07/11/2011

Le 1er salon du secteur adapté et protégé ouvre ses portes

LOGO SSAP.JPG« Osez nos compétences ! » voilà ce que les acteurs des Esat (Etablissements et services d'aide par le travail, ex-CAT) et des entreprises adaptées (EA, ex-ateliers protégés) vont clamer, à partir de demain et pendant deux jours à Paris, à l'occasion du premier salon du secteur adapté et protégé, les 8 et 9 novembre.

Leur objectif : faire découvrir la réalité, la diversité et les atouts d'un secteur toujours mal connu alors qu'il emploie près de 140 000 personnes en France.  A partir de demain au 104, haut-lieu de la vie artistique parisienne, plus de 60 Esat et EA d'Ile-de-France présenteront leurs produits et services -allant de l'éco-pâturage à la préparation de cocktails- autour de dix pôles métiers.

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03/11/2011

Secteur adapté et protégé : des prestations « trop chères » selon les entreprises

EA APF Epinal_001 © S. Le Clezio (28).jpgLe groupe de protection sociale Humanis a rendu public, aujourd'hui, son premier baromètre de la sous-traitance avec le secteur adapté et protégé. Il révèle que le principal frein à l'achat auprès des Etablissements d'aide par le travail (Esat) et des Entreprises adaptées (EA) serait le prix -jugé trop élevé- des prestations proposées.

Réalisée en mai et juin 2011 auprès de 708 entreprises, l'enquête, qui a abouti au premier baromètre Humanis de la sous-traitance avec le secteur adapté et protégé, confirme l'augmentation du recours par les entreprises françaises à la sous-traitance avec ce secteur (1). Un secteur qui leur permet de répondre à leur obligation d'emploi de 6 % de personnes handicapées. D'ailleurs, deux tiers des entreprises interrogées y ont fait appel en 2010.

Pour autant, ce marché de la sous-traitance -estimé à 570 millions d'euros- ne devrait guère progresser à court terme : selon l'étude, 70 % des entreprises n'ayant jamais fait appel au secteur ne comptent pas le faire à l'avenir. Et les sociétés clientes n'envisagent pas d'augmenter leurs achats l'an prochain.

Or, selon les déclarations des entreprises sondées, la moitié des contrats passés sont déjà inférieurs à 1 500 €/an. Ce qui laisse entrevoir un effet d'aubaine : pour échapper à la surcontribution Agefiph, les employeurs ne se contentent-ils pas de conclure des contrats d'un faible montant ? (2)

(1) Sous l'effet de l'augmentation de la contribution Agefiph, le taux de recours à la sous-traitance auprès des entreprises soumises à l'obligation d'emploi des personnes handicapées est passé de 26 % en 2006 à 51 % en 2009 (chiffres Dares et Agefiph).

(2) Un montant minimum pour ces contrats doit être fixé par décret, selon la loi du 28 juillet 2011. Il n'existe pas à ce jour.

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