19/01/2012

Les Maisons départementales des personnes handicapées victimes de leur succès, selon un rapport de la CNSA

Les délais de traitement s’allongent, les taux d’accord de prestation de compensation du handicap diminuent et les montants attribués baissent.

mdph.jpgLes usagers des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) doivent s’armer de patience… Le délai moyen de traitement des dossiers est de 4,7 mois pour les adultes et de 3 mois pour les enfants, explique la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dans sa passionnante synthèse des rapports d’activité 2010 des MDPH. La rançon du succès ! Entre 2009 et 2010, le nombre de demandes qui leur ont été adressées a en effet augmenté de 15,2 %. « Une meilleure connaissance de la loi et des possibilités de réponses qu'elle offre, une proximité avec les usagers, mais aussi la situation économique et la progression du chômage sont évoquées parmi les causes de cette augmentation continue », avance la CNSA.


Ecarts abyssaux entre départements

Dans le même temps, les effectifs des MDPH (5 000 équivalent temps plein) ont crû de 3 % et « des efforts de rationalisation des processus et d’accélération de la prise de décision », ont été menés. Insuffisant pour faire face à l’augmentation du nombre de demandes. Les délais de traitement se sont donc légèrement allongés : + 0,5 mois pour les adultes ; + 0,1 mois pour les enfants. Alors que la réglementation impose aux MDPH de répondre sous quatre mois maximum, elles mettent plus de six mois à traiter les demandes de prestation de compensation du handicap (PCH), par exemple.

Pour la seule PCH, les MDPH ont rendu 175 000 décisions en 2010 (+ 27 %). Seules 56,7 % des demandes ont été accordées. En moyenne, car les écarts entre départements sont considérables : les taux d’accord varient de 29 à 85 % ! Les montants des différents éléments de la PCH sont quasiment tous orientés à la baisse, à l’exception des aides humaines et de l’aménagement du véhicule. Une diminution qui s’explique sans doute, en grande partie, par la volonté de restreindre les coûts.

Les fonds départementaux de compensation à la baisse

Quant aux dépenses payées au titre des fonds départementaux de compensation, qui ont pour vocation de financer ce qui reste à la charge des allocataires de la PCH, elles ont diminué de 2 % en moyenne. Et la dépense moyenne pour 1 000 habitants varie de 115 à 1 500 € selon les départements ! Pour la CNSA, « l’égalité de traitement ne peut se trouver dans ce dispositif créé complémentairement à la PCH, mais distribué de façon très aléatoire ». Franck Seuret - Photo Christophe Bonamis, photothèque du Département du Nord

Commentaires

Voilà tout est rouge pour moi , je me suis faite opérée du dos en 2008 une artrodese à 4 étages j ai perdu un travail que j'aimais juste avant cette opération. En 2000 je vais chez mon ophtalmo ,il trouve un truc bizarre sur mon nerf optique, je dois me faire opérer assez vite. Tumeur, le chirurgien ouvre mon crane mais referme il ne peut rien faire la tumeur et mal placée. Je reste donc comme ça et en 2011 des douleurs atroces à la tête... on me bourre de médicaments et des demandes d'aides se font. Les réponses sont très longues à venir puis elles arrivent mais partout on me dit non en octobre 1012 je dois me faire réopérer. Là on me met une dérivation cardiaque tuyau qui part du cerveau au cœur. A la sortie je demande une aide et seule la journée a la maison je me suis dit ils vont me donner quelques heures par semaine. Là à nouveau des refus non non non non pour tous voila ma vie

Écrit par : boissiere | 02/02/2012

Je suis étonnée de voir que les aides humaines échapperaient à la baisse dans la prestation de compensation.

Beaucoup d'adhérents et personnes en situation de handicap ont constaté que le nombre d'heures d'aides-humaines diminuait.

Existerait-il : un nombre croissant d'auxiliaires de vie avec un nombre d'heures moindre attribué ?

Reste encore à l'heure actuelle le grand scandale de la non prise en compte dans la PCH de l'aide-ménagère que certaines personnes, non imposables du fait de leur AAH en dessous du seuil de pauvreté, doivent payer à taux plein.

Écrit par : LUQUE mireille | 03/02/2012

Je suie vraiment ètonnèe car il y a deux poids et deux mesure , car dans certaines règions il y en à qui perçoivent des indemnitèes qui en ont pas rellement besoin ,je suie èceurèe par certaine situation?- Il faudrait beaucoup plus de justice et que les dossiers soient mieux ètudiès ?-

Écrit par : Dumond | 12/02/2012

Il faudrait comparer la soi-disant progression des demandes adressées aux MDPH avec l'addition des demandes faites auparavanr aux divers organismes qui géraient les dits dossiers : COTOREP, CDES etc. On aurait ainsi une réelle idée de l'état des demandes.
Les MDPH sont des usines à gaz auxquelle l'accès est bien difficile et les réponses bien souvent assez bizarres.
On sait pourtant que de petites unités sont plus efficaces que des gros machins. Mais le jour où les décisions prises en "haut lieu" seront prises en fonction de plus d'efficacité je marcherai debout plutôt que de rouler en fauteuil !!!

Écrit par : lassaux | 13/02/2012

Ma demande à la Mdph remonte à avril 2011
J'ai enfin eu un rdv ce mardi avec un organisme pour m'aider à retourner sur le marché du travail!
On m'a confirmé que les budgets sont à la baisse
Savoir si ça va "marcher", sinon, je survivrai avec le RSA.

Écrit par : béa4958 | 16/02/2012

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