03/04/2012

"Télé-AVC" : améliorer la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux grâce à la télémédecine

avc, prise en charge,télémédecine,cambrai,télé-avcLes accidents vasculaires cérébraux touchent 120 000 à 150 000 personnes par an en France, soit un AVC toutes les quatre minutes. Ils sont la première cause de handicap acquis chez l’adulte, avant les accidents de la route, et la troisième cause de décès. Or, agir en urgence, c’est-à-dire moins de 4h30 après l’accident, permet de réduire considérablement les risques de séquelles (hémiplégie, anesthésie ou aphasie).

Mais ce n’est pas toujours possible. Car la thrombolyse, technique consistant à dissoudre les caillots obstruant les vaisseaux sanguins (différents médicaments sont administrés directement dans le caillot par un cathéter), ne peut être réalisée qu’au sein d’une Unité neuro-vasculaire et tous les hôpitaux n’en possèdent pas. Pour pallier ce manque et ainsi améliorer la prise en charge des AVC, trois centres hospitaliers (Lens, Maubeuge et Valenciennes), rejoints hier par celui de Cambrai, ont mis en place en juin 2011 un dispositif innovant et unique en Europe,  le "Télé- AVC".

Lire la suite

09/02/2012

Un programme d'actions pour les traumatisés crâniens, aux moyens limités

trauma.jpg« Fixer comme objectif aux agences régionales de santé d’achever le maillage territorial des Samsah [Services d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés] et Ueros [Unité d'évaluation, de réentraînement et d'orientation socioprofessionnelle] » : voilà l’une des principales mesures du programme d’actions 2012 en faveur des traumatisés crâniens, présenté mercredi 8 février par les secrétaires d’Etat Marie-Anne Montchamp et Nora Berra. Elles ont également annoncé, entre autres, le développement d'un site spécifique sur le syndrôme du bébé secoué.Chaque année en France, 155 000 personnes -en majorité des jeunes adultes de 15 à 30 ans- sont prises en charge à l’hôpital pour un traumatisme crânien et, parmi elles, 10 à 20 % garderont des séquelles invalidantes.

Lire la suite

12/04/2011

Aides techniques - Avoir le choix n'a rien d'accessoire : le dossier de Faire Face d'avril

1deCouv FF696.jpgComment bien choisir son aide technique ? Voilà une question que se posent les personnes en situation de handicap. Pas facile d'y répondre puisqu'il n'existe pas, en France, de dispositif national d'information et de conseil sur les aides techniques couvrant l'ensemble du territoire. Les bases de données sont hétérogènes et dispersées, les lieux ressources de moins en moins nombreux et les usagers en proie à des interrogations sur des matériels indispensables à leur vie quotidienne.

Pourquoi un tel manque d'informations ? Réticence des fabricants, manque de moyens alloués par les pouvoirs publics face à l'ampleur des enjeux, alors qu'il y a urgence à mettre en place un vrai service public d'information et de conseil, articulé de manière cohérente à tous les niveaux du territoire.

Comment faire financer son aide technique ? Sécurité sociale, prestation de compensation du handicap, fonds départemental de compensation, aides extra-légales : un montage financier à plusieurs étages qui laisse encore trop souvent un reste à charge important à payer.

Quelle formation pour les revendeurs ? Un décret datant de 2006 oblige les prestataires de services et distributeurs d'aides techniques à se former. Seul hic : son application a été reportée à plusieurs reprises.

Quelles innovations pour les aides techniques de demain ? Elles intègreront les technologies de l'information et de la communication. Objectif ? Favoriser encore plus l'autonomie de leurs utilisateurs.

Aides techniques en établissement : qui doit payer ? Sécurité sociale et établissements se renvoient bien souvent la resposnabilité du financement des aides techniques alors que la réglementation établit pourtant clairement l'étendue de leur champ de compétence.

Autant de questions auxquelles le dossier de Faire Face d'avril apporte des réponses utiles et pratiques. V.DC