19/04/2012

Espérance de vie dans les pays de l’UE : les Françaises en haut du tableau

L’espérance de vie peut se détailler en une espérance avec ou sans problème de santé. Cette dernière, appelée EVSI (espérance de vie sans incapacité) indique combien de temps une personne peut espérer vivre sans affection liée à la vieillesse. Il s’agit donc d’un bon indicateur des politiques européennes qui a d’ailleurs été choisi comme paramètre afin d’apprécier la qualité de la vie et l’état de santé fonctionnel des différents citoyens européens.

Cette EVSI est calculée annuellement pour tous les pays de l’Union européenne depuis 2005. Hier, les derniers chiffres (période 2010) ont été communiqués dans le cadre d’une première réunion annuelle, lancée à l’invitation du ministère français de la Santé.

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22/02/2012

Retraite anticipée pour pénibilité : un démarrage très poussif

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Le dispositif de retraite anticipée pour pénibilité du travail est-il un leurre ? Entre le 1er juillet 2011, date de son entrée en vigueur, à début février 2012, seules 1 243 personnes en ont bénéficié. Au total, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), qui a récemment rendu public ces chiffres, a reçu 2 520 demandes : 418 ont été rejetées et le reste est encore en cours d’instruction.

C’est la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites qui a instauré la possibilité de départ à la retraite à taux plein, à l’âge de 60 ans, pour les assurés sociaux ayant un taux d’incapacité physique d’au moins 20 %, reconnu au titre d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail (sauf accident de trajet). Il peut aussi être ouvert au salarié dont l'incapacité est comprise entre 10 % et 20 %, sous réserve qu’il apporte la preuve qu’il a été exposé, pendant au moins dix-sept ans, à un facteur de pénibilité (port de charges lourdes, travail de nuit, travail répétitif, etc.).

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17/12/2010

Bientôt tous centenaires ?

Dans les pays développés, l'espérance de vie progresse constamment et dépasse de beaucoup les limites biologiques calculées il y a quelques décennies. La question légitime qui se pose donc, est de savoir jusqu'à quand l'homme repoussera l'échéance fatidique.

Jacques Vallin et France Meslé, travaillant tous deux à l'Institut national d'études démographiques (Ined), apportent quelques éléments de réponse. Leur étude, s'appuyant sur une collecte systématique et élargie de données, détaille l'évolution de ces limites et discute des perspectives les plus probables en matière d'allongement de vie.

Premier constat : nous vivons trois fois plus longtemps qu'à l'époque de Louis XV : 78 ans contre 27 ans en 1750 pour les hommes, 85 ans contre 28 ans pour les femmes. À noter que tous les pays ayant établi des records de longévité (détenu actuellement par le Japon) ont toujours été ceux bordés par la mer : Australie, Suède, Danemark, Norvège, Islande... De quoi inciter à manger plus de saumon !

Mais laissons le poisson de côté car les raisons majeures de l'accroissement de la durée de vie, dûment identifiées, sont tout autres.

Elles résultent de la conjonction des progrès (économiques, médicaux,...) réalisés dans nos sociétés industrialisées. Par contre, l'analyse minutieuse des statistiques permet aux auteurs de distinguer des changements de rythme dans cet allongement. Sans rentrer dans les détails, deux périodes de progression rapide de l'espérance de vie ont été observées. Elles sont liées sans aucun doute à des progrès décisifs dans le domaine de la santé. Il s'agit respectivement de la lutte contre les virus et bactéries (vaccins, antibiotiques... développés dans les années 60) suivie de la mise en place de traitements efficaces contre les maladies cardiovasculaires (années 70).

L'effet positif de ces révolutions sanitaires s'estompant, le recul de la mortalité devrait dorénavant se jouer au niveau des grands âges (> 80 ans). La chirurgie réparatrice ou les thérapies géniques représentent vraisemblablement les innovations technologiques à l'origine d'un nouveau coup de boost de la durée de vie. Mais les auteurs soulignent également que cette avancée « pourrait tenir à l'attention grandissante portée aux personnes âgées dans le domaine de leur santé au quotidien, plus grande et plus efficace dans les sociétés les plus solidaires. »

Des soins basés sur l'utilisation des cellules souches et prodigués dans un monde de solidarité avec les personnes dépendantes... Le futur est prometteur.

 

09:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : société, ined, espérance de vie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook