Écrit par : Julie | 17/09/2013

Bonjour,
J'admire les personnes ayant comme travail d'assistante sexuelle. Les handicapés ont besoin de leurs soutiens pour pouvoir s'épanouir sexuellement.
Loveandmag

Écrit par : Daniel | 05/03/2014

Un article de sept 2011 qui trouve une seconde vie par le commentaire de Daniel ce 5 mars 2014, merci Daniel. Ce qui me donne l'occasion de penser que les pétitions sont vraiment vieux jeu pour une problématique aussi large et délicate. J'en profite pour estimer que CH(s)OSE a été peu active: en février 2013 j'ai assisté à une réunion publique à Paris, depuis vraiment pas grand chose. Je le regrette. Intéressant de regarder l'évolution sur le plan politique en Wallonie (Belgique comme tout le monde sait) sur ce sujet. Et par ailleurs un des co-fondateurs de CH(s)OSE a crée son association dans l' Est du Pays. Son nom: M.Nuss. A suivre sur le Net.

Écrit par : Walter Salens | 06/03/2014

Bonjour,
C'est tout simplement une discrimination de ne pas accepter le droit aux sexes chez les handicapés. Je pense même que cela leur remonterait leur confiance en eux. S'ils n'ont pas de partenaire, on leur propose un sextoy : pourquoi pas?

Écrit par : pascal | 19/05/2014

bonjour a tous
oui je pense que cela devrais ce concrétiser .
elle passe cette loi
pour le dignité et égalité de TOUS.

Écrit par : courmont | 28/07/2014

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