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15/04/2014

Stimulation électrique : des patients paraplégiques bougent à nouveau et volontairement leurs jambes

Heureusement, la science ne connaît pas de frontières et ne s’embarrasse pas de questions 1.jpgpolitiques. En effet, et alors qu’il flotte comme un regain de guerre froide entre Russes et Américains, des travaux conjoints menés par des chercheurs basés aux États-Unis (Universités de Louisville et de Californie) et en Russie (Institut de physiologie Pavlov) viennent d’aboutir à une avancée remarquable. Quatre jeunes hommes paraplégiques depuis de nombreuses années sont arrivés à bouger à nouveau les muscles des membres inférieurs grâce à la stimulation électrique de leur moelle épinière. Le détail de ces résultats encourageants a été publié le 8 avril dans la revue scientifique international anglo-saxonne Brain.

Les jeunes patients atteints d’une section totale de la moelle, dont Kent Stephenson (photo ci-contre), ont été volontaires pour l'implantation d'un module de stimulation électrique dans l’espace épidural. Celui-ci se situe entre la dure-mère et le canal vertébral de la région lombo-sacrée, à l’endroit où aboutissent précisément les fibres des neurones contrôlant les muscles des jambes.

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08/04/2014

Recherche médicale : une priorité et un espoir pour les Européens

inserm,recherche médicale,santé,sondage,ipsos,europeComment est perçue la recherche sur la santé en Europe ? C’est la question à laquelle a voulu répondre l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Pour cela, il a été demandé à l’institut de sondage Ipsos d’interroger en janvier plus de 4 000 citoyens européens par la méthode des quotas, soit 1 000 personnes par pays (France, Allemagne, Italie et Angleterre).

La santé, fort centre d'intérêt loin devant l'environnement

Résultat : les citoyens européens se montrent particulièrement intéressés par l’actualité de la recherche médicale. En effet, près d’un sur deux (45 %) cite la santé comme le domaine qui l’intéresse le plus, loin devant l’informatique et les nouvelles technologies (21 %) ou encore l’environnement (14 %). Les Français (53 %) suivis des Allemands (48 %) sont les plus friands d’actualité portant sur la recherche.

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07/01/2014

Lutte contre la douleur : la vraie star c'est TREK

douleur,lutte anti-douleurLes travaux de chercheurs français ouvrent une nouvelle voie vers des médicaments possédant les propriétés analgésiques de la morphine sans ses effets indésirables. La morphine, et d'autres médicaments opioïdes, occupent une place essentielle dans la lutte contre la douleur. Leurs effets secondaires (constipation, nausées, dépression respiratoire...), ainsi que le risque de dépendance, peuvent toutefois limiter leur utilisation. Une équipe française, coordonnée par Alain Eschalier, directeur de l'unité Inserm 1107 Neuro-dol à Clermont-Ferrand, a montré que ces effets négatifs peuvent être dissociés de leur action antalgique.

L'effet des médicaments dépend de réactions en chaîne au niveau cellulaire. Concernant la morphine, les scientifiques savent depuis les années 70 qu'elle agit au niveau du système nerveux central en se liant à des récepteurs qu'ils ont appelé "μ-opiacés" ou récepteurs "mu". Cependant, les mécanismes engendrés dans les cellules nerveuses suite à cette interaction comportent encore beaucoup d'inconnues.

La "star" Trek1 qui fait avancer la recherche

L'équipe d'Alain Eschalier s'est intéressée aux protéines pouvant être impliquées, et plus précisément à "TREK-1", qu'elle savait jouer un rôle dans l'inhibition de la douleur. Ses expériences, effectuées chez des souris génétiquement modifiées, montrent qu'en l'absence de TREK-1, la morphine perd ses propriétés antalgiques mais pas ses effets indésirables (constipation, dépression respiratoire, dépendance), prouvant que ces derniers peuvent être dissociés du bénéfice thérapeutique escompté.

Pour les chercheurs, agir directement sur TREK-1 pourrait conduire à une analgésie de type morphine sans effets secondaires. Audrey Plessis - Photo © Kobilka Lab Visualisation en 3D du récepteur "µ-opiacé" lorsqu’il est associé à un antagoniste de la morphine.

À lire aussi :

- Recherche et handicap : voir la douleur pour mieux soigner les personnes avec des difficultés d'élocution

17:13 Publié dans Sciences, recherche | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : douleur, lutte anti-douleur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/12/2013

Recherche : EUCelLEX ou comment encadrer l'utilisation d'échantillons humains au niveau européen

Cellules placenta DR Inserm.jpgSoutenu financièrement par l’Union européenne, EUCelLEX (1) a commencé le 4 décembre 2013 pour une durée de trois ans. Coordonné par l’Inserm, ce projet de recherche sur la législation de la médecine régénérative à base de cellules, implique des chercheurs de neuf laboratoires basés dans sept pays européens et au Canada. L’initiative est née de la nécessité d’encadrer juridiquement l’utilisation d’échantillons humains en Europe, de la recherche jusqu’aux soins, avec un focus sur les cellules souches et les banques de sang de cordon. Pour y parvenir, les membres d’EUCelLEX devront mener une analyse de fond incluant la législation, la littérature, la jurisprudence et la collecte des opinions sur les aspects éthiques. L’objectif est de fournir des recommandations à la Commission européenne afin de faciliter l’utilisation de cellules souches pour la santé dans un environnement juridique harmonisé.

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21/11/2013

Sep : journée de rencontre nationale entre chercheurs et malades le 22 novembre

sclérose en plaques,inserm,recherche,chercheursLes laboratoires de recherche ouvrent leurs portes aux personnes atteintes de sclérose en plaques (Sep) et à leur famille ce vendredi 22 novembre. Sous l’égide de l’Inserm et de la Fondation Arserp se tiendra en effet une journée nationale de rencontre (la 3e du nom) afin de répondre aux besoins des malades d’être informés sur l’évolution de la recherche.

Dans les neuf laboratoires de recherche participant à l’événement en France (tous ayant reçu le soutien financier de l’Arsep pour leurs travaux respectifs), chercheurs et cliniciens essayeront de répondre aux questions des patients et de leur entourage au sujet de cette maladie neurologique invalidante.

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