29/11/2011

Hôpital : Silence on rit ! Le Rire Médecin fête ses 20 ans en images

couv rire médecin.JPG« On ne peut pas me faire ma piqûre... les clowns ne sont pas là ! », s'exclame Matthieu, 5 ans. Ce petit garçon hospitalisé reçoit souvent la visite des "Nez rouges", les clowns de l'association Le Rire Médecin. Voici vingt ans qu'ils font sourire les enfants hospitalisés, souvent pour des pathologies graves. Parce que toute hospitalisation est une épreuve potentiellement traumatisante pour les enfants et pour leurs proches, l'association a intégré des clowns professionnels dans les équipes médicales des services pédiatriques français.

Elle célèbre cette année ses vingt ans d'existence avec la publication, ce mois-ci, d'un livre magnifique, réalisé par l'écrivain Bernard Mathieu et le photographe Jacques Grison. Le duo s'est glissé dans les pas des clowns pendant des mois et en a ramené des dizaines de témoignages et 32 000 photographies. A partir de ce riche matériau, il a construit un livre à la fois drôle et grave, servi par une maquette très ludique.

Des enfants, des infirmières, des médecins et des clowns nous font partager au quotidien une expérience inattendue et souvent poignante. Vingt rencontres authentiques et 190 photographies émouvantes et très belles nous dévoilent les multiples facettes d'une action encore très méconnue. Les clowns ? Hélène Anquetil, infirmière au service d'hématologie pédiatrique de l'Hôpital Saint-Louis à Paris, les définit comme : « Des gens très fins, des gens très bien. » Katia Rouff - Photos © Jacques Grison - Le Rire Médecin

Nez rouges, blouses blanches. 20 ans de Rire Médecin à l'hôpital, Bernard Mathieu et Jacques Grison, Éd. Les Impressions nouvelles, 208 pages, 29,90 €.

 

 

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11/02/2010

Kit de communication de l’AP-HP : un lien direct entre soignant et patient

 

L'assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) lance aujourd'hui un kit de communication en vue d'améliorer la communication entre les médecins et les patients qui ont des difficultés d'expression et /ou de compréhension liées à leur pathologie, leur grand âge ou leur état de santé. Ce kit est le fruit d'un groupe de travail conduit par la Mission Handicap de l'AP-HP et constitué de médecins urgentistes, de professionnels du secteur sanitaire et médico-social et d'associations dont l'APF.

Composé d'un tableau de pictogrammes, d'un abécédaire et d'une échelle d'évaluation de la douleur, le triptyque permet au patient de s'exprimer au cours de l'examen médical (« J'ai soif ; J'ai mal »), de répondre aux questions essentielles (« Depuis combien de temps avez-vous mal ? Avez-vous vomi ? ») et d'être informé sur les traitements et les soins prévus. Il s'adresse aussi aux personnes non francophones en situation de handicap grâce au sous-titrage des pictogrammes en anglais, en russe, en tamoul, en mandarin et en arabe. Un outil unique en son genre car les mêmes pictogrammes se retrouveront sur tout le territoire national.

Cet outil sera distribué dans un premier temps dans tous les services d'urgences de France ainsi que dans tous les Samu et Smur grâce à la Fondation Caisses d'Épargne  pour la solidarité et la Société française de médecine d'urgence. Il pourra ensuite également être utilisé dans d'autres services hospitaliers (service de neurologie, de gérontologie, soins palliatifs,...). Ainsi que dans les structures médico-sociales permettant ainsi de familiariser les personnes handicapées enfants et adultes à ces pictogrammes.

L'APF en diffusera une cinquantaine au sein de son réseau et les particuliers se le procureront au prix de 50 € chez l'éditeur Elsevier Masson. Tél. : 01 71 16 55 00.

 

 

 

 

 

 

20/02/2009

Urgences : un médecin refuse de soigner un patient handicapé

Les refus de soins, cela existe. N’en déplaise aux députés qui souhaitent amender l’article du projet de loi sur l’hôpital visant à sanctionner plus facilement les professionnels coupables de telles discriminations… Richard Fernandez en a fait l’amère expérience, la semaine dernière, comme le rapporte le quotidien Ouest France.

Cet infirme moteur cérébral, directeur d’un foyer pour personnes handicapées, s’était blessé à la tête en faisant une chute en fauteuil. Direction, les urgences du CHU de Rennes pour se faire poser des points de suture sur le front. C’était sans compter l’attitude discriminatoire d’un des médecins de permanence, déclarant ne pas vouloir soigner « les grabataires débiles profonds ».

« À 57 ans, j'ai déjà subi de nombreuses vexations mais, au-delà de ma personne, l'important est que ça ne recommence pas pour d'autres handicapés ou leurs familles » explique-t-il, en prenant soin de souligner la qualité de l'accueil et des soins prodigués par les autres membres des urgences. Il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.