05/04/2012

Vient de paraître : Assistance sexuelle et handicaps (Au désir des corps, réponses sensuelles et sexuelles avec créativités) 2e édition

assistance sexuelle,publication,cathere aghte-diserens,sehp,suisseUnanimement salué pour sa qualité et son caractère pionnier (en langue française) sur la question de l’assistance sexuelle, l’ouvrage des deux sexo-pédagogues suisses Catherine Agthe Diserens et Françoise Vatré reparait dans une édition "revisitée".

Interview de Catherine Agthe Diserens, présidente de l’association suisse SEHP (SExualité et Handicaps Pluriels).

Pourquoi avoir changé le titre de votre ouvrage ?

Accompagnement érotique et handicaps est devenu Assistance sexuelle et handicaps parce qu’en six ans, l’expression s’est imposée. Nous avons remplacé le mot "cœur" par "créativités". Il introduisait une connotation sentimentale pouvant être mal interprétée, notamment par les personnes réfractaires à l’assistance sexuelle.

En quoi cette édition est-elle différente de celle de 2006 ?

Nous l’avons enrichie d’évaluations (formation et pratiques) et avons émis quelques nouvelles limites. Voici deux exemples issus de la réalité du terrain : les femmes en situation de handicap s’engagent dans l’assistance sexuelle avec un attachement affectif dont la gestion est délicate. Par ailleurs, dans le champ des autismes (avec déficience intellectuelle) l’assistance sexuelle espérée est de fait extrêmement limitée. Cette suppléance est trop complexe à comprendre et à gérer pour des personnes très déficitaires, dont la relation à l’autre est si subtile. Ou bien, ces situations spécifiques exigent des mises en conditions fort coûteuses en temps et donc en argent aussi !

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16/05/2011

Les électeurs du Canton de Zurich votent pour le maintien de l’aide au suicide pour les étrangers ne résidant pas en Suisse

Les étrangers pourront continuer à bénéficier de l’aide au suicide, à Zurich, en Suisse. Les électeurs de ce canton ont en effet massivement rejeté les deux initiatives populaires qui leur étaient soumises dimanche 15 mai. La première, contre le "tourisme de la mort", visait à imposer une obligation de résidence d'au moins un an dans le canton aux personnes étrangères voulant bénéficier de l'aide au suicide (78,4% contre) ; la seconde, à demander une interdiction au niveau national de l'aide au suicide (84,5% contre).

« Le droit de mourir est une affaire privée, qui ne concerne pas l'État et encore moins l'Église, a réagi le vice-président de l'association d'aide au suicide Exit, Bernhard Sutter. Cela correspond à la tradition humanitaire de la Suisse de venir en aide aux autres. » Exit n’accompagne cependant que des résidents suisses, contrairement à Dignitas. Ces dix dernières années, cette autre association a accepté d’aider à mourir plus de 1 000 étrangers, dont une centaine de Français, principalement des personnes en phase terminale d'une maladie mais aussi quelques personnes lourdement handicapées.

La réglementation autorise l'assistance au suicide lorsque celle-ci ne se fonde pas sur un mobile "égoïste". Cette aide ne peut être apportée que de façon passive en procurant par exemple les médicaments permettant à une personne de mettre fin à ses jours. L'assistance active — aider une personne à prendre ou administrer un produit — est interdite.