05/10/2011

Liberté, égalité, précarité : le dossier de Faire Face d'octobre

OK pour blog Sébastien Le Clézio 243_APF_24mars2009.JPGÀ quelques jours de la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, Faire Face a décidé de consacrer son dossier du mois à la question de la précarité, avec de nombreux témoignages à l'appui.

La France, 5e nation la plus riche du monde, compte aujourd'hui plus de huit millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, selon les derniers chiffres de l'Insee. Soit 954 € par mois pour une personne seule, 2 194 € pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.

Une pauvreté qui, en 30 ans, a progressivement changé de visage. Ainsi à côté des sans domicile fixe ou des populations marginalisées qui vivent dans des quasi-bidonvilles ou un habitat de fortune, la plupart des pauvres d'aujourd'hui ont un toit et mangent à leur faim, mais n'accèdent qu'aux miettes de la société de consommation et des loisirs. Pourtant, des pistes d'actions existent. Mais elles demandent la volonté politique de les mettre en œuvre.


 

En première ligne face à la précarité : les quelque 3,5 millions d'allocataires de minima sociaux, parmi lesquels de nombreuses personnes en situation de handicap : le faible montant de l'AAH (727 €) les maintient dans le dénuement. Et même fin 2012, son montant revalorisé de 25 % (776€)  par rapport à début 2008 restera de 18 % inférieur au seuil de pauvreté.

Quant à la grande précarité, celle qui signifie vivre (mais aussi mourir) dans la rue, elle se heurte, quand s'y joint le handicap, à un manque de coordination entre les acteurs de l'urgence sociale et ceux du handicap. Même si, des initiatives originales peuvent exister ou tenter d'exister ici et là, comme l'ouverture à Nancy, en septembre du premier foyer d'accueil médicalisé pour marginaux souffrant de handicaps moteurs et psychiques. Reportages à lire dans Faire Face.

Le blog du magazine Faire Face vous propose certains articles de ce dossier en libre accès. Vous avez envie de lire les autres ? Alors, n'hésitez pas à vous abonner ou à commander le numéro d'octobre  en nous contactant sur faire-face@apf.asso.fr (4,80 euros, frais d'envois compris). V.DC et F.S - Photo Sébastien Le Clézio

 

Commentaires

Je suis abonnée à Faire Face et j'ai lu cet article (entre autres) fort interessant ! Par ailleurs, j'ai noté que le seuil de pauvreté est de 954 euros mensuel : combien de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (dont moi-même), c'est un scandale !! et sans parler de ceux qui n'atteignent même pas la moitiéde ce seuil !!! avec l'APF et d'autres associations, revendiquons un minimum vital d'existence : voir site APF pour plus d'infos...

Écrit par : Monique Pourre | 06/10/2011

je suis dans le desarroi le plus total, je ne vis pas dans la précarité mais dans le misére ( il me reste 64 euros d'aah par mois en poche en enlevant mes deux seuls uniques créanciers du mois nécessaires à ma sociabilisation; je totalise au début du mois 144 euros d'ahh ,contre 88,91euros en aout 2010) Dans un peu moins de six mois, je ne n'aurais plus droit a toucher l'aah alors que j'y ai droit encore pendant cinq ans ; pour la simple et bonne raison que mon ami ( je suis en couple depuis deux ans) depasseras le plafond de la caf l'année prochaine. De plus, Je me suis vu refusé catégoriquement avec un delai de 4 mois d'attente, l'aide exceptionnnelle de la sécu pour frais d'optique alors quand je recevais l'aah à plein taux ,on m'avait gracieusement offert 200 euros pour une prothése dentaire. Par la même occasion j'ai demandé la cmu complémentaire, elle aussi m'a été refusé...Je vis un vrai clavaire cloitré chez moi ne pouvant pas " consommer " comme tout à chacun, ne serai ce que prendre un café ... ou soigner mes nombreuses et récentes pathologies ...pas les moyens non plus!le gouvernement nous a réduit a l'état de larve nous privant du minimun exigé en france,( 475 euros rsa) j'ai même pensé a quitter mon ami,pour récupèrer mon ahh mais pour aller où, sans logement.

Écrit par : sdf ahh | 27/06/2012

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