26/06/2009

Le laboratoire Glaxo reconnu responsable d’une sclérose en plaques et condamné

Le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) vient d'être reconnu responsable de la sclérose en plaques (sep) d'une adolescente, diagnostiquée en 1998, quelques mois après sa dernière injection du vaccin Engerix B contre l'hépatite B. Après plus de dix ans de procédure, le Tribunal de Grande Instance de Nanterre, dans une décision du 12 juin révélée par Libération hier, condamne GSK à verser 396 000 euros de dommages-intérêts à la jeune femme, aujourd'hui âgée de 27 ans. Cette condamnation est une première en France.

Même s'il est très difficile d'établir avec certitude la preuve du lien entre la vaccination et la survenue de la sep, le Tribunal de Nanterre a considéré qu'il n'était pas nécessaire d'attendre une preuve définitive qui ne viendrait sans doute jamais et souligné que la responsabilité du laboratoire est engagée s'il existe « des présomptions précises, graves et concordantes », selon Libération. Contacté hier en fin d'après-midi par le quotidien, Glaxo n'a pas souhaité commenter cette condamnation, ni préciser si le laboratoire fera appel.