18/07/2012

François Hollande lance une mission sur « le droit à mourir dans la dignité »

dignité.jpgFrançois Hollande a relancé le débat sur l’euthanasie. Sans prononcer une seule fois ce mot, il a confié, mardi 17 juillet, une mission sur « le droit à mourir dans la dignité » au professeur de médecine, Didier Sicard.

 

Dans le discours qu’il a prononcé à l’issue d’une visite dans une maison médicale des Hauts-de-Seine, le président de la République a rappelé que la « loi dite Léonetti du 22 avril 2005 autorise déjà et c'est un grand progrès, toute personne malade à refuser un traitement dont elle estime qu'il est devenu déraisonnable. Elle donne aussi au médecin le droit d'interrompre ou de ne pas entreprendre les traitements qu'il estime inutiles. » 


Un engagement de campagne

« Faut-il, peut-on aller plus loin dans les cas exceptionnels où l'abstention thérapeutique ne suffit pas à soulager des patients aux prises avec une douleur irréversible ? (…) Le débat mérité d’être engagé », a-t-il ajouté, avant de préciser qu’il confiait « ce travail de réflexion, d’information et de concertation » au président d’honneur du Comité national consultatif d’éthique (CCNE). Le CCNE sera ensuite saisi, sur la base des propositions qu’il aura présentées.

Dans les 60 engagements que François Hollande a pris durant la campagne présidentielle, figure celui de  « proposer que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». 

Dans un entretien accordé à La Croix, Didier Sicard a précisé qu’il souhait organiser quatre ou cinq débats en Province et un à Paris « avec la volonté de donner la parole aux Français » : « On connaît la position des "sachants" mais pas forcément celle des Français. »

 

Dans son discours, François Hollande a aussi pris l’engagement de « développer la diversité de l’offre de soins palliatifs ». Franck Seuret - Photo Présidence de la République/Laurent Blevennec

 

Commentaires

atteinte d'une sclerose en plaque remitente je suis entierement favorable lorsque la maladie atteint un stade terminal. A quoi bon faire souffrir nos proches ?

Écrit par : soulas | 18/07/2012

Ne soyons pas dupe du discours mielleux ! Ce n'est pas de l'altruisme que de vouloir raccourcir la vie de ceux que l'on estime encombrants, mais un moyen de faire des économies : et la dette, il faut bien rembourser ! Dette inique d'ailleurs (voir l'argent-dette de Grignon)…

Nous sommes dans la même situation qu'après la crise de 29 :


« Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. ».
proposition 21 du programme présidentiel de François Hollande, 2012

« le Reichsleiter Buhler et le Dr Brandt sont chargés, sous leur responsabilité, d’élargir les compétences des médecins qu’il conviendra de désigner nommément, afin qu’il puisse être accordée une mort charitable aux malades jugés incurables à vue humaine, après un examen très critique de leur état de santé » .
Adolf Hitler, 1er September 1939

ça commence comme ça, petit à petit, pour « soulager les souffrants », et cela fait l'effet boule de neige…

http://petrus.angel.over-blog.com/article-euthanazie-108265810.html

je suis moi-même tétraplégique

Écrit par : Bastien | 21/07/2012

moi, il y a quelques années , j'etais très triste car ma mére souffrant d'une leucémie (elle avait 73 ans) hospitalisée depuis 2 mois dans une clinique, mis sous morphine pendant tout ce temps là, le médecin décide du jour au lendemain, de lui faire sa première chimiothérapie un matin. Quand je l'ai quittée , la veille de ses premièrs soins, elle allait bien ,un peu Paf mais était consciente de sa maladie.

J'arrive en fin d'après midi pour la revoir le lendemain, elle était inconsciente, sous masque oxygéne, sous perfusion, chauve.Un choc pour moi de la voir ainsi.
Elle est partie le soir même. après mon départ.

Chacun pourras faire son interprétation..

Écrit par : Etienne | 25/07/2012

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