07/05/2012

Handicap : les chantiers du nouveau président

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La politique du handicap a été peu débattue par les candidats à la présidence de la République. Pourtant, trois chantiers majeurs attendent le nouvel occupant de l’Elysée : l’accessibilité, la dépendance et l’inclusion scolaire.

Un état des lieux de l’accessibilité

Il reste deux ans et demi à François Hollande pour faire en sorte que l’ensemble des bâtiments et des moyens de transport soit accessible au plus tard début 2015, comme le stipule la loi de février 2005. Interrogé par Faire Face, il avait indiqué qu’il souhaitait que « soit fait le plus tôt possible un état des lieux national de l’avancement des travaux ». Il s'est par ailleurs engagé « à créer une agence de l'accessibilité qui appuiera les collectivités et les acteurs privés dans la conduite de leurs projets ». « Quant aux financements, l’état des finances publiques empêche d’aller au-delà de l’existant aujourd’hui », a précisé Marisol Touraine, qui était responsable du pôle santé-social-handicap-personnes âgées dans l’équipe de campagne de François Hollande.

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05/03/2012

9 Français sur 10 pour une réforme de l'école et une attention particulière aux enfants en situation de handicap

Neuf Français sur dix souhaitent que l'école soit réformée et qu'une attention particulière soit portée aux enfants handicapés et à ceux qui rencontrent des difficultés d'apprentissage, selon un sondage OpinionWay/Apel publié aujourd'hui. Le sondage, réalisé pour l'Apel (Association des parents d'élèves de l'enseignement libre) sur "Quels projets et réformes pour l'enseignement à l'approche de l'élection présidentielle ?", distingue un échantillon de 639 parents d'enfants scolarisés issu d'un échantillon global de 1 503 personnes.

Environ 50 % de l'ensemble des personnes interrogées estiment qu'il faut réformer l'école « en profondeur » et 42 % sur « quelques points seulement », tandis que chez les parents d'enfant(s) scolarisé(s) les chiffres sont respectivement 46 % et 45 %, selon le sondage.

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02/03/2012

Handicap et droit à la scolarité : mobilisation pour Rémi

handicap,école,scolarité,avs,vendée,rémi boussereau« Stop aux belles déclarations : des actes ! » Hier après-midi à la Roche-sur-Yon, une trentaine de personnes réunies devant l’Inspection académique de Vendée ont manifesté leur indignation face au sort réservé au petit Rémi, 10 ans.

 

Le 21 février dernier, comme nous vous le relations récemment, la justice a estimé qu’il n’y avait plus de quoi statuer sur l’urgence du sort réservé à cet enfant en attente d’une auxiliaire de vie scolaire depuis six mois. Pour un motif simple : l’Education nationale, par un courrier adressé au juge, s’était engagée à recruter une AVS au 1er mars.

Cet engagement n’était, en réalité, qu’une déclaration d’intention : hier, l’AVS promise n’était toujours pas là. Dans l’après-midi, après avoir manifesté devant l’Inspection académique, la famille Bourrasseau a été reçue, pour la première fois, par le chef de cabinet du préfet de Vendée, en présence d’un représentant de l’Éducation nationale. Celui-ci a avancé des « difficultés » de recrutement. En réalité, une AVS était bien en cours de recrutement, il y a quelques jours, pour Rémi mais l’Inspection académique a décidé de lui proposer un poste ailleurs, dans un lycée public de la région.

Un nouveau "pied de nez" fait par l’Administration à des parents qui, pourtant, ne lâchent rien. Lundi, si l’AVS n’est toujours pas là comme leur a promis le chef de cabinet du préfet, ils reprendront, pour la deuxième fois en deux mois, le chemin du tribunal. Même s’il leur en coûte, à nouveau, 35 €. Ils n’ont pas le choix : assurer eux-mêmes l’instruction de leur fils ne peut être tenable bien longtemps. La justice osera-t-elle, à nouveau, sur une simple déclaration de l’Éducation nationale, prononcer un non-lieu ? Aurélia Sevestre - Photo DR

 

 

27/02/2012

Handicap et droit à la scolarité : le combat d'une famille vendéenne

handicap,école,avs,doit à la scolarité,vendéeEn Vendée, Rémi, 10 ans, n'est scolarisé qu'à temps partiel depuis six mois, faute d'un accompagnement individuel auquel il a pourtant droit. Le 21 février, la justice a néanmoins rendu un non-lieu dans l'affaire qui oppose sa famille à l'Éducation nationale.

Après des mois de bataille avec l'Inspection académique de Vendée pour faire respecter le droit de leur fils, Rémi, à une scolarité digne, la famille Bourrasseau est sonnée : la justice n'a pas même daigné les entendre. Leur enfant de 10 ans, victime d'une attaque cérébrale il y a deux ans, ne peut plus suivre, seul, ses cours de CM2. L'an dernier, une auxiliaire de vie scolaire (AVS) lui a donc été attribuée, à hauteur de 12 heures par semaine. Mais le jour de la rentrée, l'AVS n'est pas là.

« Nous avons sollicité, en vain, l'inspection académique pour savoir où en était le recrutement. Au bout d'un mois, nous avons contacté la délégation APF de Vendée pour nous aider », raconte Michel Bourrasseau, le père de Rémi. Rien n'y a fait : la mise en demeure de l'inspection académique, les appels à la cellule Aide handicap, au Défenseur des droits, aux médiateurs de l'Éducation nationale... Depuis six mois, les parents de Rémi assurent donc chaque après-midi, à tour de rôle, les cours à la maison.

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26/01/2012

Premier "Grenelle" de la scolarisation des jeunes handicapés : passer de la prise en charge... à la prise en compte (1)

IEM La Marrières, Nantes 018.jpgLa Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph) organisait hier à l'Université Paris-Dauphine un premier "Grenelle" de la scolarisation et de la formation professionnelle des jeunes handicapés. Quelque 300 acteurs -associatifs, chefs d'entreprise, enseignants, professionnels de la santé, parlementaires- y ont participé.

Hier, alors que s'achevait le premier "Grenelle" dédié à la scolarisation des jeunes handicapés, le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, -absent de cette réunion- diffusait à la presse un communiqué rappelant les moyens déployés depuis la loi de 2005 pour rendre effectif le droit à la scolarisation des enfants handicapés : 2 000 assistants de scolarisation supplémentaires recrutés depuis la rentrée 2011 ; 1,3 milliard d'euros consacré à la scolarisation des enfants handicapés en 2012, 214 000 jeunes scolarisés en milieu ordinaire, soit 60 % de plus qu'en 2005.
Des chiffres que ne contestent guère les parents d'élèves pour lesquels le problème est ailleurs : « Sept ans après la loi de 2005, à chaque rentrée, nous constatons des dysfonctionnements. Oui, des moyens ont été mis, mais la qualité n'y est pas, notamment parce qu'il n'existe aucune organisation du service d'accompagnement des élèves », a rappelé Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph.

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