02/03/2012

Handicap et droit à la scolarité : mobilisation pour Rémi

handicap,école,scolarité,avs,vendée,rémi boussereau« Stop aux belles déclarations : des actes ! » Hier après-midi à la Roche-sur-Yon, une trentaine de personnes réunies devant l’Inspection académique de Vendée ont manifesté leur indignation face au sort réservé au petit Rémi, 10 ans.

 

Le 21 février dernier, comme nous vous le relations récemment, la justice a estimé qu’il n’y avait plus de quoi statuer sur l’urgence du sort réservé à cet enfant en attente d’une auxiliaire de vie scolaire depuis six mois. Pour un motif simple : l’Education nationale, par un courrier adressé au juge, s’était engagée à recruter une AVS au 1er mars.

Cet engagement n’était, en réalité, qu’une déclaration d’intention : hier, l’AVS promise n’était toujours pas là. Dans l’après-midi, après avoir manifesté devant l’Inspection académique, la famille Bourrasseau a été reçue, pour la première fois, par le chef de cabinet du préfet de Vendée, en présence d’un représentant de l’Éducation nationale. Celui-ci a avancé des « difficultés » de recrutement. En réalité, une AVS était bien en cours de recrutement, il y a quelques jours, pour Rémi mais l’Inspection académique a décidé de lui proposer un poste ailleurs, dans un lycée public de la région.

Un nouveau "pied de nez" fait par l’Administration à des parents qui, pourtant, ne lâchent rien. Lundi, si l’AVS n’est toujours pas là comme leur a promis le chef de cabinet du préfet, ils reprendront, pour la deuxième fois en deux mois, le chemin du tribunal. Même s’il leur en coûte, à nouveau, 35 €. Ils n’ont pas le choix : assurer eux-mêmes l’instruction de leur fils ne peut être tenable bien longtemps. La justice osera-t-elle, à nouveau, sur une simple déclaration de l’Éducation nationale, prononcer un non-lieu ? Aurélia Sevestre - Photo DR

 

 

27/02/2012

Handicap et droit à la scolarité : le combat d'une famille vendéenne

handicap,école,avs,doit à la scolarité,vendéeEn Vendée, Rémi, 10 ans, n'est scolarisé qu'à temps partiel depuis six mois, faute d'un accompagnement individuel auquel il a pourtant droit. Le 21 février, la justice a néanmoins rendu un non-lieu dans l'affaire qui oppose sa famille à l'Éducation nationale.

Après des mois de bataille avec l'Inspection académique de Vendée pour faire respecter le droit de leur fils, Rémi, à une scolarité digne, la famille Bourrasseau est sonnée : la justice n'a pas même daigné les entendre. Leur enfant de 10 ans, victime d'une attaque cérébrale il y a deux ans, ne peut plus suivre, seul, ses cours de CM2. L'an dernier, une auxiliaire de vie scolaire (AVS) lui a donc été attribuée, à hauteur de 12 heures par semaine. Mais le jour de la rentrée, l'AVS n'est pas là.

« Nous avons sollicité, en vain, l'inspection académique pour savoir où en était le recrutement. Au bout d'un mois, nous avons contacté la délégation APF de Vendée pour nous aider », raconte Michel Bourrasseau, le père de Rémi. Rien n'y a fait : la mise en demeure de l'inspection académique, les appels à la cellule Aide handicap, au Défenseur des droits, aux médiateurs de l'Éducation nationale... Depuis six mois, les parents de Rémi assurent donc chaque après-midi, à tour de rôle, les cours à la maison.

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14/02/2012

Des places de courtoisie aux Sables d'Olonne pour les conducteurs à mobilité réduite

PANNEAU%20définitif%20places%20civiques%20de%20courtoisie%20Sables[1].JPGUn nouveau panneau a fait son apparition dans les rues des Sables d’Olonne. Un carré gris sur lequel est inscrit en lettres bleues : "Places civiques réservées aux personnes handicapées, femmes enceintes et familles avec poussettes", pictogrammes à l’appui.

 

« Les services techniques de la ville créaient de nombreuses places de stationnement réservées qui n’étaient pas réglementaires, raconte Stéphanie Ottou, la directrice de la délégation APF de Vendée (85). Même si les contraintes techniques de la voirie ne permettaient pas de respecter les normes, ils apposaient la signalétique officielle sur ces places qui répondaient certes aux besoins des riverains, mais pouvaient s’avérer dangereuses. Nous avions donc dénoncé cette pratique, début 2010. » La mairie finit par se ranger, début 2011, à l’avis de l’APF… tout en la rendant responsable du fait qu’elle ne pourra plus accéder à la demande des Sablais. « Une habitante a d’ailleurs téléphoné à la délégation pour se plaindre qu’elle ne pouvait pas avoir de place réservée dans sa rue, à cause de nous ! », explique Stéphanie Ottou.


Pas de verbalisation possible

Une réunion en mairie permettra de mettre fin à l’imbroglio, l’APF proposant d’apposer une signalisation spécifique sur les places non réglementaires, créées au-delà de l'obligation légale des 2 % de places réglementaires réservées qui est respectée par la municipalité des Sables d'Olonne. Cette idée de "places de courtoisie" a été acceptée par les services techniques et les élus. Par les policiers aussi, réticents au début à l’idée de voir fleurir des panneaux non prévus par le code de la route. Reste à voir si les automobilistes, qui ne pourront être verbalisés s’ils stationnent sur ces places, sauront se montrer courtois… Franck Seuret - Photo DR