19/10/2011

Le Casino pour financer le handicap ?

La commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale propose d'instaurer une taxe de 1% sur les jeux de casinos, les cercles et les jeux en ligne qui servira pour  « l'accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées ». Cet amendement au budget 2012 de la Sécurité sociale, voté dans la nuit de mardi à mercredi par la commission, ne concerne pas, à cette étape, les jeux "plus populaires et plus répandus des paris sportifs, du Loto ou Euromillions", selon son exposé des motifs. Le montant attendu de la mesure -150 millions d'euros- représente, selon la commission, les trois quarts des sommes manquantes pour l'enveloppe dédiée aux personnes handicapées. V.DC avec AFP

06/09/2011

Politiques sociales : les départements travaillent à abolir les différences de traitement entre personnes âgées et personnes handicapées

imagesCAC6CWAE.jpgLes départements avancent plus vite que l’Etat, pour « briser le cloisonnement traditionnel entre personnes âgées dépendantes et personnes handicapées ». C’est le principal enseignement de l’enquête Du soutien à la dépendance au soutien à l’autonomie qu’a rendu publique, ce 6 septembre, l’Observatoire départemental de l’action sociale décentralisée (Odas).

La loi de février 2005 stipulait qu’en février 2010 au plus tard, toute « distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap » devait être supprimée. Mais cet objectif a été abandonné par le gouvernement, pour des raisons financières. Il a d’ailleurs exclu les personnes en situation de handicap du champ de la réforme de la dépendance, reportée à début 2012, pour se concentrer sur la dépendance des personnes âgées.

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21/06/2011

Les groupes de travail sur la réforme de la dépendance n’ont pas pris en compte les besoins des personnes handicapées, à l’exception de ceux des « personnes handicapées vieillissantes »

Les personnes en situation de handicap n’ont décidément pas leur place dans la réforme de la dépendance lancée, au début de l’année, par le ministère des Solidarités et de la cohésion sociale. La lecture des travaux des quatre groupes de travail, qui ont remis leur rapport à Roselyne Bachelot ce mardi 21 juin, ne fait que confirmer cette orientation prise par le gouvernement : traiter de manière séparée la situation des personnes dépendantes, en fonction de leur âge. Et aujourd’hui, c’est au tour des personnes âgées.

Des « sections spécialisées » dans les maisons de retraite

Tout juste le groupe qui planchait sur l’« accueil et accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie » consacre-t-il quelques lignes au « cas spécifique des personnes handicapées vieillissantes ». « Il faut encourager la diversité des modes d’accueil qui se développent actuellement », précise-t-il. Pour « favoriser le maintien de la personne le plus longtemps possible dans son milieu de vie habituel », il est nécessaire d’ « accroître le financement de services extérieurs médicaux ou paramédicaux ». Le maintien à domicile passera par « l’appui de services d’aide à domicile pour les personnes les plus autonomes, tels que des services d’auxiliaires de vie sociale ». Enfin, il préconise « la création de sections spécialisées dans les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes avec un personnel dédié et formé ». Dommage toutefois qu’on ne trouve pas trace de ces pistes dans la liste de ses recommandations…

Un  coup de pouce aux services d'aide à domicile

Pour le reste, Roselyne Bachelot a précisé qu’elle allait « proposer plusieurs scénarios au président de la République », qui doit annoncer ses décisions en juillet. Mais la réforme, centrée sur les personnes âgées, se déroulera en plusieurs temps. Des mesures « d'urgence » destinées à alléger les dépenses des familles et des départements et aider les services d'aide à domicile figureront dans les budgets 2012, à hauteur d’un milliard d’euros. Toutes les pistes restent ouvertes pour les financer. Et puis il faudra, dans un 2e temps, faire face à la montée en puissance des dépenses liées au vieillissement. La population dépendante n’augmentant sensiblement qu’à partir de 2025, « on n'a pas besoin de trouver des financements dès maintenant », a estimé Roselyne Bachelot. Et l’amélioration de la prise en charge des besoins de compensation des personnes en situation de handicap, c’est pour quand ? F.S

07/03/2011

Donner leur place aux aînés : le dossier de Faire Face de mars

1decouv FF695.jpgEn 2050, un Français sur six aura plus de 75 ans. Comme l'attestent la réforme des retraites et le chantier en cours de la dépendance, cette longévité accrue constitue un enjeu financier d'envergure qui alimente de nombreux débats et focalise l'attention des pouvoirs publics. Mais l'allongement de la durée de la vie ne peut se réduire à un coût financier pour la société. Il pose également un défi humain : celui de la question du vivre ensemble avec les plus âgés et les plus fragiles d'entre nous.

C'est pourquoi dans son dossier de mars, Faire Face affirme la nécessité de donner leur place aux aînés car il s'agit, aujourd'hui, de voir le vieillissement autrement et de reconnaître les capacités des personnes qui avancent en âge afin de construire une société pour tous les âges. C'est aussi d'ailleurs la question que pose, dans son édito du lundi 7 mars, Annie de Vivie, la fondatrice d'Agevillage.com, site d'informations, de conseils et de services pour l'entourage des personnes âgées dépendante

Faire Face a également donné la parole à trois d'entre elles, une femme, deux hommes, en situation de handicap qui portent un regard vif et sans concession sur ce que signifie la vieillesse pour eux, et qui tentent de lutter contre l'oubli qu'elle engendre.

Pouvoir faire une place aux aînés et aux plus âgés en situation de handicap, c'est aussi changer notre façon d'interagir avec eux : les aider mais en veillant à leur laisser la possibilité de décider ce qui est bon pour eux. Réflexion sur la notion de bientraitance avec l'interview de Jérôme Pellissier, écrivain, formateur et enseignant dans les domaines de la gérontologie et de la socio-gérontologie.

N'hésitez pas à réagir à ce dossier en nous postant vos commentaires ! V.DC

Crédit photo de couverture : Karine Lhémon

 

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06/08/2009

Vers une deuxième journée de solidarité ?

Dans une tribune publiée ce matin dans Le Monde, l'ancien ministre de la Santé, Philippe Bas propose l'instauration d'une deuxième journée de solidarité à laquelle ne seraient assujettis que les salariés  aux 35 heures. Artisans, commerçants et professions libérales qui ne participent déjà pas à la première en seraient, là aussi, dispensés. Selon Philippe Bas, la journée de solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées (journée travaillée mais non payée), instaurée par la loi du 30 juin 2004, ne suffit pas à elle seule pour financer la dépendance. Alors que la prise en charge des personnes âgées coûte plus de 19 milliards d'euros à l'Etat, les dernières estimations indiquent que cette journée ne devrait générer que 2,24 milliards de recettes en 2009.