04/04/2011
L'Institut du cerveau et de la moelle épinière récompensé
En ce début de moi d'avril, viennent d'être annoncés les vainqueurs de l'appel à projets des instituts hospitalo-universitaires lancé en 2010. Le jury international en charge de la sélection a retenu des équipes thématiques associées à un projet «d'excellence de niveau international ».
Parmi ceux jugés de premier plan, se trouve notamment le projet porté par le Professeur Bertrand Fontaine, directeur scientifique de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
En décrochant le statut de centre d'excellence, qui le place au sommet de la recherche hospitalière hexagonale, l'IMC va accéder au nouveau mode de financement (équivalent à celui d'une fondation) retenu par le gouvernement dans le cadre de ses investissements d'avenir.
En compagnie d'une autre équipe de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Pr. Karine Clément, maladies cardiométaboliques) et d'une de l'hôpital Necker (Pr. Alain Fischer/maladies rares), les chercheurs du Professeur Fontaine auront accès aux intérêts d'une dotation globale de 850 millions d'euros, dont 170 millions d'euros seront consommables tout de suite.
L'IMC recevra 55 millions d'euros pour développer, dans le domaine des neurosciences, des procédés innovants dans le traitement des maladies du cerveau, des outils préventifs, diagnostiques ou thérapeutiques, ainsi que pour la construction d'une infrastructure de recherche associant plus étroitement recherche fondamentale et applications cliniques et industrielles. O.CF
10:23 Publié dans Sciences, recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : recherche médicale, neurosciences, institut du cerveau et de la moelle épinière, récompense |
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22/03/2011
Des souris et des hommes
Il aurait fallu être devin pour énoncer dès 1937 que l'actualité médicale de mars 2011 s'inspirerait du titre du roman de l'écrivain américain John Steinbeck (prix Nobel de littérature en 1962). Et pourtant, c'est bien le cas.
En effet, dans leur numéro de ce mois, nos confrères de Sciences et Avenir rapportent le détail d'une étude publiée dans la prestigieuse revue Sciences. Menée chez la souris par une équipe internationale œuvrant aux États-Unis, ses résultats se révèlent prometteurs. Pas pour le rongeur mais pour les perspectives que cela ouvre en santé humaine.
Dans ce modèle animal, les chercheurs, emmenés par le Docteur Liu Chuan-Ju, ont fait une découverte fondamentale : l'administration d'une protéine artificielle, baptisée Atsttrin (dérivée de la progranuline, molécule jouant un rôle critique dans diverses maladies inflammatoires) diminue ou supprime les signes d'une maladie comme la polyarthrite rhumatoïde. Les promesses d'une telle bio-ingénierie sont importantes : compréhension des mécanismes du développement du cartilage et de l'arthrite, obtention d'un agent thérapeutique efficace contre la forme humaine de la polyarthrite rhumatoïde. Un travail qui, d'après les chercheurs eux-mêmes, pourrait profiter à d'autres malades souffrant de pathologies auto-immunes.
La seconde avancée concerne l'utilisation de l'homme. Enfin de son clone. De son clone virtuel plus précisément. D'après Philippe Manivet, professeur en biochimie médicale et co-fondateur de la société Bioquanta, il sera bientôt possible « à partir d'une simple prise de sang de reproduire votre clone sur ordinateur, qui testera les médicaments à votre place ». Création d'agents thérapeutiques à la carte, molécules à l'efficacité maximale et aux risques d'allergies ou d'effets secondaires nuls, économies de dépenses de santé, etc. La médecine du futur s'annonce révolutionnaire ! O. CF
16:49 Publié dans Sciences, recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : recherche médicale, maladies auto-immunes, polyarthrite rhumatoïde |
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22/06/2010
Voir les gènes en action
Nos gènes représentent des plans de montage, indiquant la bonne marche à suivre pour assembler correctement les protéines de notre corps. Cette construction ou "expression" se fait en deux étapes. La partie du plan d'une protéine donnée (l'ADN) doit être tout d'abord copiée sous la forme d'une molécule appelée ARN. Cette étape s'appelle la transcription. Les informations portées par l'ARN seront ensuite lues- les biologistes parlent de traduction - afin d'indiquer à notre organisme, le bon ordre d'assemblage des constituants. Une erreur de lecture entraînera l'impossibilité de produire la protéine ou un montage incomplet, avec des conséquences physiologiques plus ou moins graves selon son rôle. Des chercheurs français, en collaboration avec une équipe américaine (1), sont parvenus à lever le voile sur la première partie de ce mécanisme crucial, c'est-à-dire la copie de l'ADN en ARN. « En séquencant image par image, nous avons pu tourner le film des premières étapes de la transcription des gènes », précise Patrick Schultz, le directeur de l'équipe strasbourgeoise. La vidéo est consultable sur Youtube
(1) Publiés dans la revue Nature, ces travaux ont été menés en collaboration entre l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (CNRS/Inserm/Université de Strasbourg) et l'Université de Vanderbilt (Nashville, Tennessee)
14:46 Publié dans Sciences, recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : recherche médicale, gènes, inserm |
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