27/06/2011

Les Français et la science : entre défiance et confiance selon le domaine concerné, souligne un sondage Ipsos/La Recheche/Le Monde

L'actualité rappelle sans cesse la prépondérance de la science dans nos sociétés. Entre les risques nucléaires, si cruellement remis sur le devant de la scène par l'accident nucléaire Fukushima le 11 mars dernier, les débats acharnés d'experts sur les causes du réchauffement climatique, le récurrent problème de l'innocuité des OGM ou encore les questions de bioéthique soulevés par l'essor des biotechnologies, la position de nos concitoyens face au progrès scientifiques nécessitait d'être clarifiée. Grâce à l'enquête Ipsos/Logica Business Consulting, réalisée pour La Recherche et Le Monde, c'est chose faite. Les résultats concernant un échantillon représentatif de plus de 1 000 personnes interrogées par Internet ont été rendu publics. Ils sont consultables sous la forme d'un diaporama ou d'un document de synthèse.

Les conclusions de ce sondage montrent plusieurs données intéressantes. Tout d'abord, les Français ont une confiance avérée dans la science. Notamment pour résoudre des problèmes de santé, tels que le cancer (91 %) ou la maladie d'Alzheimer (88 %). De manière générale, 75 % de la population considère que l'essor technologique apporte des solutions aux problèmes rencontrés. Mais ce bénéfice varie fortement en fonction de la discipline et du risque qui lui est associé. Par exemple, une forte défiance pour le nucléaire est avérée (72 % pensent que les études de fiabilité et sécurité des centrales ne sont pas fiables), tout comme pour l'utilisation d'OGM (67 % s'en méfient).

Heureusement, les recherches menées dans le domaine des neurosciences et des cellules souches semblent, a contrario, susciter moins de crainte : 71 et 58 % des sondés donnent crédit aux scientifiques travaillant sur ces deux thématiques respectives, même si les risques restent ici encore peu identifiés.

Cette enquête montre que les Français ont une approche pragmatique de la science et sont plus en quête d'explications objectives que de prises de positions éthiques ou politiques. Aux chercheurs de communiquer de manière claire et honnête sur les grands enjeux afin de susciter la confiance du grand public. O.CF