16/05/2011

Les électeurs du Canton de Zurich votent pour le maintien de l’aide au suicide pour les étrangers ne résidant pas en Suisse

Les étrangers pourront continuer à bénéficier de l’aide au suicide, à Zurich, en Suisse. Les électeurs de ce canton ont en effet massivement rejeté les deux initiatives populaires qui leur étaient soumises dimanche 15 mai. La première, contre le "tourisme de la mort", visait à imposer une obligation de résidence d'au moins un an dans le canton aux personnes étrangères voulant bénéficier de l'aide au suicide (78,4% contre) ; la seconde, à demander une interdiction au niveau national de l'aide au suicide (84,5% contre).

« Le droit de mourir est une affaire privée, qui ne concerne pas l'État et encore moins l'Église, a réagi le vice-président de l'association d'aide au suicide Exit, Bernhard Sutter. Cela correspond à la tradition humanitaire de la Suisse de venir en aide aux autres. » Exit n’accompagne cependant que des résidents suisses, contrairement à Dignitas. Ces dix dernières années, cette autre association a accepté d’aider à mourir plus de 1 000 étrangers, dont une centaine de Français, principalement des personnes en phase terminale d'une maladie mais aussi quelques personnes lourdement handicapées.

La réglementation autorise l'assistance au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste". Cette aide ne peut être apportée que de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. L'assistance active — aider une personne à prendre ou administrer un produit — est interdite.