20/02/2012
Hiver 2012 : quel impact sanitaire pour les plus fragiles ?
En 1985, une vague de froid comparable à celle que nous avons subie avait entraîné 9 000 décès supplémentaires. Presque 25 ans plus tard, à l’hiver 2009, 6 000 décès environ avaient été directement imputés aux températures basses. Ainsi, les autorités sanitaires n’écartent pas l’éventualité de voir apparaître, au cours des prochaines semaines, une surmortalité plus importante chez des personnes fragiles ou déjà malades, conséquence du temps polaire de ces derniers jours.
L’INVS (Institut de veille sanitaire) accorde une attention particulière aux admissions hospitalières liées aux pathologies causées directement par le froid (pneumonies, infarctus, engelures, hypothermies…). Cependant, tout bilan est encore prématuré car la grande majorité des décès lors d’une vague de froid survient de manière différée chez les personnes à la santé délicate.
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| Tags : froid, températures, santé, afssaps |
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23/06/2011
Médiator : recommandations d'indemnisation
Le Médiator, médicament commercialisé par les laboratoires Servier, est à l'origine du plus grand scandale de santé publique de ces dernières années. Durant toute sa période de commercialisation (du 13 août 1976 au 30 novembre 2009), cette molécule, réservée sur le papier aux diabétiques en surcharge pondérale, a en réalité, été largement détournée comme coupe-faim et prescrite à des milliers de personnes. À ce jour, elle est accusée d'avoir provoqué la mort de 500 à 2 000 personnes, sans compter que les 145 millions de boîtes vendues en France durant 33 ans auraient coûté plus d'un milliard d'euros à l'assurance-maladie obligatoire, autrement dit à la collectivité.
Le gouvernement semble s'occuper pleinement de ce gâchis. Après la démission du président de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), Jean Marimbert en début d'année, un autre pas vient d'être accompli. C'est en effet hier que Claire Favre, Présidente de la Chambre commerciale de la Cour de cassation, a remis aux ministres (1) Michel Mercier et Xavier Bertrand, « le rapport de sa mission relative aux recommandations formulées en matière des victimes du Mediator ». Les associations de victimes ont pu ainsi prendre connaissance des grandes lignes de ce rapport avant que celui-ci ne soit remis aux ministres (2).
Le travail de Claire Favre a pour but d'expliquer comment établir un lien de causalité, entre l'action du "médicament" et la pathologie de la victime. Ceci afin de mener au mieux les expertises qui viendraient à être réalisées dans le cadre des propositions d'indemnisation des laboratoires Servier. O.CF
(1) Respectivement Garde des Sceaux, de la Justice et des Libertés et ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé
(2) Dans le cadre d'un dispositif d'indemnisation des victimes, actuellement en examen au Sénat dans le cadre du projet de loi de finances rectificative
11:53 Publié dans Santé, bien-être,psycho | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : mediator, afssaps, claire favre, laboratoires servier, rapport |
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22/06/2011
Effets indésirables des médicaments : les patients peuvent aussi les déclarer
Voilà une nouvelle qui tombe à pic. En effet, après le scandale du Médiator (1), qui a vu l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, l'Afssaps, bien malmenée, l'initiative ne pourra que réjouir. Dorénavant (2), les patients et les associations de patients peuvent déclarer directement les effets indésirables d'un médicament. L'objectif est triple. Il vise à optimiser la surveillance du risque lié au médicament, à élargir la base de données recensant les effets secondaires et à détecter d'éventuels signaux complémentaires de ceux rapportés par les professionnels de santé.
En toute objectivité, signalons que cette ouverture vers les patients du système national de pharmacovigilance est antérieure au récent et énorme scandale du Médiator. En effet, plusieurs expérimentations, en collaboration avec des associations, ont été menées par l'Afssaps il y a déjà plusieurs années. Elles ont concernées, entre autres, la prise d'antirétroviraux, de Distilbène® ou de vaccin anti-hépatite. Une étude pilote menée à l'occasion de la pandémie grippale de l'hiver 2009/2010, a conforté l'implication des patients à participer à une meilleure sécurité d'emploi de leurs médicaments.
Ceci rappelé, comment concrètement utiliser cette possibilité ? Quoi déclarer, et à qui ? Pour aider le patient, l'Agence de sécurité sanitaire a mis à disposition un formulaire de déclaration d'effet indésirable ainsi qu'un guide d'utilisation. Ce dernier fournit au patient toutes les indications nécessaires pour remplir au mieux le formulaire, afin que le centre régional de pharmacovigilance (3) dispose de toutes les données nécessaires à l'évaluation du lien entre le médicament et l'effet indésirable constaté. Dans tous les cas, il est fortement recommandé de se rapprocher d'un médecin ou d'un pharmacien pour la confirmation de l'effet secondaire observé et de se renseigner sur la conduite à tenir.
Donner plus de transparence au système de pharmacovigilance, mieux identifier les effets indésirables des produits et leurs conséquences, faire participer tous les acteurs du dispositif de santé, dont les principaux concernés, les malades... : l'équilibre devrait ainsi s'inverser. Que les laboratoires pharmaceutiques et leurs actionnaires tirent des bénéfices d'une nouvelle molécule, c'est normal. Mais à condition que les patients en tirent aussi pour leur santé ! O.CF
(1) À l'origine réservé aux diabétiques en surcharge pondérale, le Médiator a été prescrit à des patients souhaitant perdre du poids. Pouvant entraîner de graves lésions des valves cardiaques, il serait responsable de la mort de plus de 500 personnes en France, entre 1976 - date de sa commercialisation - et 2009.
(2) Les textes l'autorisant sont parus au journal officiel du 12 juin 2011. Ils découlent de l'application de la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) du 21 juillet 2009 qui avait posé le principe de la déclaration par les patients et de la nouvelle réglementation européenne (règlement 1235/2010 et directive 2010/84/UE du Parlement Européen et du Conseil du 15 décembre 2010).
(3) Le CRPV est le centre dont le patient dépend géographiquement. Ses coordonnées sont indiquées au dos du formulaire.
13:33 Publié dans Santé, bien-être,psycho | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sante, medicaments, afssaps, pharmacovigilance |
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