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14/04/2014

Programme éducatif : Vinz et Lou, une sensibilisation des 7-12 ans au handicap

Utiliser un ton décalé pour exposer de façon directe et sans dramatisation la vie quotidienne des enfants et des adultes handicapés ainsi que leur place dans notre société : voilà l'idée du programme "Vinz et Lou et le handicap".

Imaginé par la société Tralalere, pionnière dans l’e-éducation, il a décroché le prix du Comité national coordination action handicap (CCAH), début avril, dans la catégorie "changer le regard". En l'occurrence celui des 7-12 ans, que cet outil multimédia sensibilise à un âge où « être comme les autres » s'avère important.

En se rendant sur le site qui leur est dédié, les enfants ont accès à des dessins animés pleins d’humour qui mettent en scène Vinz, 12 ans, et sa sœur Lou, 6 ans. Tous deux ont, à leur manière, des attitudes inappropriées face au handicap de leurs petits camarades de classe.

Un repérage de situations insolites

programme éducation, handicap,enfants,série,dessins animésVinz, parce qu’il ne doute de rien, refuse? par exemple? de concourir à la piscine avec une fillette équipée d’une prothèse à la jambe. « Elle va nous faire perdre ! », avant de se raviser en la voyant s’équiper d’une autre prothèse avec une palme. « Là, on va gagner », s’écrit-il en préparant déjà le podium et oubliant lui-même de nager. Suite à leur défaite, la fillette lui rétorque : « Toi, il te faudrait une prothèse au cerveau ! » Quant à Lou, elle pèche par ignorance et naïveté. Face à une camarade différente, elle s’exclame : « Elle trie des mites » avant que son frère ne rectifie, « elle est trisomique ! ».

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Vie affective et sexuelle : dernier jour pour soutenir le projet d’exposition photographique "À mon corps dérangeant"

sexualité,vie affective,personnes handicapées,exposition,corpsVous pensez que la vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap constitue encore un sujet trop tabou, mal compris du grand public ? Que les images font réfléchir et bousculent les idées reçues ? Alors, attention : c’est le dernier jour pour soutenir le projet d’exposition "À mon corps dérangeant", à l’initiative d’un des photographes de la rédaction de Faire Face, Jérôme Deya. S’il a atteint 100 % de financement sur le site participatif Ulule, il ne s’agit là que du premier palier de souscription, assurant la réalisation des tirages photos.

Pour financer les caisses de transport et les frais de stockage qui permettront à cette expo d'être itinérante, n’hésitez donc pas à partager ces liens auprès de votre entourage :

- la page Facebook du photographe : https://www.facebook.com/pages/Jerome-Deya/610668479027852

- le site de financement Ulule : http://fr.ulule.com/mon-corps/

Valérie Di Chiappari - Photo Jérôme Deya

11/04/2014

Fabrice Malaval, le coach caché de Caïn, ce soir sur France 2

La 2e saison de la série Caïn, le flic en fauteuil, se termine ce soir sur France 2. Pendant quatre semaines, elle aura sorti le personnage handicapé du choix réduit auquel il est souvent contraint : héros ou victime. Avec aux côtés de l'acteur principal, Bruno Debrandt, un conseiller technique et comédien en fauteuil roulant : Fabrice Malaval. Pour donner de la crédibilité et faire réfléchir.

La fiction se nourrit de réalité. Elle sert aussi à l'éclairer. Ainsi en va-t-il dans Caïn, la série policière de France 2, diffusée en prime time tous les vendredis soir depuis le 21 mars. Donner à voir et à comprendre le handicap autrement grâce àun flic sexy, parfois méchant et rempli de doutes. Oui les personnes handicapées séduisent, mentent, trompent, trafiquent les règles, souffrent toutes seules ou à cause du regard des autres, savent se défendre et bien d'autres choses encore.

Tout près du flic en fauteuil, Bruno Debrandt, comédien valide découvert à la télé dans la série caïn,série,télé,france 2,handicap,coachEngrenages, se tient Fabrice Malaval (à gauche photo ci-contre), le conseiller technique de Caïn, lui aussi comédien. Son rôle ? Rendre le personnage crédible et enrichir son profil psychologique : celui d’un homme devenu paraplégique. Pour cela, le coach handicapé a puisé dans son propre parcours.

« Tuer son ancien moi. »

De juin à mi-octobre 2013, lors du tournage de cette 2e saison, à Marseille, Fabrice Malaval a ainsi alimenté la réalité d’un personnage fictionnel auquel il ressemble ou qui lui ressemble. Comme Caïn, il a eu accident de la route. Comme lui, il a une femme et un fils. Mais plus que lui, il a fait le deuil de sa vie d'avant pour construire celle d'après. « Après l’accident, tu restes le même et, en même temps tu n’es plus le même. Tu dois te reconstruire une identité. Au bout d'un moment, tu es obligé de tuer ton ancien moi. C’est toute cette complexité subtile, ce paradoxe, qu’il s’agit d’explorer dans Caïn. Avec mes 26 années en fauteuil roulant, j’ai pu apporter ce regard. »

« Ouvrir le champ des possibles. »

Pour Fabrice Malaval, « l’important c’est d'ouvrir le champ des possibles », de montrer à la société, par télé interposée, « autre chose qu'une infantilisation permanente du handicap ». En ce sens, Caïn réussit son pari. Personnage complexe, à la fois misanthrope et attachant, il fait vaciller les autres dans leurs certitudes en ne leur renvoyant pas l’image à laquelle ils s'attendent.

Alors tant pis, et pour tout dire tant mieux, si certaines scènes s'avèrent peu plausibles. Après tout, Caïn n’est pas un documentaire. Le téléspectateur sait bien que dans la vraie vie, cela ne se passe pas exactement comme ça. Il peut aussi vouloir que ça change.

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18:21 Publié dans Culture, loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : caïn, série, télé, france 2, handicap, coach | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2014

Entretien avec Nils Tavernier : Faire Face l'a réclamé de toutes ses forces... en vain

fabien héraud,nils tavernier,de toutes nos forcesSi vous avez pu lire notre interview de Fabien Héraud sur ce blog, vous n'y trouverez pas d’entretien avec Nils Tavernier, le réalisateur de De toutes nos Forces (photo ci-contre), sorti ce mercredi au cinéma. Avec insistance et bien en amont, nous avons essayé de faire notre travail de journaliste.

De toutes nos Forces, précédemment intitulé L’Épreuve d’une vie, nous le guettions depuis des mois. Début 2012, nous avons été sollicités pour diffuser une annonce dans Faire Face magazine et sur ce blog pour trouver un jeune garçon infirme moteur cérébral qui tiendrait le rôle principal.

Puis, nous avons suivi les premiers pas du film dans les festivals (Toronto, Les Arcs, Sarlat…), découvert la bande-annonce et, enfin, visionné ce long-métrage en projection presse. Et, malgré nos multiples relances, impossible de réaliser cet entretien. Barrage de l'attaché de presse, acharnement en contournant le cerbère et rendez-vous enfin envisagé mais jamais honoré !

Ce n’est pas la première fois que notre magazine et notre blog, pourtant destinés aux personnes en situation de handicap et à leur famille, suscitent le dédain des sociétés de production, des acteurs, des réalisateurs. Sauf bien entendu quand il s'agit de mettre à l'épreuve pour donner des contacts. Bizarre… et contradictoire avec la manière sensible et juste dont le dernier film grand public de Nils Tavernier aborde le handicap.

Il y a des sujets plus graves… Mais voir la promotion battre son plein, les acteurs se presser sur les plateaux de télévision et accorder moult interviews dans les médias laisse le sentiment un peu amer d’avoir été mis sur la touche. Claudine Colozzi - Photo © Guy Ferrandis

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J'ai déjà regardé pour vous le nouveau film de Nils Tavernier ce mercredi sur les écrans : Force en présence

20131219175219-30796.jpgDe toutes nos Forces, le nouveau film de Nils Tavernier, en salles ce 26 mars, raconte l’histoire d’un adolescent paraplégique qui persuade son père de participer avec lui au triathlon Ironman de Nice. Un long-métrage convaincant par la qualité du regard posé sur le handicap et surtout la performance de Fabien Héraud, jeune infirme moteur cérébral.

20130917111023-17421© Guy Ferrandis.jpg

Entre un père absent , Jacques Gamblin, crédible et très émouvant, qui fuit le handicap de son fils atteint d’infirmité motrice cérébrale et une mère aimante mais un peu étouffante, Alexandra Lamy, Julien, 18 ans, joué par Fabien Héraud, a du mal à trouver sa place. Mais il a un projet : participer, avec son père, à l’Ironman, un triathlon longue distance où il faut enchaîner 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42 km de course à pied. Un défi sportif et une belle occasion de reconquérir sa place de fils.

Limites dépassées, personnalités révélées

Ce sont ces retrouvailles à travers le sport qui provoquent les plus belles scènes du film. Moments de griserie partagée où la caméra suit le duo à vélo, lâché à tout berzingue dans les virages de montagne. Chacun de son côté va chercher à dépasser ses limites et se révéler à l’autre dans cet effort conjoint.

Sans être un grand film, De toutes nos Forces, inspiré de l'histoire vraie de Ricks et Dick Hoyt, touche par la justesse des situations. Il montre combien la dépendance physique d’un enfant peut envahir le quotidien d’un couple. Comment confrontée au handicap, une famille peut manquer d’imploser ou, au contraire, se révéler à elle-même.

Dans cette fiction, le regard de Nils Tavernier se nourrit de son travail précédent, un documentaire intitulé Et après, docteur ?… Et après ? sur l’annonce aux parents du handicap de leur enfant. Il saisit la pudeur des sentiments à travers les attentions d’une mère, la maladresse d’un père, ces mille et une manières de se dire « Je t’aime » sans jamais prononcer les mots. Il suit aussi l’histoire d’une émancipation, celle d'un jeune homme qui prend sa vie en main, en décidant de faire exploser le carcan dans lequel le handicap l'enferme.

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