07/02/2012

Michel, lourdement handicapé, demande à mourir : un documentaire à voir sur France 2

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Voilà une nouvelle pièce à verser au débat sur la légalisation de l’euthanasie, interdite en France. France 2 diffuse ce soir, à 23h45, un documentaire de 52 minutes sur le combat d’un homme pour le droit à mourir, A la Vie, à la mort.

A 53 ans, Michel a été victime d’un accident vasculaire cérébral, qui a entraîné un locked-in syndrome. Depuis mars 2008, il est totalement paralysé –il est sous assistance respiratoire et est nourri à l’aide d’une sonde, mais ses facultés intellectuelles sont parfaitement intactes. Il communique avec son épouse, ses deux filles et son entourage à l’aide d’un code basé sur le clignement des paupières. « Je veux mourir », leur a-t-il répété à plusieurs reprises, alors qu’il était accueilli dans un établissement spécialisé, à Berck-sur-Mer. Une demande que les médecins du centre ont du mal à entendre.

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16/05/2011

Les électeurs du Canton de Zurich votent pour le maintien de l’aide au suicide pour les étrangers ne résidant pas en Suisse

Les étrangers pourront continuer à bénéficier de l’aide au suicide, à Zurich, en Suisse. Les électeurs de ce canton ont en effet massivement rejeté les deux initiatives populaires qui leur étaient soumises dimanche 15 mai. La première, contre le "tourisme de la mort", visait à imposer une obligation de résidence d'au moins un an dans le canton aux personnes étrangères voulant bénéficier de l'aide au suicide (78,4% contre) ; la seconde, à demander une interdiction au niveau national de l'aide au suicide (84,5% contre).

« Le droit de mourir est une affaire privée, qui ne concerne pas l'État et encore moins l'Église, a réagi le vice-président de l'association d'aide au suicide Exit, Bernhard Sutter. Cela correspond à la tradition humanitaire de la Suisse de venir en aide aux autres. » Exit n’accompagne cependant que des résidents suisses, contrairement à Dignitas. Ces dix dernières années, cette autre association a accepté d’aider à mourir plus de 1 000 étrangers, dont une centaine de Français, principalement des personnes en phase terminale d'une maladie mais aussi quelques personnes lourdement handicapées.

La réglementation autorise l'assistance au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste". Cette aide ne peut être apportée que de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. L'assistance active — aider une personne à prendre ou administrer un produit — est interdite.