20/02/2012
Hiver 2012 : quel impact sanitaire pour les plus fragiles ?
En 1985, une vague de froid comparable à celle que nous avons subie avait entraîné 9 000 décès supplémentaires. Presque 25 ans plus tard, à l’hiver 2009, 6 000 décès environ avaient été directement imputés aux températures basses. Ainsi, les autorités sanitaires n’écartent pas l’éventualité de voir apparaître, au cours des prochaines semaines, une surmortalité plus importante chez des personnes fragiles ou déjà malades, conséquence du temps polaire de ces derniers jours.
L’INVS (Institut de veille sanitaire) accorde une attention particulière aux admissions hospitalières liées aux pathologies causées directement par le froid (pneumonies, infarctus, engelures, hypothermies…). Cependant, tout bilan est encore prématuré car la grande majorité des décès lors d’une vague de froid survient de manière différée chez les personnes à la santé délicate.
Rappelons qu’un épisode glacial peut entraîner des modifications physiologiques, notamment une aggravation de pathologies préexistantes (chroniques). Les patients souffrant en particulier de maladies cardiovasculaires ou respiratoires (atteintes souvent présentes en situation de handicap) représentent les personnes les plus vulnérables.
Face à une situation de grand froid, valide ou pas, il est impératif de se prémunir. Dans ce but, l’Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) a publié un communiqué recensant les précautions de base, ainsi qu’une liste de conseils, présentée sous la forme d’une plaquette.Autre élément d’importance, l’efficacité des médicaments. Chez un organisme soumis à des températures basses, la prise d’un traitement médicamenteux peut engendrer un risque supplémentaire. En effet, les propriétés pharmacologiques de certaines molécules entraînent parfois la survenue ou l’aggravation de symptômes liés au froid, comme l’hypothermie. Ceci est lié à leur mode d’action physiologique qui a pour conséquence indirecte d’altérer les capacités du corps à s’adapter à un climat hivernal. Ultime paramètre : la conservation (stockage) des produits de santé. Les médicaments portant la mention "Ne pas réfrigérer" ou "À conserver à température ambiante", ne doivent pas être exposés à un froid intense. En cristallisant, ils perdent en stabilité et qualité, avec à la clé une baisse de leur efficience.
Tous ces points particuliers sont discutés dans une mise au point éditée par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). O. Clot-Faybesse - Photo DR
09:00 Publié dans Santé, bien-être,psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : froid, températures, santé, afssaps |
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