30/01/2012

Trois députés font don de 10 % de leur indemnité parlementaire à des associations

check.jpg

Ils ont sorti leur chéquier sous l’objectif des photographes. Jeudi 26 janvier, trois députés UMP, Patrick Labaune, Patrice Verchère et Jean-Claude Flory ont fait don de 10 % de leur indemnité parlementaire à des associations. « Le contexte économique impose aux dirigeants politiques de montrer l'exemple », explique ce dernier.

En décembre 2011, tous trois ont cosigné la proposition de loi « tendant à réduire les indemnités des parlementaires par solidarité avec leurs concitoyens », de 5 % à 10 %. « Dans l’attente d’une décision globale et dans une démarche anticipée, volontaire et symbolique, nous avons décidé d’affecter la somme correspondante à des actions d’intérêt général », précise Jean-Claude Forly.

Lire la suite

17/01/2012

Les associations doivent faire face à la crise des financements

1176253_cut_expenses_3.jpgComment les associations font-elle face à la crise ? Difficilement, à en croire les résultats, rendus publics aujourd’hui, de l’enquête menée par la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) et France Active auprès de 700 structures : 69 % d’entre elles indiquent qu’au moins un de leur financeur a baissé sa contribution de façon significative en 2009 et 2010.

« Les baisses les plus fréquentes concernent l’Etat et, dans une moindre mesure, les régions et les départements, précisent les auteurs de l’enquête. On remarque un recentrage des financements des partenaires publics sur certains secteurs en fonction de leur priorité ou de leur domaine de compétences. » Les secteurs de la santé et du médico-social sont relativement épargnés contrairement à la défense des droits, à la solidarité internationale et à la culture.

Lire la suite

10/05/2011

Fonds publics pour le handicap: les associations dressent un sombre état des lieux

Les associations gestionnaires d'établissements et de services aux personnes en situation de handicap ont dressé aujourd'hui un sombre état des lieux de la situation budgétaire du secteur du handicap et dénoncé les « discours rassurants » des pouvoirs publics.

Alors que va se tenir le 8 juin la deuxième Conférence nationale du handicap, présidée par Nicolas Sarkozy, la toute nouvelle Conférence des gestionnaires (CG), qui regroupe une dizaine d'organisations (dont l'APF) en charge des personnes en situation de handicap, a souligné lors d'une conférence de presse la « rupture » intervenue en 2010 et qui se poursuit cette année s'agissant des moyens affectés au secteur du handicap.

« 2010 a été pour nous une année de rupture puisque les rythmes de progression de notre secteur d'activité, qui étaient de l'ordre de 10% à la fin des années 90 et de 3 à 5% ces dernières années sont proches de zéro alors que les demandes et les besoins des personnes handicapées sont en augmentation », a déclaré Philippe Calmette, directeur général de Fegapei, fédération membre de la Cg qui regroupe 500 associations et 4 000 établissements.

L'accompagnement des personnes handicapées assuré par les associations représente un budget total annuel (État, départements...) de 12,5 milliards d'euros, selon ce responsable.

Le constat de ce « gel » budgétaire, a-t-il ajouté, « est en décalage avec les discours rassurants des pouvoirs publics qui étaient sur le registre "les personnes fragiles ne doivent pas faire les frais de la crise, elles seront épargnées" ».

Les responsables associatifs de la CG ont déploré le fait que des crédits aient été votés au parlement mais n'aient pas été ensuite « débouclés » par l'exécutif, empêchant les Agences régionales de santé (ARS) de les distribuer.

La dernière « restriction » budgétaire, selon la CG, s'est traduite par une réduction de l'objectif global des dépenses en faveur de l'accompagnement des personnes handicapées et des personnes âgées dans le budget rectificatif 2011 de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). V.DC avec AFP

 

 

14/10/2010

Les Français donnent toujours aux associations, mais pas assez

Les Français ont donné 1,77 milliard d'euros en 2008 (dernier chiffre disponible) aux organisations caritatives. Un montant en hausse mais insuffisant face aux besoins des plus démunis, selon France Générosités, syndicat qui réunit les plus importantes organisations.

En 2008 les dons étaient en hausse de 4,5% par rapport à 2007, selon les chiffres de Bercy basés sur les déclarations de revenu, a expliqué aujourd'hui lors d'une conférence de presse Chris Olivier, du Cerphi (centre d'études et de recherche de la philanthropie).

En tout, 5,3 millions de foyers fiscaux ont donné en moyenne 335 euros (+ 4,6%) et ont économisé 908 millions d'euros en déductions fiscales. Il est en effet possible de déduire 75 et 66% du montant du don de ses impôts, selon la somme donnée.

« Les chiffres ne sont pas satisfaisants et les dons sont très insuffisants pour combler le manque de subventions et pour faire face aux besoins de solidarité, qui augmentent avec la crise », a commenté le président de France Générosités, André Hochberg, qui réunit plus de 70 ONG et associations (Action contre la faim, Handicap International, Médecins du monde...).

A noter également le lancement d'un site internet www.infodon.fr pour aider à s'y retrouver dans les méandres des organisations caritatives. Le site propose des fiches détaillées de l'action des associations par thème d'intervention (handicap, enfance...) et par zones géographiques.

Avec AFP

 

16:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : solidarité, associations, dons en 2008 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/05/2010

Inquiétude des associations sur l'intégration de la Halde au Défenseur des droits

 

Une trentaine d'organisations, dont l'APF, ont exprimé aujourd'hui leur inquiétude sur le rattachement de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) au futur défenseur des droits, voté au Sénat mercredi. Elles exigent le maintien des statuts actuels de la Halde. « Le rapport sur les projets de loi organique et ordinaire relatifs au Défenseur des droits publié ce jour inquiète nos organisations et associations de lutte contre les discriminations notamment sur les discriminations liées au sexisme, au racisme, à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre, au handicap ou à l'état de santé », affirment ces associations dans un communiqué. Et de se demander: « Quel intérêt a le législateur de diluer plusieurs organisations dans une même entité? Quelles améliorations réelles sont attendues avec cette réforme? S'agit-il d'envisager l'invisibilité des discriminations au sein du Défenseur des droits? Pourquoi le Défenseur des droits dispose-t-il d'un pouvoir supérieur par rapport à celui de la Halde ? »

Le projet de loi instaurant le Défenseur des droits doit être examiné en séance publique à partir du 27 mai en première lecture par le Sénat. (Avec AFP)