13/04/2012

L’AP-HP lance un site internet dédié aux droits des malades

A l’occasion des dix ans de la loi du 4 mars 2002 qui fixe que « les établissements de santé publics et privés mènent en leur sein une réflexion sur les questions éthiques posées par l’accueil et la prise en charge médicale », l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) lance un site internet dédié à l’éthique et aux droits des malades

Si ce site fait avant tout appel aux témoignages et aux réflexions des médecins et autres professionnels de santé, il s’adresse à tous avec un double objectif. Tout d’abord, mieux informer les malades sur leurs droits mais aussi leur faire partager les questions que se posent quotidiennement les praticiens chargés de les appliquer.

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18/11/2009

Le Comité consultatif national d'éthique favorable à un dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire

Dans un avis rendu public hier le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a recommandé de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 dans le cadre du diagnostic pré-implantatoire, une recommandation qui soulève déjà de vives réactions.

Dans son avis 107, le comité estime que la loi bioéthique « n'appelle pas de remise en cause majeure » concernant le diagnostic prénatal et le diagnostic pré-implantatoire ou DPI. Dans le diagnostic prénatal, on recherche des anomalies pendant la grossesse, ce qui peut conduire à une IVG. Le diagnostic pré-implantatoire consiste, après une fécondation in vitro, à sélectionner les embryons indemnes de l'affection génétique recherchée, avant leur implantation en vue d'une grossesse.

Le comité d'éthique estime nécessaire de maintenir les restrictions apportées par la loi pour le DPI, réservé aux couples ayant des antécédents familiaux de maladies génétiques graves et incurables. « En revanche, tout en continuant à réserver le DPI aux couples ayant des antécédents familiaux, le CCNE recommande de lever l'actuelle interdiction de procéder à la détection d'une trisomie 21 avant de transférer les embryons non atteints de l'anomalie recherchée afin d'éviter le risque d'un trisomie révélée au cours de la grossesse. »

Dans cet avis de 27 pages, le comité d'éthique tente d'apprécier les risques éthiques soulevés, mais souhaite aussi « éviter », dans le cas où des embryons sont atteints, « l'épreuve douloureuse de l'interruption médicale de grossesse, un acte toujours traumatisant ».

Il « estime que la seule finalité éthique incontestable du DPI est celle de permettre à des couples d'avoir un enfant alors que leur passé familial ou le handicap sévère d'un premier né les aurait conduits à y renoncer au regard du risque élevé de lui transmettre une grave maladie héréditaire ».

La recommandation de « lever l'interdiction de rechercher une trisomie 21 à l'occasion du DPI pour maladie génétique présente chez l'un des parents » n'a pas fait l'unanimité: « Certains membres du comité ne souscrivent pas à cette proposition », note l'avis.

Le quotidien La Croix paru aujourd'hui  dénonce une « sélection anténatale » dans son éditorial. « Cet avis peut paraître comme un encouragement à ouvrir le dépistage, renforçant la sélection des enfants à naître (...) en éliminant ceux qui se trouvent porteurs de ces handicaps ainsi jugés Invivables », estime Dominique Quinio dans le journal catholique.

 

 

16:23 Publié dans Sciences, recherche, Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ethique, dpi, trisomie 21 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook