14/11/2011
Affaire Gulf Air : la famille Champagnon toujours sans solution
Marie Champagnon, son conjoint et sa mère auraient dû prendre leur vol Gulf Air, lundi dernier, direction Bangkok. Depuis une semaine, cette famille, dont les deux femmes sont en situation de handicap, se retrouve coincée en région parisienne alors que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) n'a pas encore rendu son avis pour dire si la compagnie a commis une faute. Marie Champagnon accuse également l'hôtel Ibis CDG Airport de retenir ses « bagages en otages », la privant de son traitement . Le groupe Accor dément.
A cette heure-ci, lundi dernier, la famille Champagnon -Marie (54 ans), Noy, son compagnon (54 ans), et Anne-Marie (80 ans), sa maman- aurait dû être confortablement installée dans le vol Gulf Air 018 à destination de Bangkok, via Bahreïn, où elle se rendait pour aller assister à un mariage. Arrivés 40 minutes avant la fin de l'enregistrement, la compagnie a refusé d'embarquer les trois membres de cette famille, d'abord au motif qu'Anne-Marie, atteinte d'un parkinson, n'était pas en mesure de voyager. « J'ai vivement protesté, explique Marie Champagnon. Ma mère, levée depuis 4h30 du matin, s'était simplement assoupie dans son fauteuil roulant. » A alors suivi une ribambelle de raisons (arrivée trop tardive, besoin de 4 heures de délais pour prendre en charge les deux fauteuils roulants...) au fur et à mesure que Marie luttait pour comprendre le cauchemar dans lequel ils venaient tous de plonger.
Des motifs valables ? La Direction générale de l'aviation civile (DGAC), déjà contactée jeudi puis de nouveau ce matin, n'a pas encore statué sur cette affaire pour dire qui, de la compagnie ou des voyageurs, n'a pas respecté la législation en vigueur. Mais, selon son service de presse, elle planche sur ce dossier.
Pendant ce temps, Marie et son compagnon sont au chevet de la maman de cette dernière, hospitalisée à l'hôpital de Gonesse (95) depuis la nuit de lundi dernier. La vieille dame a fait un malaise et une chute dans sa chambre de l'hôtel Ibis CDG Airport tout proche de l'aéroport, où tous les trois avaient obtenu, de haute lutte, un hébergement payé par Gulf Air, seule "compensation" offerte par la compagnie. « Ma mère est sous perfusion et oxygène, alors que lundi 7 novembre, elle mangeait tranquillement un sandwich avec nous », précise sa fille qui ne décolère pas à la fois contre Gulf Air mais aussi contre l'hôtel Ibis.
15:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : gulf air, champagnon, avion, handicap, roissy, ibis |
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