20/01/2012

Le Royaume-Uni fait des économies... sur le dos des personnes handicapées

1114180_-_im_still_mobile_-.jpgLe projet du gouvernement britannique de supprimer l'actuel système d'aides aux personnes handicapées fait craindre le pire. Objectif de cette réforme : économiser 2,4 milliards d'euros sur un budget de 15 milliards.

Le projet actuellement en discussion au Parlement du Royaume-Uni vise à remplacer l'allocation de subsistance des personnes handicapées (DLA), qui aide 3,2 millions de Britanniques (1) à couvrir leurs frais en matière de soins et de mobilité, par une aide personnelle à l'autonomie ("personal independence payment" - PIP). Les besoins de ceux qui percevront le PIP seront plus rigoureusement évalués, notamment pour réduire les aides faites à des personnes dont l'état de santé se serait amélioré à tel point qu'elles n'auraient plus besoin de ces aides. C'est en tout cas l'argument phare -et fort contesté- avancé ce mardi par la ministre en charge des questions du handicap outre-Manche, Maria Miller. Elle a ainsi assuré que 600 millions de livres (soit 720 millions d'euros) étaient versés chaque année de façon abusive, arguant ainsi de la nécessité de réévaluer les besoins et donc... l'ensemble du système.
En réalité, ce chiffre est une estimation très large (à plus ou moins 200 millions près) issue d'un rapport de 2005. À l'époque, le gouvernement
avait reconnu que ces sommes n'étaient pas recouvrables, étant entendu qu'il est difficile de savoir à quel moment un bénéficiaire peut totalement se passer d'aides.


Réduire les aides aux plus fragiles : une tendance dans de nombreux pays européens
Le Royaume-Uni tient néanmoins une comptabilité à jour de son système : en 2010, les aides trop perçues au titre du DLA représente 220 millions de livres et celles (injustement) non versées... 300 millions. « Cela signifie que, sous l'actuel système, le gouvernement fait en réalité 80 millions de bénéfices », souligne Polly Curtis dans The Guardian.
Reste que ces 600 millions de livres ne représentent qu'une partie des économies que le gouvernement souhaite réaliser avec cette réforme. Son objectif à l'horizon 2015 : réduire de 20 % le budget "DLA". C'est-à-dire l'amputer 2 milliards de livres (2,4 milliards d'euros) sur un budget annuel de 12,6 milliards (15 milliards d'euros).
Cette tendance à la coupe dans les budgets alloués aux plus fragiles ne touche pas que le Royaume-Uni. Dans la plupart des pays européens, comme Faire Face le soulignait dans son numéro du mois de janvier, les critères de reconnaissance du handicap sont actuellement réévalués. Objectif ? Réduire substantiellement le nombre de bénéficiaires d'aides. Ainsi, en Suède, 90 % du budget alloué à l'équivalent de la PCH française a été supprimé. 117 000 personnes, sur 130 000 bénéficiaires actuels, vont perdre cette aide d'ici 2014. Et en Espagne, 12 000 postes sont menacés par la réduction des aides à l'emploi des personnes déficientes intellectuellement. Aurélia Sevestre - Photo DR

(1) Parmi ces bénéficiaires, plus d’un million le sont pour des problèmes d’arthrite, de dos et d’autres maladies musculaires et articulaires.

Commentaires

c est vraiment du n importe quoi de plus on choisit pas d être en situation d handicap
les personnes handicapes souhaitent je pense être normal entre parenthèse
pouvoir faire comme tout on arrête les discriminations
les anglais feraient mieux de réduire les frais des diplomates et ministres que toucher aux handicapes ils on le droit et besoin de vivre

Ecrit par : quessada | 20/01/2012

la men ta ble

Ecrit par : riotor | 21/01/2012

c'est honteux d'en arriver là surtout pour des personnes en situation de handicap il faut se battre pour se faire entendre...........

Ecrit par : NICOLAS | 24/01/2012

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