26/09/2011
L’Agefiph va arrêter de financer le dispositif d’accompagnement des étudiants handicapés
L’Agefiph va mettre fin aux Actions vers l’emploi des étudiants handicapés (A2EH) à la fin de l’année. Ainsi en a décidé son conseil d’administration, le 13 septembre. Ce dispositif de soutien et d’accompagnement, qui concerne chaque année quelque 800 étudiants en cours de cursus ou en fin d'études, est animé par des prestataires, financés par l’Agefiph, en fonction de leurs résultats. « L’association nous verse 850 € à chaque fois qu’un jeune que nous accompagnons décroche un emploi ou un stage », précise Emmanuel Patrier, le directeur d’Handisup Auvergne. Ce dispositif sera-t-il remplacé par un autre ? « La prochaine offre de services Agefiph étant toujours en cours de définition et d'élaboration, nous préférons attendre sa validation définitive pour répondre à vos questions », nous a fait savoir l’Agefiph. On peut toutefois en douter.
Recettes en baisse, charges en hausse
L’heure est en effet aux restrictions budgétaires à l’Agefiph. Ses recettes – les contributions versées par les employeurs ne respectant pas l’objectif légal de 6% de travailleurs handicapés – sont orientées à la baisse : en 2010, elle a collecté 539 millions d’euros, soit 11% de moins qu’en 2006. De plus, l’Etat lui a transféré, en 2011, de nouvelles charges, dont le coût est estimé à une quarantaine de millions d’euros. « Moins d’argent veut dire une mobilisation plus forte des dispositifs de droit commun », résumait récemment Pierre Blanc, le directeur général de l’Agefiph. C’est à dire Pôle Emploi, les conseils régionaux, etc. mais aussi les universités à qui la loi de 2007 a confié comme mission l’insertion professionnelle de leurs étudiants, via leur Bureaux d’aide à l’insertion professionnelle (BAIP).
« L’actuelle montée en puissance des BAIP des universités est positif mais ne saurait combler le besoin d’un dispositif spécifique pour les jeunes en situation de handicap qui en font la demande et en ont besoin », insiste le collectif Droit au savoir. Surtout, l’arrêt brutal des A2EH risque de pénaliser d’abord les étudiants. « Aujourd’hui, ce dispositif représente 20% de notre budget annuel : il nous reste moins de quatre mois, pour trouver des financements de remplacement, explique Emmanuel Patrier. Sinon, nous allons être obligé de réduire notre activité » Pas sûr que les BAIP soient prêts à accueillir ces étudiants aux besoins spécifiques dès le 1er janvier 2012… F.S – Photo DR
09:00 Publié dans Education, scolarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : étudiants, emploi, agefiph, universités |
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