20/03/2012

Des propositions contre la pauvreté et l'exclusion

ressources,aah,pauvreté,exclusion,santé,complémentaire,cmuC’est un mémento à l’adresse des candidats à la présidentielle que vient de rendre public le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE). Cet organe consultatif, placé auprès du Premier ministre et composé d’élus, de représentants d’associations et de syndicats, de membres du gouvernement, etc., a présenté, le 19 mars, « une synthèse de ses recommandations » adoptées « à la quasi-unanimité de ses membres ».  

Il propose de revaloriser le seuil de ressources ouvrant droit à la CMU-complémentaire à hauteur du seuil de pauvreté, qui correspond à 60 % du revenu médian (954 € par mois). Aujourd’hui, pour bénéficier gratuitement de cette complémentaire qui prend en charge les dépenses de santé restant à sa charge, l’assuré vivant seul doit avoir des ressources inférieures à 648 € par mois, en métropole. Les allocataires de l’allocation adulte handicapé (AAH, 743,62 €) en sont donc exclus. 

Augmenter le RSA de 25 %

Le CNLE plaide également pour une augmentation de 25 % du RSA socle, le plus rapidement possible et au plus tard sous cinq ans, « comme cela fut le cas pour l’AAH et le minimum vieillesse ». Mais aussi, entre autres, pour que des mesures soient prises afin de contenir l’augmentation des loyers et pour rétablir l’indexation des aides au logement sur les niveaux réels des loyers.  

« Ces temps de crise et d'horizons incertains doivent affermir l'ambition collective de notre société de renforcer sa cohésion sociale en luttant contre la pauvreté, l'exclusion et les discriminations », précise le CNLE. Franck Seuret - Photo DR

 

20/02/2012

Hiver 2012 : quel impact sanitaire pour les plus fragiles ?

1379955_snow_on_the_country.jpgEn 1985, une vague de froid comparable à celle que nous avons subie avait entraîné 9 000 décès supplémentaires. Presque 25 ans plus tard, à l’hiver 2009, 6 000 décès environ avaient été directement imputés aux températures basses. Ainsi, les autorités sanitaires n’écartent pas l’éventualité de voir apparaître, au cours des prochaines semaines, une surmortalité plus importante chez des personnes fragiles ou déjà malades, conséquence du temps polaire de ces derniers jours.

L’INVS (Institut de veille sanitaire) accorde une attention particulière aux admissions hospitalières liées aux pathologies causées directement par le froid (pneumonies, infarctus, engelures, hypothermies…). Cependant, tout bilan est encore prématuré car la grande majorité des décès lors d’une vague de froid survient de manière différée chez les personnes à la santé délicate.

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23/01/2012

Une campagne pour faire de la santé un enjeu de la présidentielle

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Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) veut inscrire l’accès aux soins à l’ordre du jour de la campagne présidentielle de 2012. Il vient donc de lancer « un site participatif », www.quellesanteapres2012.org, sur lequel il mettra en ligne les propositions des candidats sur ce thème. Les internautes y trouvent également des analyses d’experts ainsi que les résultats d’un récent sondage commandé par le Collectif, qui révèle notamment que 79 % des Français considèrent la santé comme un thème de campagne prioritaire.

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21/12/2011

Les marges et les frais de gestion des complémentaires santé augmentent, au détriment des assurés

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Les assurances complémentaires santé se portent bien. Merci pour elles ! Selon l’UFC-Que choisir, qui a analysé le rapport que vient de rendre public l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) sur leur situation financière en 2010, le résultat technique du secteur (c’est-à-dire la différence entre les ressources et les dépenses) a bondi de 25 % en un an, pour atteindre 373 millions d’euros.

« Mais la rentabilité accrue ne provient absolument pas d’une plus grande efficacité dans la gestion », regrette l’association de consommateurs. Les frais des complémentaires santé ont en effet augmenté plus rapidement que les prestations versées (+ 5,64 % contre + 4,25 %). En moyenne, près d’un euro de cotisation sur quatre est ainsi consacré aux dépenses de fonctionnement et de communication, qui représentent 7,3 milliards d'euros. Ce qui explique donc l'amélioration de leur santé financière, c'est l'augmentation du volume des cotisations : « Entre frais hors de contrôle et marges en hausse, 30 % des cotisations nouvelles ont été absorbés par les organismes complémentaires à leur seul profit. »

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03/12/2011

Intégration et handicap : études statistiques

La cinquième édition de suivi des objectifs de la loi de santé publique a été rendue publique récemment. Coordonnée par la Direction des études de l'évaluation et des statistiques (Drees), ce volumineux -340 pages- ouvrage, consultable en ligne s'intitule "L'Etat de santé de la population en France". Son contenu, riche et dense, provient de l'expertise et d'une collaboration étroite avec de nombreux spécialistes (cf. page 4 pour le détail). Le rapport présente une vision d'ensemble objective de l'état de santé des Français, en conjuguant les approches démographiques et sociales ou par pathologies, l'ensemble étant basé sur les données disponibles les plus récentes.

Cette dernière édition s'enrichit d'un nouveau dossier thématique (objectif 35), "Déficiences et handicap", qui aborde « la participation sociale des adultes atteints de limitations fonctionnelles ». Les résultats de ce panorama ne révèlent rien de surprenant. Cependant, les données recueillies ont le mérite de démontrer "statistiquement" les points suivants. Tout d'abord, ce sont les limitations motrices (membres inférieurs ou tous les membres) qui s'accompagnent des plus grandes difficultés d'intégration, plus donc que les limitations cognitives ou sensorielles. À caractéristiques socio-économiques comparables, les personnes déclarant des atteintes motrices souffrent également du plus grand nombre de pathologies et de symptômes, ce qui pour, un adulte d'âge actif, amenuise ses chances de participation sociale. Pour les analystes, un seul constat : seule une prise en charge globale de la santé du travailleur handicapé « pourrait améliorer sa qualité de vie et favoriser sa participation à une vie sociale. » O. Clot-Faybesse