07/06/2010
Saturnisme : un placement plutôt qu'un relogement
Le 3 juin, le juge pour enfants a reçu Mme D. à la demande de l'Association des familles victimes du saturnisme (AFVS) et de l'association Droit au logement (Dal). En mai, cette femme qui vit avec ses trois enfants dans un hôtel parisien* depuis 2005, découvre que leur chambre est toxique et que sa plus jeune fille, âgée de deux ans et demi, est très lourdement touchée par le plomb.
Alors que l'État a obligation de lui proposer un relogement, elle ne reçoit qu'une offre d'hébergement en foyer semi-collectif qu'elle refuse, la jugeant inadaptée à la vie familiale et elle demande un relogement. Elle précise aux services sociaux qu'un oncle peut accueillir la fillette en attendant l'attribution d'un logement décent et définitif. Ils refusent et une ordonnance de placement provisoire en urgence est rendue. Maintenue à l'hôpital, la petite fille est ensuite placée en pouponnière sans que ses parents n'aient pu voir le juge. « Une telle mesure est inacceptable et tente de faire porter la responsabilité de l'intoxication au plomb aux parents plutôt qu'aux pouvoirs publics », dénonce les associations.
Le 3 juin, elles demandent que la fillette soit rendue à sa famille, qu'aucune mesure judiciaire ne soit prise à l'encontre de celle-ci et qu'elle bénéficie d'un logement respectueux de la vie familiale avant l'attribution d'une HLM en urgence. Le juge pour enfants ordonne un relogement en juillet. Entre temps, la fillette sera maintenue en pouponnière, à moins que l'hôtel ne propose à la famille une chambre non toxique.
* Le loyer de la chambre, payé en partie par les services sociaux s'élève à 2 000 € par mois !
09:34 Publié dans Santé, bien-être,psycho | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : saturnisme, placement, afvs |
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