01/02/2012

Fondation Abbé Pierre : le mal-logement gagne du terrain

big-affiche-pour-la-campagne-contre-le-mal-logement-des-enfants-3678.jpgDans son 17e rapport annuel intitulé "L'état du mal-logement en France" et publié ce matin, la Fondation Abbé Pierre évalue à plus de 3,6 millions le nombre de personnes mal logées ou sans-abri et à 8 millions celles plus largement concernées par la crise du logement. « La réalité est cruelle, s'indigne la Fondation. La situation du logement dans notre pays s'est progressivement aggravée et les personnes en difficulté se comptent désormais aussi parmi les classes moyennes. Le problème du logement est devenu un problème majeur de société. » Déjà en décembre dernier, au moment de Noël, elle avait alerté sur ce sujet, à travers une campagne d'affichage choc partout en France, pour dénoncer le mal-logement de 600 000 enfants en France (voir photo).

Dans son tout dernier rapport, elle jette un regard très critique sur les choix politiques pour le logement qui, depuis 20 ans, ont très souvent oublié les besoins sociaux alors qu'ils auraient dû, au contraire, figurer comme les fondements de toute politique du logement. Elle invite donc les candidats à l'élection présidentielle à en débattre et à s'engager sur des propositions concrètes. L'association a d'ailleurs lancé, en novembre dernier, une mobilisation générale pour le logement où elle propose quatre mesures-phare : produire suffisamment de logements accessibles financièrement partout où les besoins existent ; réguler les marchés et maîtriser le coût du logement ; mais aussi instaurer plus de justice sociale et de solidarité et construire une ville équitable et durable. Faire Face y a consacré un article dans son dossier de février sur la solidarité. Article à lire ICI.
L'appel semble entendu puisque plusieurs candidats se rendront cet après-midi à Paris-Porte de Versailles où la Fondation présentera son rapport. Ceux qui le souhaitent pourront même signer son "Contrat social pour une nouvelle politique du logement". Estelle Nouel

11:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mal logement, précarité, logement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/09/2010

Embauchée après douze ans de CDD

Elle a tenu bon et ça a payé ! À 56 ans, Lydie Breuilly signera son premier CDI, à Pôle Emploi le 1er octobre prochain. Une « victoire » pour cette Bretonne malentendante, reconnue travailleuse handicapée qui, pendant douze ans, a enchaîné pas moins de 18 CDD à l'ANPE puis Pôle Emploi.

Après quinze jours de lutte acharnée, cette habitante de Concarneau a enfin obtenu sa titularisation. Une épreuve de force que Lydie a pu mener grâce au soutien de ses collègues de travail et de militants syndicaux, notamment CGT. Pendant deux semaines, elle s'est rendue à l'antenne de Concarneau réclamant sa titularisation  au motif que son dernier contrat n'avait jamais été signé. Chaque matin, la direction l'a priée de quitter les lieux, fait constater cette occupation illégale de poste par un huissier mais Lydie n'a pas lâché.

Émue et fatiguée, elle a accueilli avec beaucoup de soulagement la proposition de poste d'agent administratif, sans période d'essai, sur le site de Ty Douar, à Quimper. Une juste - quoique tardive - reconnaissance après douze ans de précarité.

 

17/06/2009

Robert Thiel reçu à l'Elysée n'a pas encore rencontré le président

Il est sceptique Robert Thiel sur ses chances de retrouver un emploi stable. Ce de 44 ans qui a marché 400 km, de Sarreguemines à Paris, pour rencontrer Nicolas Sarkozy et lui dire son ras-le-bol de la précarité, a finalement été reçu, hier, par une conseillère technique de l'Elysée. La cellule emploi avait déjà pris contact avec trois employeurs susceptibles de l'embaucher dans le secteur des transports de marchandises, « mais cela ne convient pas du tout à ma demande », a-t-il expliqué. Sans emploi depuis deux ans, avec pour seules ressources les 108 euros mensuels de sa pension d'invalidité, Robert Thiel n'abandonne pas son objectif : rencontrer le président et lui parler directement de sa situation. Il est invité à la Garden Party de l'Elysée le 14 juillet et il compte bien s'y rendre.

15/06/2009

400 km à pied... jusqu'à l'Elysée

Il s'appelle Robert Thiel. Il a 44 ans et habite en Moselle. Il est électricien, au chômage depuis deux ans. Il ne touche plus d'indemnités depuis huit mois sauf les 108 euros mensuels de sa pension d'invalidité et il en a assez. Alors il s'est accroché une pancarte dans le dos « Chômeur en colère » et il a parcouru 400 km à pied depuis le 2 juin entre Sarreguemines et Paris où il est arrivé aujourd'hui pour interpeller Nicolas Sarkozy sur sa situation. Il la raconte sur son blog. Ce qu'il veut Robert Thiel, ce n'est pas le RMI ou le RSA, mais un emploi stable. A savoir si, comme il l'espère, il sera reçu par le chef de l'Etat actuellement en déplacement à l'étranger... Un combat individuel contre la précarité qui rejoint toutes les autres initiatives collectives sur le sujet.

 

 

03/02/2009

La précarité, au coeur des journées nationales de prévention du suicide

Plus de travail, ou des ressources insuffisantes, quelle qu'en soit la cause. Donc pas d'appartement, ou de logement au moins décent. Une famille qui part en lambeaux. De là peuvent naître des pensées suicidaires ou même résulter des suicides effectifs. Voilà pourquoi l'Union nationale pour la prévention du suicide a choisi le thème de la précarité pour les 13es journées nationales de prévention du suicide qui se tiennent actuellement. Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

De son côté, Faire Face propose ce mois une enquête sur la question de savoir si le suicide touche plus les personnes handicapées que les autres. Quelques affaires, très médiatisées, de suicides de personnes en situation de handicap peuvent le laisser croire. Mais qu'en est-il en réalité? Lisez notre enquête et n'hésitez pas à venir la commenter ici!

Nous rappelons que si le magazine est disponible sur abonnement uniquement, et pas en kiosque, il reste tout à fait possible de le commander au numéro, en téléphonant au 01 40 78 69 95 (4,70 €, frais d'affranchissement inclus).