23/04/2012

Blendon, un jeune Kosovar hémiplégique, attend de pouvoir revenir en France

sans papiers,expulsion,étranger,blendon,hémiplégique,kosovo« Blendon Gashi, 10 ans, hémiplégique, ne devait pas être expulsé, il doit être soigné. » RESF ne lâche pas l’affaire. Richard Moyon, son porte-parole, s’est rendu, la semaine dernière, à Pristina, la capitale du Kosovo. C’est là que vit la famille de ce jeune garçon, expulsé le 19 janvier, alors même qu’il devait se faire opérer le 21 mars pour subir une intervention chirurgicale visant à réduire les séquelles de l’accident vasculaire cérébral dont il avait été victime au Kosovo, lorsqu’il avait 4 ans.

Ce n’est pas le handicap de leur fils qui avait poussé la famille à émigrer en France, en avril 2011, mais les menaces d’une bande mafieuse locale dont elle était victime. A leur arrivée, ils avaient déposé une demande d’asile, rejetée par l’Ofpra car le Kosovo est inscrit, en France, sur la liste des pays sûrs. Ce refus avait été suivi de leur expulsion.

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24/01/2012

La famille kosovare d’un garçon handicapé a été expulsée

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Blendon ne sera pas opéré au CHU de Reims. Jeudi 19 janvier, ce jeune Kosovar de 10 ans a été expulsé avec sa famille, en situation irrégulière. Hémiplégique, il devait subir une intervention chirurgicale courant mars, pour réduire les séquelles de l’accident vasculaire cérébral dont il avait été victime au Kosovo.

La famille était arrivée en France en avril 2011 pour échapper, selon elle, aux menaces d’une mafia locale, rapporte l’AFP. Sa demande d’asile avait été rejetée, et elle faisait l’objet d’une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF).

Pour protester contre leur expulsion, les enseignants de l’école de Châlons-en-Champagne, où étaient scolarisés les enfants, ont organisé une journée école morte, le 19 janvier : ils ont accueilli les élèves mais n’ont pas assuré les cours. « Nous allons accentuer la mobilisation pour demander le retour de cette famille, explique le représentant de Réseau éducation sans frontières (RESF) à Reims. Il faut, au minimum, que le garçon handicapé puisse bénéficier de l’opération et de la rééducation qui étaient programmées. » Une pétition a été lancée. Franck Seuret - Photo DR