21/12/2011

Les marges et les frais de gestion des complémentaires santé augmentent, au détriment des assurés

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Les assurances complémentaires santé se portent bien. Merci pour elles ! Selon l’UFC-Que choisir, qui a analysé le rapport que vient de rendre public l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) sur leur situation financière en 2010, le résultat technique du secteur (c’est-à-dire la différence entre les ressources et les dépenses) a bondi de 25 % en un an, pour atteindre 373 millions d’euros.

« Mais la rentabilité accrue ne provient absolument pas d’une plus grande efficacité dans la gestion », regrette l’association de consommateurs. Les frais des complémentaires santé ont en effet augmenté plus rapidement que les prestations versées (+ 5,64 % contre + 4,25 %). En moyenne, près d’un euro de cotisation sur quatre est ainsi consacré aux dépenses de fonctionnement et de communication, qui représentent 7,3 milliards d'euros. Ce qui explique donc l'amélioration de leur santé financière, c'est l'augmentation du volume des cotisations : « Entre frais hors de contrôle et marges en hausse, 30 % des cotisations nouvelles ont été absorbés par les organismes complémentaires à leur seul profit. »

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21/09/2011

Les dépenses de santé à la charge des ménages augmentent deux fois plus vite que leurs revenus

thermomètre.jpgLes dépenses de santé à la charge des ménages ont cru deux fois plus vite que leurs revenus depuis 2006 (16,6% contre 8,95%), selon l’UFC-Que choisir qui vient de rendre publique une étude sur le coût de la santé. En 2010, ils y ont consacré 41,9 milliards d’euros, dont 39% de paiements directs (dépassements d’honoraires, franchises, automédication, etc.), et 61% de cotisations aux assurances complémentaires. Ce qui représente, au total, 3,34% de leur budget, soit 665 € par an.

 

« L’explosion du coût de la santé pour les ménages résulte d’abord de la politique de santé menée dans le pays », relève l’UFC-Que Choisir. Avec notamment le désengagement  de l’Assurance maladie de la prise en charge des soins courants. Si sa part dans le financement total des soins n’a que légèrement diminué (75,8 % en 2010, contre 77,1 % en 2004), cette apparence est trompeuse : c’est en effet le poids grandissant des exonérations de ticket modérateur (les affections longue durée – ALD) qui permet d’afficher une prise en charge publique élevée ; pour les individus hors-ALD, en revanche, les dépenses à leur charge propre ou à celle de leur complémentaire augmentent à grande vitesse.

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